Les revenus mondiaux de l’industrie du disque ont décliné de 10 % en 2007. C’est ce que montre le rapport annuel de l’IFPI. Les revenus numériques ont en revanche augmenté de 40 %, pour atteindre 15 % des ventes totales de musique. L’organisme estime que pour vingt titres téléchargés, seulement un est acheté légalement. Il préconise donc la nécessaire implication des fournisseurs d’accès dans la lutte contre le piratage. Et pour cela, il salue l’initiative de Nicolas Sarkozy avec la mission Olivennes. « Il n’y a aucun doute sur le fait que les FAI ont les moyens d’adresser les infractions de copyright, de la même manière qu’ils peuvent contrôler les autres formes de contenus illégaux passant dans leurs réseaux, tels que les spams et les virus. » Plutôt étonnante, comme affirmation. « Le modèle français d’avertissement et de déconnexion pourrait aussi bien être intégré dans les autres pays. »

L’IFPI profite de son bilan pour dresser une liste noire. On y trouve naturellement The Pirate Bay, mais aussi allofmp3.com, Baidu ou Yahoo China. Rappelons que l’organisme était en conflit avec le moteur de recherche pour une histoire d’accès à des MP3s illégaux. A cela, on nous sert les topos habituels sur le fait que le téléchargement illégal comporte de grands risques d’usurpation d’identité, de spywares, adwares, et malwares ; ou encore que le peer-to-peer consomme trop de bande passante ce qui détériorait la qualité de navigation des autres utilisateurs. Jeremy Banks, à la tête de l’IFPI, en rajoute une couche : « la fuite d’une pré-sortie sur Internet peut faire la différence entre un album dans le top 10 des charts et un autre qui n’a pas pu se classer. » Oui, cela peut par exemple pousser Radiohead en tête des ventes de disques

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