Héberger ses fichiers sur un service de cloud, c'est bien. Avoir la garantie qu'ils restent accessibles même en cas de refus de nouvelles conditions tarifaires, c'est mieux. C'est tout l'enjeu d'un procès qui oppose Bitcasa à des utilisateurs qui craignent de voir leurs fichiers disparaître.

Que faire des fichiers qui ont déjà été envoyés sur le cloud, lorsque le service d'hébergement décide de renoncer à l'illimité ou lorsqu'un client décide de modifier sa formule d'abonnement ? Nous avions vu récemment que Microsoft avait trouvé une solution de compromis avec OneDrive, en laissant un accès en lecture seule aux clients qui ne bénéficient plus de l'illimité. Ainsi les utilisateurs ne perdent rien de ce qu'ils ont envoyé vers les serveurs distants, mais perdent uniquement la possibilité d'éditer les fichiers ou d'en ajouter d'autres.

Mais Bitcasa n'a pas eu cette diligence. Le mois dernier, le service de stockage en ligne a annoncé une importante mise à jour de ses conditions commerciales, pour mettre fin au volume illimité qui était proposé dans une offre à 99 euros par mois.

Désormais, les utilisateurs doivent souscrire à un abonnement à 79 euros par mois pour conserver un maximum de 10 To de stockage, ou 8 euros par mois pour 1 To. Les abonnés à l'ancienne offre Pro, qui bénéficiaient de 5 To pour 49 euros par mois, doivent donc payer 30 euros plus cher tous les mois pour conserver les fichiers envoyés sous le régime de l'ancienne grille tarifaire, tandis que les rares utilisateurs qui stockaient déjà plus de 10 To ne pourront plus du tout le faire, sauf à cumuler des comptes. 

Initialement, Bitcasa n'avait donné que jusqu'au 15 novembre à ses utilisateurs pour migrer vers une nouvelle formule ou pour télécharger tous leurs fichiers en local, avant de tout perdre. Mais des clients ont choisi de porter l'affaire devant la justice sous forme de class action, en demandant que le contrat initial soit respecté, et que les fichiers uploadés soient préservés.

Par mesure de sauvegarde, le tribunal a ordonné à Bitcasa que les fichiers soient conservés au moins jusqu'au 20 novembre, une nouvelle audience étant programmée la veille, le 19 novembre, pour décider de proroger ou non cette mesure conservatoire.

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