Confronté à un ralentissement de sa croissance, Yahoo compte apparemment prendre les mesures qui s'imposent, et pas des moindres, puisque les rumeurs évoquent un rachat de MySpace par le portail à prix d'or, et l'éventualité de confier la sous-traitance de son moteur de recherche à Google. Des mesures qui coïncident avec le retour de Jerry Yang à la direction du site.

Il n’est jamais trop tard… Une devise qui pourrait bien convenir à merveille à l’attitude de Yahoo, du moins, si l’on en croit David Faber. Le correspondant de Wall Street pour CNBC a en effet évoqué la possibilité pour le portail californien de racheter MySpace pour une part significative de ses actions, pas moins de 25 %,soit l’équivalent de 12,5 milliards de dollars !

Cela constituerait en tout cas un excellent retour sur investissement pour News Corp., qui a acquis le site pour 580 millions de dollars, et qui démantelerait donc sa stratégie Internet si cela venait à se confirmer.

Il est intéressant de souligner que cela coïncide justement avec la démission de Terry Semel, qui avait essuyé de vives critiques de la part des actionnaires pour avoir loupé le coche MySpace ou YouTube. Yahoo serait-il donc prêt à tout maintenant pour rattraper le coup ? Il n’est en tout cas pas exclu que le départ de Semel ait un quelconque rapport avec cette rumeur concernant MySpace.

L’ancien directeur de Yahoo a peut être préféré quitter ses fonctions plutôt que de céder aux pressions des investisseurs concernant un rachat du site à l’empire Murdoch pour un prix d’or. Cette hypothèse s’avère d’autant plus probable que Jerry Yang, de retour à la direction, avait mis en place une politique agressive de rachats à l’époque où il était à la tête du portail. Quoiqu’il en soit, cette rumeur a été appuyée par le Times londonien ou le Times de New York, se fondant toujours sur des sources informelles.

Par la même occasion, Yahoo pourrait déléguer son moteur de recherche à Google dans le cadre d’un accord de sous-traitance. « Céder le domaine de la recherche à Google n’était pas une option réellement envisagée jusqu’ici. Mais cela pourrait changer », confie un cadre de la firme au New York Times sous couvert d’anonymat. « La question est de savoir si le ralentissement de la croissance est tel que nous nous rattraperons, ou si il deviendra inéluctable. Je pense que l’équipe dirigeante va se donner six ou neuf mois pour voir si nous y sommes, et si ce n’est pas le cas, ils poseront à nouveau la question ».

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