Placés dans une fusée Soyouz, deux satellites Galileo ont été correctement mis sur orbite mardi 24 mai. Ils sont les 13ème et 14ème d'une série de 26 satellites qui serviront à constituer un système de navigation européen indépendant du GPS.

C’est une très bonne chose pour l’indépendance de l’Union européenne face au GPS américain, aujourd’hui omniprésent. Ce mardi, la mise en orbite de deux nouveaux satellites Galileo s’est déroulée avec succès. Après des manœuvres qui ont duré quelques heures, les deux engins ont rejoint correctement l’orbite terrestre moyenne, à 23 522 kilomètres d’altitude, sur une orbite circulaire inclinée.

Les deux satellites sont partis ce matin du centre spatial guyanais, situé près de Kourou à bord d’un lanceur russe Soyouz ST-B. Il s’agit des treizième et quatorzième d’une série qui en comptera vingt-six au total. Douze satellites doivent encore être envoyés dans l’espace. Ils le seront au cours de trois lancements réalisés cette fois par la fusée Ariane 5, modifiée spécialement pour l’occasion, afin de pouvoir accueillir d’un coup quatre satellites sous sa coiffe.

Les signaux des satellites Galileo « seront compatibles et interopérables avec les autres systèmes de navigation par satellite mais l’un des atouts majeurs de Galileo sera sa précision, voisine du mètre, avant que des systèmes de traitement supplémentaires n’affinent encore ce paramètre », précise le centre national d’études spatiales dans un communiqué.

Ce décollage fait suite à trois lancements survenus l’année dernière, respectivement les 28 mars, 11 septembre et 17 novembre. La prochaine étape est prévue en novembre, où quatre satellites seront envoyés en orbite, ce qui portera le nombre total de satellites Galileo à dix-huit d’ici la fin 2016.

Avec autant de satellites dans l’espace, il va être bientôt possible de commencer à profiter de Galileo pour se géolocaliser et calculer un itinéraire. C’est ce que laisse entendre Pascale Flagel, responsable du programme Navigation au CNES « On va pouvoir passer en phase d’exploitation et proposer des services initiaux d’ici la fin de l’année  ».  Jean-Yves Le Gall, président du CNES, abonde : « un peu partout à la surface du globe, on pourra avoir un signal Galileo ».

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