Nous en parlions hier, Google compte bien tirer un maximum de profit des informations qu’il collecte en caressant l’espoir de proposer l’outil le plus efficace dans la compréhension des comportements d’utilisateurs. Seulement, quelles garanties offre t-il sur l’utilisation de ces dites données ? Ne risquent t-elles pas de faire l’objet de transactions mercantiles mettant en péril la politique actuelle en matière de protection de vie privée ?

Une chose est certaine, tout ceci est loin de rassurer la commission Européenne en la matière. Google avait alors promis en mars dernier d’anonymiser et de réduire la durée de conservation de dix ans de données à une fourchette de 18 à 24 mois, mais cela ne suffit pas, et un comité d’experts européens vient de demander à la société de justifier sa politique de conservation des données avant fin juin. On craint en effet que les cookies et historiques des requêtes ne permettent à Google d’élaborer des profils d’utilisateurs selon leur orientation sexuelle, convictions politiques, religieuses, etc. Le géant californien dispose donc d’un mois pour prouver sa bonne foi avant que le comité d’experts ne se réunisse pour émettre un avis.

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