Un collectif d'associations, dont Reporters sans frontières a signé une pétition pour s'opposer à la proposition controversé de John Kelly de demander à tous les non-citoyens qui arrivent aux États-Unis de donner leurs mots de passe pour des questions de sécurité.

Le 7 février dernier, John Kelly, le secrétaire à la sécurité intérieure des États-Unis, proposait de demander à chaque visiteur qui arrive sur le territoire national de fournir leurs mots de passe et d’autres types d’identifiants pour renforcer la sécurité du pays. Une idée qui a fait polémique, surtout quelques semaines après l’adoption par Donald Trump du décrié Muslim Ban.

Désormais, un collectif d’organisations et d’associations variées — dont Reporters sans frontières et l’Union américaine des libertés civiles — s’oppose à ce projet dans une pétition qui défend vigoureusement le droit personnel de protéger ses informations privées.

La pétition souligne notamment : « Cette proposition permettrait aux agents frontaliers d’envahir la vie privée des personnes, en parcourant des années d’e-mails, de messages et de SMS. Cela exposerait les voyageurs et tous ceux qui ont un compte sur les réseaux sociaux, y compris potentiellement les citoyens américains, à une surveillance excessive et injustifiée. »

Un effet domino ?

En outre, selon les signataires, la demande de Kelly nuirait gravement au tourisme et à l’économie des États-Unis. Ils redoutent aussi un effet domino, d’autres pays pouvant décider d’adopter ce type de mesure dans la foulée de l’administration Trump.

La pétition conclut : « La liberté d’expression et de la presse, l’accès à l’information et la liberté d’affiliation religieuse sont tous menacés par ce genre de politiques. La première règle de sécurité en ligne est simple : ne partagez pas vos mots de passe.  »

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