L'Union européenne a trouvé un accord sur l'initiative WiFi4EU. Il s'agit d'apporter des points d'accès Wi-Fi accessibles gratuitement dans des zones qui en sont dépourvues.

Le programme WiFi4EU prend de l’épaisseur. Lundi 29 mai, les principaux organes de l’Union européenne — le Parlement, la Commission et le Conseil — ont annoncé avoir conclu un accord sur sa mise en place et son financement, à la grande satisfaction de Roberto Viola, le patron de la direction générale des réseaux de communication, du contenu et des technologies. « Le projet WiFi4Eu est approuvé ! Le Wi-Fi gratuit pour les citoyens européens va être une réalité », s’est-il félicité sur Twitter.

Dévoilée en septembre 2016, l’initiative WiFi4EU vise à allouer une enveloppe de 120 millions d’euros sur la période 2017-2019 afin de déployer des équipements Wi-Fi dans les lieux publics afin qu’ils bénéficient aussi bien aux résidents qu’aux personnes de passage, comme les touristes. Ces points d’accès seront gratuits et déployés prioritairement dans les zones blanches, c’est-à-dire où aucune offre en Wi-Fi n’existe. En clair, il s’agit de ne pas concurrencer les solutions existantes.

La justification de la Commission européenne peut tout à fait s’entendre : «  l’initiative va contribuer à couvrir des zones qui ne pourraient pas offrir de connectivité sans soutien européen ». Autrement dit, ce n’est peut-être pas en France, qui compte déjà de nombreux réseaux Wi-Fi publics, que l’effort principal sera mené. En tout cas, les communes qui sollicitent une aide devront s’engager « à ne pas concurrencer des offres similaires de Wi-Fi qui existent déjà, qu’elles soient publiques ou privées ».

L’objectif de Bruxelles est d’accompagner l’équipement de 6 000 à 8 000 communes sur le Vieux Continent d’ici 2020. Afin de ne pas privilégier tel ou tel pays, il est prévu que le programme WiFi4EU soit « déployé de façon géographiquement équilibrée », en se mettant l’accès là où se trouve le public (les parcs, les hôpitaux, les bibliothèques, les places, etc). À terme, les services bruxellois estiment que cette initiative concernera jusqu’à 50 millions de connexions quotidiennes.

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