Rien ne dit dans l'arrêt du 30 mai (qui n'est pas Mulholland, autant pour moi) que ce sont les copies faites depuis les prêts des voisins qui sont interdites. La cour de cassation se contente de dire :
"en se déterminant ainsi, sans s'expliquer sur les circonstances dans lesquelles les oeuvres avaient été mises à disposition du prévenu et sans répondre aux conclusions des parties civiles qui faisaient valoir que l'exception de copie privée prévue par l'article L. 122-5, 2°, du code de la propriété intellectuelle, en ce qu'elle constitue une dérogation au monopole de l'auteur sur son oeuvre, suppose, pour pouvoir être retenue, que sa source soit licite et nécessairement exempte de toute atteinte aux prérogatives des titulaires de droits sur l'œuvre concernée, la cour d'appel n'a pas justifié sa décision ;"
En Droit, on appelle ça une cassation pour défaut de motivation, et non pour erreur de droit. On ne peut rien tirer de cet arrêt là, d'autant plus que le fond mélange allègrement les copies par téléchargement et les copies par prêts.
Tu surinterprêtes en faisant dire à la cour de cassation ce qu'elle ne dit pas. Cet arrêt n'est pas un arrêt de principe, loin de là. D'ailleurs même Mulholland c'est contestable, on devra attendre une éventuelle session plénière...