Apple a décidé d'interdire aux développeurs de stocker des données de santé dans iCloud. Une décision qui protégera mieux la vie privée des utilisateurs, mais qui permet aussi de faire de HealthKit la seule base de données médicales utilisable par les développeurs sous iOS.

La décision était-elle prise de longue date ou a-t-elle été précipitée par le piratage de comptes iCloud de célébrités, qui a fait prendre conscience qu'il y pourrait bientôt y avoir bien plus que des photos nues à pirater ? Quelques jours après avoir déjà modifié ses conditions contractuelles pour interdire aux développeurs de vendre de la publicité ciblée basée sur des données médicales stockées dans HealthKit, Apple a décidé d'améliorer à nouveau sa copie en décidant d'exclure totalement les données de santé de son service de sauvegarde de données iCloud.

La firme de Cupertino a en effet modifié les lignes de conduite de l'App Store pour ajouter une section relative à HealthKit, qui stipule désormais explicitement que "les applications utilisant le framework Healthkit qui stockent des données de santé d'utilisateurs dans iCloud seront rejetées".

Cette décision ne veut pas dire cependant qu'Apple ne stockera pas les données de santé dans le cloud. La collecte des données biométriques des utilisateurs reste d'une importance stratégique considérable pour Apple, qui veut les vendre aux assurances pour permettre aux assureurs de conditionner des remboursements ou divers avantages tarifaires à un comportement sanitaire exemplaire, surveillé par la collecte de données en temps réel. 

La firme veut néanmoins compartimenter les données pour que les informations collectées dans HealthKit soient envoyées vers une base de données distincte, spécialisée, avec certainement une exigence de sécurisation accrue. Lorsqu'il l'a révélée en juin dernier, Apple n'a pas fait mystère que HealthKit n'était pas seulement une API, mais aussi et surtout une base de données centralisée d'informations médicales sur chaque utilisateur, destinée à permettre à Apple d'entrer de plein pied dans l'ère prometteuse de la médecine personnalisée

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