L'Hadopi a présenté mercredi son bilan chiffré. 8,9 % des titulaires d'abonnements à Internet ont déjà reçu au moins un avertissement suite à la détection de l'utilisation de cet accès sur les réseaux P2P, pour du piratage.

La Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi) présentait ce mercredi matin le bilan de son activité au 1er juillet 2014. Elle a ainsi annoncé que 116 internautes ont vu leur cas transmis au tribunal pour d'éventuelles poursuites en négligence caractérisée après de multiples récidives, sur l'ensemble des 1 289 dossiers étudiés par la commission de protection des droits depuis octobre 2010. En revanche, on ne sait pas combien de ces 116 transmissions au procureur de la République ont été effectivement suivies de poursuites, ni combien de condamnations ont été prononcées.

Depuis ses débuts, l'Hadopi a envoyé 3,25 millions d'avertissements par e-mail, et 333 723 courriers en recommandé. Ce sont donc 8,9 % des abonnés à internet qui ont reçu au moins un courriel de la part de l'autorité administrative. Le rythme s'intensifie, avec un nouveau record de messages adressés en juin. 

Les chiffres sont particulièrement élevés dans le nord de la France et sur la côte méditerranéenne, avec une carte de répartition de l'intensité des avertissements qui n'est pas sans rappeler celle du taux de pauvreté par départements, et qui nous avait déjà fait nous demander s'il n'existerait pas un lien entre pauvreté et piratage (il faudrait toutefois disposer de données beaucoup plus fines pour le vérifier) :

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