Un homme a été arrêté par le FBI pour avoir menacé Blizzard de débarquer avec des armes de guerre. Mais malgré le contexte qui aurait pu conduire à surinterpréter les menaces, il ne sera pas poursuivi pour terrorisme.

C’est le genre de menace qu’il ne faut pas prendre à la légère et s’il s’agissait d’une blague, elle était de très mauvais goût. D’autant plus dans le contexte actuel. À Sacramento, en Californie, un homme de 28 ans a été arrêté pour avoir envoyé des menaces de mort explicites au studio Blizzard qui a créé, notamment, World of Warcraft et Overwatch.

Le département de la Justice des États-Unis indique que l’enquête a été menée par le FBI et qu’elle se base sur des messages envoyés « via Internet » entre le 2 et le 3 juillet 2016. Sans que l’on en connaisse les raisons, l’auteur de ces derniers y expliquait « qu’il pourrait peut-être ou peut-être pas rendre visite [à Blizzard] avec un AK47 entre autres ”outils marrants” ». Dans un autre message, il réitérait les menaces en indiquant qu’il pourrait «  être enclin à causer quelques désagréments au siège [de Blizzard] en Californie avec un AK47 et autres ”outils opportuns” ».

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Le suspect a été arrêté une dizaine de jours après. Mais alors que de telles menaces auraient facilement pu tomber dans la case des projets terroristes, ce qui aurait alimenté une certaine psychose, les autorités américaines font preuve de sang froid et de recul. Le mot « terrorisme » ou « attentat » n’est jamais prononcé, et le bureau du procureur de Californie indique sobrement qu’il risque 5 ans de prison et une amende de 250 000 dollars, ce qui correspond aux peines prévues pour les menaces de mort classiques.

On ignore les raisons de cette sobriété judiciaire, sans doute bienvenue pour apaiser les tensions. L’homme s’appelle Stephen Cebula, il est marié et père de trois enfants. Selon un ancien agent du FBI, il utilisait comme adresse e-mail une adresse faisant référence au célèbre serial killer Ted Bundy, ce qui montre une fascination certaine pour la violence et le passage à l’acte.

Pas sûr qu’en France, le mot « terroriste » n’eut été prononcé.

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