Le président de Nintendo s'est exprimé sur les ventes de Super Mario Run. Pour le moment, les recettes n'atteignent pas les objectifs.

Lancé le 15 décembre dernier sur iOS, Super Mario Run a finalement trouvé son chemin jusqu’au Google Play des terminaux Android. Un deuxième lancement qui pourrait donner un bon petit coup de fouet au runner dont les ventes « n’ont pas répondu aux attentes  » dixit Tatsumi Kimishima, le président de Nintendo, dans les colonnes de Nikkei. S’il est vrai que Super Mario Run a été énormément téléchargé sur l’App Store grâce à son statut d’application gratuite (78 millions de fois selon la dernière communication officielle à ce sujet), peu de joueurs ont payé les 9,99 € nécessaires pour débloquer tout le contenu. La version Android rectifiera peut-être le tir en faisant craquer plus de monde.

Android en messie ?

Bien évidemment, il convient de nuancer la déception de Nintendo. Après tout, Super Mario Run est son premier vrai jeu mobile et, pour la firme japonaise, c’est un tout nouveau marché à découvrir et des business model à appréhender. Entre les sorties iOS et Android de Super Mario Run, Nintendo a d’ailleurs lancé Fire Emblem Heroes, un free-to-play avec des micro-transactions, soit une preuve que Big N se cherche encore.

On pourrait croire que les futures productions opteront pour ce même business model mais un représentant a assuré, «  Fire Emblem Heroes est un cas particulier. Honnêtement, nous préférons le modèle de Super Mario Run.  » Cela paraît logique puisque les micro-transactions offrent des revenus aléatoires, là où un unique achat in-app est beaucoup plus contrôlable et estimable. Autre avantage : cela génère beaucoup de téléchargements, ce qui permet d’accroître rapidement sa base de joueurs. Aux yeux de Nintendo, le succès passera d’abord par un public le plus large possible. Reste à le convertir en client.

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