La plateforme Vimeo a supprimé une dizaine de vidéos à la demande d'un cabinet mandaté par Columbia Pictures. Leur tort ? Avoir "Pixels" dans leur titre.

Pourquoi utiliser un fusil de sniper lorsqu'on peut ordonner un tir de mortier ? Comme le rapporte Torrentfreak, le prestataire britannique Antura International, spécialisé dans la lutte contre le piratage sur internet, a utilisé un robot pour détecter automatiquement les copies illicites du film "Pixels" produit par Columbia Pictures, et obtenu le retrait d'une dizaine de vidéos hébergées par Vimeo. Mais loin d'être des copies du film, il s'agissait de vidéos sans aucun rapport avec le film dans lequel joue Adam Sandler. Aucun rapport, sauf le mot "Pixels".

Dans sa quête de protection de sa propriété intellectuelle, Columbia Pictures a ainsi fait supprimer entre autres Pixels – Life Buoy, un film réalisé en 2010 par un étudiant en école d'art de Bucarest, un court-métrage de 2011 intitulé Pantone Pixels, une vidéo dans laquelle le designer Franz Jeitz explique qu'il participera au Pixels Festival de 2015, ou encore Love Pixels, une compilation de mix créée pour la Saint-Valentin, désormais inaccessible sur le site du collectif :

Parmi les autres victimes figure la vidéo "Pixels" de Patrick Jean. Il s'agit du court-métrage qui a inspiré le film de Columbia Pictures, et qui n'existe plus sur la chaîne Vimeo du réalisateur. Elle n'existe plus que sur la chaîne du producteur One More Prod :

Curieusement, non seulement Vimeo a accepté de supprimer la dizaine de vidéos qui ont été ainsi "dénoncées" auprès de lui, mais celles-ci ne sont toujours pas remises en ligne, malgré les plaintes reçues et la médiatisation de l'affaire.

"C'est dans les mains de notre équipe de confiance et de sécurité, et nous ne pouvons malheureusement rien faire", a répondu l'équipe technique interrogée sur les forums de la plateforme, suggérant aux victimes concernées de déposer une "contre-notification". Chacun des auteurs dont la vidéo a été supprimée à la demande de Columbia a été prévenu par e-mail, avec un premier avertissement pour piratage. Au bout de trois avertissements, leur compte sera supprimé.

Interrogé dimanche par Cnet, Vimeo n'a pas encore réagi.

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