Google a décroché un brevet sur une méthode de prélèvement sanguin qui permet de se passer des aiguilles. Le procédé imaginé par Google consiste dans un petit appareil à placer contre la peau pour aspirer le sang.

Google continue d’étoffer son portefeuille de brevets dans le domaine de la médecine. Depuis le 3 décembre, l’entreprise américaine possède un nouveau titre de propriété industrielle, qui concerne cette fois une méthode de prélèvement sanguin sans aiguille. Déposé auprès du bureau américain des brevets et des marques de commerce (USPTO) en mai 2014, il a été validé la semaine dernière.

Plutôt que de planter une aiguille dans le corps du patient pour récupérer un peu de son sang, le procédé imaginé par Google fait appel au principe de la capillarité : en plaçant un appareil au niveau de la peau, celui-ci peut capturer un échantillon en aspirant les globules rouges situés dans l’épiderme. Le sang est alors placé dans le dispositif et peut ensuite être transmis pour analyse.

Google sang brevet

Google n’est pas la seule société à avoir eu une telle idée. Cet été, une startup américaine, Tasso, est parvenue à concevoir un gadget de ce type en partenariat avec des scientifiques de l’université du Wisconsin-Madison. L’appareil peut prélever assez de sang pour pouvoir faire une analyse d’un taux de cholestérol, explique Actusoins. Mais dans le cas de Google, il s’agirait plutôt d’analyser le taux de glucose (c’est l’exemple qui est donné).

La glycémie, qui est la concentration de glucose dans le sang, est un sujet qui intéresse manifestement la firme de Mountain View puisque celle-ci a déjà mis au point prototype de lentilles permettant de mesurer le taux de glycémie dans le sang chez les diabétiques, via l’analyse du glucose dans les larmes.

Lentilles de mesure de glycémie, cuillères anti-tremblement, détection du cancer par nanoparticules…

Mais de nombreux autres chantiers sont lancés ou imaginés par le groupe : rappelons par exemple l’achat d’une société spécialisée dans la fabrication de cuillères anti-tremblement, qui ont été imaginées pour des personnes souffrant de la maladie de Parkinson, la réflexion autour d’un procédé de détection du cancer par des nanoparticules,  ou encore la mise à disposition son cloud pour soutenir la recherche sur l’autisme.

Il reste maintenant à savoir si Google va passer de la théorie du brevet à la pratique en élaborant un vrai prototype en vue de venir en aide aux patients qui ont justement besoin de faire de nombreuses piqûres pour suivre leur état de santé. Ce dispositif pourrait être salutaire, en simplifiant grandement les prélèvements et en les rendant encore plus supportables.

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