Alors qu'en France, la CNIL fait pression sur Google suite à ses nouvelles règles de confidentialité, au point de préparer une action répressive contre la firme de Mountain View, son homologue néerlandaise hausse le ton. Après enquête, l'autorité de contrôle considère que Google viole la loi en matière de vie privée.

Suite à l'entrée en vigueur en 2012 des nouvelles règles de confidentialité de Google, fusionnant de fait pas moins de soixante-dix politiques de vie privée, les autorités de contrôle de la protection des données personnelles ont passé en revue ces nouveaux documents. L'analyse conduite par la CNIL, qui représentait alors ses homologues en Europe, avait mis en lumière plusieurs lacunes graves.

Naturellement, la Commission nationale de l'informatique et des libertés a demandé à Google de redresser le tir, estimant que ses nouvelles règles de confidentialités ne respectent pas, en l'état, le droit européen. Malgré plusieurs délais accordés par la CNIL, la firme de Mountain View n'a pas bougé. Une action répressive a donc été engagée, avec à la clé la perspective d'une sanction administrative.

Ailleurs en Europe, d'autres autorités de contrôle ont haussé le ton face à Google. En Allemagne, en Espagne, aux Pays-Bas, en Italie et au Royaume-Uni, une action répressive et coordonnée a été décidée, même si chacune garde le contrôle de son agenda et de la nature de l'action à engager, en fonction de ses propres procédures définies par sa législation.

Aux Pays-Bas, une étape supplémentaire a été franchie. Dans un communiqué publié jeudi, l'autorité confirme, après enquête, que "la combinaison des données personnelles par Google depuis l'introduction de sa nouvelle politique de confidentialité le 1er mars 2012 est en violation de la loi néerlandaise sur la protection des données".

Google procède à une collecte de données "sans informer correctement et à l'avance les utilisateurs et sans demander leur consentement. L'enquête montre que Google n'indique pas clairement aux usagers quelles sont les données personnelles que l'entreprise collecte et croise, et pourquoi". L'autorité néerlandaise souhaite donc entendre Google sur ces points, avant d'envisager d'autres mesures.

"Google tisse une toile invisible de nos données personnelles, sans notre consentement. Et c'est interdit par la loi", a commenté Jacob Kohnstamm, le directeur de l'autorité de contrôle néerlandaise. C'est d'autant plus un problème que l'enquête de cette dernière note "qu'il est presque impossible de ne pas utiliser les services Google sur Internet", tant ses services et produits sont nombreux.

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