Le rapport de transparence produit par Twitter pour le premier semestre 2017 montre une baisse des demandes des autorités françaises relatives à des renseignements sur des comptes ou à des suppressions de contenus.

Les autorités françaises sollicitent de moins en moins souvent Twitter pour recueillir des renseignements sur certains comptes ou pour obtenir le retrait qui n’ont pas leur place sur le réseau social. Tel est le constat qui peut être fait avec le dernier rapport de transparence émis par l’entreprise américaine pour la période allant de janvier à juin 2017.

Du côté des demandes d’information, le premier semestre 2017 a vu passer 474 requêtes venant de France au sujet de 572 comptes. Le site communautaire observe une baisse de 6 % par rapport à la fin 2016 (501 requêtes pour 587 comptes). En revanche, le pourcentage relatif à la production effective d’informations au profit des autorités françaises est resté stable : il s’établit à 68 % (69 % fin 2016).

Les demandes d’information.

Il s’agit néanmoins d’une baisse toute relative : l’Hexagone reste l’un des pays dans le monde qui sollicitent le plus Twitter. Il n’y a guère que les États-Unis et le Japon qui sont très loin devant, ainsi que dans une moindre mesure la Turquie et le Royaume-Uni. Cela étant, si le reflux constaté depuis quelques années se poursuit, la France ne sera bientôt plus dans le peloton de tête.

Sur les requêtes demandant le retrait de contenus, le bilan est plus contrasté : la France est en effet dans le trio de tête avec la Russie et la Turquie — deux pays qui ne sont pas connus pour être des parangons de la démocratie. Cependant, Twitter fait remarquer que l’explosion des demandes survenues au semestre précédent, vraisemblablement liée aux attentats du 13 novembre 2015, recule.

Les demandes de retrait.

Le réseau social note ainsi une baisse de 23 %. Il y a eu au court des six premiers mois de l’année 1 038 demandes de retrait venant de l’administration (agences du gouvernement, police, …) et 1 de la justice . 1 177 comptes ont été signalés sur cette période. Twitter précise que dans 13 % des cas, certaines informations ont été retenues, tout comme 2 comptes et 164 tweets, pour les besoins des enquêtes.

Dans son rapport de transparence, Twitter donne également des informations au sujet des demandes de retrait effectuées au nom du droit d’auteur, du droit des marques et de ses conditions de service.

Il n’est toutefois pas possible de connaître la situation pays par pays, Twitter donnant simplement des statistiques à l’échelle du monde. On apprend ainsi que plus de 900 000 comptes suspendus en 2 ans par Twitter pour apologie du terrorisme, dont près de 300 000 rien que pour le premier semestre 2017. Plus spectaculaire encore, 75 % de ces comptes ont été suspendus avant leur premier tweet.

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