Publié par Julien L., le Lundi 29 Juillet 2013

Le gouvernement soutient les "quartiers numériques"

Le gouvernement a donné son feu vert pour le lancement des quartiers numériques, ces futurs pôles d'excellence dans le domaine des technologies du numérique. Une liste de huit propositions a été avancée, allant du déploiement de l'ultra haut débit dans ces zones à des aménagements fiscaux spécifiques pour soutenir les startups.

À la suite du séminaire intergouvernemental sur le numérique survenu en début d'année, le premier ministre Jean-Marc Ayrault avait présenté une liste de dix-huit mesures pour accompagner la jeunesse, renforcer la compétitivité des entreprises et porter haut les valeurs républicaines dans la sphère dématérialisée. L'une d'elles consiste à créer des "quartiers numériques".

Dans sa feuille de route, le gouvernement avait pointé le "morcellement" et le "manque de visibilité" du secteur numérique alors que le pays regorge de "nombreux atouts" face aux autres nations. Ce "préjudice" affecte le développement des capacités de la France dans la compétition internationale. D'où l'idée de créer des quartiers numériques, avec en ligne deux objectifs.

Il s'agit d'un côté "d'accroître la reconnaissance internationale du secteur numérique français à travers le regroupement d'acteurs et de structures dispersés, dont l'excellence est trop peu connue". De l'autre, ces quartiers numériques serviront à "stimuler le développement du secteur numérique français, stratégique pour le redressement économique et productif de la France".

Selon le calendrier fixé dans la foulée du séminaire, les conclusions de la mission de préfiguration confiée à la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) devaient être remises fin juin. Avec un mois de retard, celles-ci ont été communiquées (.pdf ; la synthèse (.pdf)) à l'exécutif. Trois décisions ont été prises par le gouvernement, basées sur les huit recommandations du rapport.

  • Mettre en réseau des quartiers numériques d'excellence sur le territoire : labelliser selon une démarche exigeante et ouverte à toutes les métropoles ; prévoir une gouvernance territoriale distinguant le financement de l'immobilier de l'exploitation des bâtiments étendard.
  • Reconnaître Paris comme métropole numérique et vitrine internationale : mobiliser et renforcer l'écosystème francilien pour positionner Paris comme un hub interconnectant les quartiers numériques régionaux et contribuant à leur rayonnement international.
  • Déployer l'ultra haut débit fixe et mobile dans les quartiers numériques : susciter avec les opérateurs télécoms des déploiements expérimentaux permettant de dépasser localement 1 Gb/s en FTTH, 150 Mb/s en mobile 4G et d'assurer une couverture WiFi optimale.
  • Promouvoir une France créative, entrepreneuriale et innovante incarnée par les "tech champions" : sélectionner chaque année les cinq à dix "tech champions" présentant le plus fort potentiel de croissance internationale, et concentrer sur ceux-ci les moyens de promotion et d'accès aux ressources tant publiques que privées.
  • Déployer une identité unique pour accroître la visibilité internationale des "quartiers numériques" : choisir une identité fédératrice à laquelle tous puissent adhérer, signifiante à l'étranger sans besoin de traduction, facile à écrire et à mémoriser, et qui incarne la puissance et l'ambition numérique françaises.
  • Mettre l'initiative française en réseau avec plusieurs capitales numériques : viser en priorité l'Europe ; prospecter les principaux pays émergents.
  • Déployer un dispositif fiscal attractif pour amplifier l'investissement des business angels : poursuivre l'effort de comblement du déficit de financement des startups, et compléter les efforts déjà consentis par les pouvoirs publics en direction de l'amorçage, en stimulant le retour des business angels.
  • Mettre en œuvre une gouvernance et un calendrier ambitieux : Articuler efficacement gouvernances nationale et territoriale ; incarner l’initiative par des Digital Officers  ; déployer les « Quartiers numériques » en deux vagues successives ; utiliser les dispositifs du Programme d’Investissements d’Avenir pour certains financements.

Selon le gouvernement, les investissements d'avenir seront mis à contribution pour le projet des quartiers numériques, via à un financement dédié. Une concertation doit avoir prochainement lieu, notamment avec la ministre en charge de l'économie numérique et de l'innovation (Fleur Pellerin), le commissaire général à l'investissement (Louis Gallois) et le directeur général de la CDC (Jean-Pierre Jouyet).

D'ici fin octobre, les fondations pour initier ce projet devront avoir été jetées.

Publié par Julien L., le 29 Juillet 2013 à 18h57
 
47
Commentaires à propos de «Le gouvernement soutient les "quartiers numériques"»
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3295 messages publiés
Quand gouvernement se mêler d'innovation, déconfiture pas loin.
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8128 messages publiés
Ca dépend. Le gouvernement doit poser les pierres d'un édifice propice à l'innovation.
Simplifier la création des sociétés en termes administratifs, leur laisser le temps de lancer leur business avant de les abasourdir de charges, leur ouvrir les marchés publics, en faire la promotion à l'international... etc
Ceci d'autant plus si on considère un secteur (comme celui-ci) comme stratégique. Et il l'est.
Il y a déjà eu beaucoup de talents et d'initiatives découragés, ou expatriés dans le meilleur des cas. Tirons les leçons du passé.
[message édité par mosquito33 le 29/07/2013 à 21:55 ]
Inscrit le 30/07/2013
236 messages publiés
Exemples d'innovations amenées par l'Etat :

- Ariane Espace
- le TGV
- Airbus

Aucune de ces 3 entreprises n'aurait été possible sans les politiques industrielles de Mitterrand.

Autres exemples :

- INTERNET ( et oui... )
- Le WEB ( le CERN )
- La conquête spatiale ( Gagarine , Apollo, etc. )
- Toute l'électronique de manière générale issue de la recherche en physique Quantique.

En fait, au XXème siècle, l'État a été le principal vecteur d'innovation.
[message édité par lsga le 30/07/2013 à 11:14 ]
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108 messages publiés
Dire que certains endroit ils sont bloqué à ADSL 1 mega.
Qu'ils déploient la FTTH pour tous avant, non ?
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63 messages publiés
ou -, mon cousin a une offre 512kbps mais en débit réel 410 kbps, il se trouve a 6.5km de la centrale. Normalement en accord avec la région, SFR c'est engagé a raccorder sa ville en FTTH avec une date de début des travaux 2015 et une date de fin 2020 (maintenant reste a savoir si l'engagement sera tenu)
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6355 messages publiés
ze_katt (Modérateur(rice)) le 29/07/2013 à 23:01
Qu'est ce qu'un quartier numérique d'excellence?

Pourquoi centraliser à Paris, c'est pas assez surchargé comme ca en population ?
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106 messages publiés
Tiens, je me pose exactement les mêmes questions.

J'ai aussi l'impression que les technopôles existantes ont aussi été mise de côté (alors qu'elles participent aussi à leur manière au numérique en France). De mon point de vue, cela reste une demi-mesure.
Inscrit le 31/03/2009
630 messages publiés
Et la notion d'égalité entre les territoires ?
On se torche le cul avec je suppose. Ils me fatiguent mais à un point. On leur demande de simplifier la vie des entreprises en allégeant les charges et la paperasserie et que font ils?
Ils inventent un nouveau dispositif à la noix.

Ces politiciens nous prennent vraiment pour les derniers des cons.
Inscrit le 30/07/2013
236 messages publiés
qui est ce "on" dont tu parles ?

Personnellement, je suis très heureux qu'il y ait un code du travail serré permettant de recourir au prud'hommes, et des conventions telles que syntec négociées par les syndicats et qui garantissent des revenus minimum pour les ingénieurs et les cadres :
http://www.juritravail.com/Actualite/smic/Id/12706

Tant qu'aux charges, il s'agit de redistribuer équitablement la richesse produite par tous, en permettant à la population de bénéficier d’hôpitaux, d'assurances retraites et chômages, d'un système éducatif gratuit, etc.
Inscrit le 31/03/2009
630 messages publiés
Quel est le rapport entre mon poste et la grille de salaire applicable aux employés sous la convention collective des cadres ?
Ou le rapport avec l'article éventuellement ?

Quand aux charges, il s'agit de ne pas faire crever les entreprises et les salariés sous leur poids pachydermique.

Pour finir le on dont je parle c'est celui qui est à la fin de con.
Inscrit le 30/07/2013
236 messages publiés

On leur demande de simplifier la vie des entreprises


ça rappelle beaucoup les revendications des pigeons.... qui mélangeaient toutes les revendications les plus libérales.

Pour avoir beaucoup traîné mes guêtres dans des SSII et autres start-up, j'ai surtout vu des petites entreprises crever à causes de leurs marges trop faibles, dû au fait qu'elles avaient pour clients des énormes entreprises capables de faire pression sur elles. Ces toutes petites structures négocient avec des mastodontes qui font des millions de fois leur poids en Capital, qui se permettent de les payer avec des mois de retards, et en les payant toujours au raz des pâquerettes. Dead lines intenables, heures supp non payées, nocturnes, etc.


Tant qu'aux salariés, les charges font partie de leurs salaires. Diminuer le salaire brut, c'est diminuer le salaire tout court. Aux USA ou en Angleterre, il faut déduire du salaire de nombreuses assurances privées hors de prix ( santé, chômage, retraite... ), le coût faramineux du remboursement des crédits pour les études ( qui n'existe pas en France ), et bien d'autres joyeuseté. Au final, le salarié français bénéficie d'une véritable assurance santé ( qui ne va pas le lâcher au premier grave accident ), d'une véritable assurance retraite/chômage ( même si des gens dans votre genre cherchent à les remettre en cause ), d'étude gratuite de qualité.
[message édité par lsga le 30/07/2013 à 16:06 ]
Inscrit le 31/03/2009
630 messages publiés
Ton second point se discute. Mais il n'est pas normal que l'augmentation constante des charges de l'état retombe sur le dos des entreprises et donc par extension des salariés.
Je ne dis pas qu'il faut supprimer tout service public pour passer au tout libéral, je suis plutôt du genre à défendre un service publique de qualité, je voudrais que la France soit gérée de façon raisonnable et éviter des dépenses somptuaires parfois engagée par l'état et financées par des taxes sur les petites et moyennes entreprises qui tuent notre pays à petit feu.

Pour ton premier point je suis on ne peut plus d'accord avec toi. C'est dur de bosser avec et pour les grosses boites. Se sont de véritables prédateurs qui se croient au dessus des lois.

Je suis donc du même avis que toi. Mais quel est le rapport entre la choucroute?
Inscrit le 27/11/2008
210 messages publiés
"
Quel est le rapport entre mon poste et la grille de salaire applicable aux employés sous la convention collective des cadres ?
Ou le rapport avec l'article éventuellement ?"

==> Absolument aucun, Isga, alias zopzoup, a simplement besoin d'une vitrine pour afficher ses convictions en vue du marathon de 2014 et des présidentielles de 2017.
Inscrit le 06/04/2012
461 messages publiés
L'égalité entre les territoires n'existe pas et n'a jamais existé, c'est une utopie humaine.
Un territoire de part son positionnement géographique par rapport aux autres territoires, ses richesses, sa topogaphie... est forcément avantagé ou lesé par rapport à un autre.
Il faut ajouter à cela la mise en valeur par l'humain, son histoire. Un territoire cela évolue.

qu'on le veuille ou non, le territoire en france qui a été le plus développé, structuré, organisé, c'est l'ile de France.
Mieux vaut investir ici que de dispatcher des sommes bien plus colossales un peu partout.
L'ile de france concentre les principales infra liées au numérique, les réseaux de transport, les compétences. C'est un fait.
L'ile de france concentre 1/6e de la pop, possède le premier centre d'affaire européen (la défense) de nombreux technopoles.
Il serait donc impossible et stupide de ne pas axer sur le territoire qui est le moteur de notre économie et plus globalement du pays.

Cela ne veut pas dire qu'il faille oublier les autres, et je constate d'ailleurs que le futuroscope, sophia antipolis, grenoble ne sont étrangment pas représentés.
Il est plus simple et moins onéreux d'investir sur un territoire établi, qui ensuite rayonne et contribue au développement d'autres territoires subalternes.
A différentes échelles, il y a toujours un pôle et une zone d'influence.
Celle de Paris est mondiale et en tout cas européenne, il est plus utile de contribuer à renforcer cette position et d'en faire profiter le reste de la france, que de créer de toutes pièces un ou 2 ou 3 nouveau pôles.
Cela serait trop couteux en temps et en argent.
Relancer le coeur, pour ensuite faire bénéficier aux autres organes c'est le plus judicieux.

C'est certes injuste pour le "reste" de la france, et je ne cautionne pas une politique pro parisienne, mais quelle ville en france à part peut être Lyon, Lille, Marseille, peut rapidement et simplement se positionner comme moteur?
Marseille est excentrée et pas vraiment tournée vers les zones les plus riches du monde, Lyon est bloquée sur un axe nord sud qui ne lui permet pas de s'étaler outre que régionalement, Lille est trop proche de paris et en subit l'influence directe (plus benelux).
Pour bénéficier d'un grand pole techno tel que c'est envisagé, il faut un territoire capable d'absorber, de procurer les ressources et moyens, de projeter rapidement son influence pour rayonner le plus loin possible.

c'est cynique en quelque sorte, mais s'il est prévu de développer ces quartiers dans les principales villes du pays, cela prouve aussi que l'on cherche à leur faire bénéficier à leur échelle de l'influence de la capitale.
Inscrit le 11/08/2011
192 messages publiés
oui, c'est vrai, tout mettre a Paris comme ca les travailleurs ne peuvent pas habiter a coté de leur travail, le prix du logement et du loyer pour l'entreprise est hyper cher. alors que si tu te deplace de 80 km de paris vers l'ouest ou l'est, c'est moins cher. et puis il n'y a pas que paris, marseille, lille et lyon en france. il y a rennes, brest, lorient, nancy, metz, rouen, caen, orleans que pour le nord. et encore, j'en oublis plein.

il faut arreter de tout mettre a paris ou tout est bouché ou l'on met entre 45 min et 2H pour certaines personnes pour aller travailler
Inscrit le 06/04/2012
461 messages publiés
Apparemment vous ne savez pas lire.
La question n'est pas de tout mettre à Paris, mais de faire en sorte que Paris, qui sert déjà de moteur, garde une position prédominante dans le monde pour mieux ensuite redistribuer vers la périphérie et donc les villes que vous citez.
Positionner Paris comme leader n'exclu pas de faire bénéficier les périphéries. Au contraire, l'objectif qui semble etre affiché est de faire rayonner plus grandement et de contribuer au developpement eco des autres villes.
Il est question de se baser sur des acquis, des choses qui marchent, pour ensuite étendre ailleurs et developper d'autres poles qui fonctionnent en collaboration avec le centre.

Dailleurs des expériences, plus ou moins heureuses, ont déjà été tentées en ce sens. Les rénovations des gares dans les villes de provinces s'accompagnent souvent maintenant de la création de pôles de bureaux à proximité.
Vous parlez de Nancy, cette ville a profité de l'arrivée de la LGV EST qui la rapproche de Paris pour implanter une zone de bureaux et profiter de l'influence économique de la capitale.
Poitiers a tenté la même chose, mais la politique locale a mal su gérer ce potentiel nouveau

Il ne faut pas cesser de développer Paris, il faut faire en sorte que ce développement s'accompagne d'une meilleure redistribution, faire bénéficier à tous en se basant sur les points forts.
Inscrit le 31/03/2009
630 messages publiés
Ah me voilà soulagé, ce n'est pas une ode à la centralisation de toute compétence sur la capitale, non, c'est juste que je ne pas lire.
Inscrit le 06/04/2012
461 messages publiés
ce n'est pas une ode à la centralisation non. (et je m'adressais là à sardanapale)
C'est un constat pragmatique de l'organisation du territoire français.
on ne peut pas modifier un territoire qui a subit des siècle de centralisation en un claquement de doigt.
Autant se concentrer sur des bases solides qui doivent permettre de diffuser petit à petit les compétences et les outils de production, voir émerger des pôles locaux issus du travail commun avec la capitale, plutot que de vouloir tout relocaliser, cela n'aurait aucun sens.
Quand je dis que Paris est nécessairement prioritaire ce n'est pas une volonté mais une analyse qui précise juste que les moyens y étant, on ne peut faire l'impasse.
Autant en profiter pour développer les autres régions

Le benchmark proposé dans la synthèse montre et qui montre les créations d'entreprises techno par ville, nous montre principalement des villes américaines. Outre le fait que ce pays mise beaucoup sur ce secteur, on doit aussi y voir une preuve de sa décentalisation. dans un état jeune et à structure fédérale il n'est pas étonnant de voir se multiplier les poles régionaux. C'est facilité, chaque état américain dispose de son propre gouvernement relativement indépendant de washington.
Je suis d'ailleurs étonné que l'on ne pas les villes allemandes dans ce bench. On a là aussi un état fédéral et jeune, avec de nombreuses villes capables de se prévalloir comme dominantes d'un territoire: Munich, Berlin, Francfort...

cela ne remet pas en cause la nécessité de décentraliser en France, c'est juste qu'il y a de nombreuses étapes avant d'y parvenir, et qu'il n'est structurellement pas possible de faire l'impasse sur nombre d'entre elles. Il faut que les territoires soient dotés des outils.

Soit on fait une gigantesque bascule, soit on fait évoluer petit à petit. Faute de moyens la 2e solution s'impose, donc oui autant maintenir un centre puissant comme leader mondial. Le problème n'est pas là, il est dans le répartition que l'on ferra ensuite
Inscrit le 11/08/2011
192 messages publiés
c'est sur les bases sont tellement solide que la plus part des gens ne peuvent pas aller habiter sur paris pour travailler. et redistribuer quoi???
les autres régions n'auront rien comme d'habitude
Inscrit le 06/04/2012
461 messages publiés
Vous en connaissez beaucoup des gens qui habitent facilement dans les grandes metropoles mondiales? Ce n'est pas propre à paris.
Je le répète vous ne savez pas lire ou alors vous manquez d'informations.

Une partie du sujet ne se focalise pas sur Paris mais sur l'ile de france et son potentiel pour permettre au reste de la france de se développer:
"mobiliser et renforcer l'écosystème francilien pour positionner Paris comme un hub interconnectant les quartiers numériques régionaux et contribuant à leur rayonnement international."
Savez vous ce qu'est un hub?
Savez vous où sont situés les technopoles en IDF? aucun n'est dans Paris même ( http://www.indexa.fr/entreprises/annuaire/ile-de-france/economie/technopoles-parcs-d-activite ) et ca c'est une recherche en 2s.

Certes St Lazarre concentre 450 000 déplacements quotidiens, la defense 400 000 mais l'ile de france ce n'est pas que Paris, nombre de déplacements se font aussi en banlieue ( vous trouverez de bonnes etudes insee facilement, la ratp a fourni des données aussi de mémoire). En l'occurence vu les localisations des technopoles en IDF, l'essentiel des déplacements pour ce secteur d'activité ne passent pas par paris, ou au pire serait de paris vers la banlieue (ce qui est moins problématique)

Quand bien meme si vous cherchez à focaliser la dessus il n'est pas question ici de savoir qui met combien de temps pour aller où (c'est un problème réel, j'ai consacré une partie de mon mémoire de master dessus ), mais de savoir dans quelle mesure le dévelloppement des technopoles en IDF peut etre bénéfique et vecteur d'avancées pour les technopoles régionaux.

Si l'objectif de se servir de cette "tête de pont" pour contribuer à l'avènement des poles régionaux est appliqué, ou est le problème, la croissance parisienne apportera du travail en province.
c'est ecrit: se servir des acquis en IDF pour aider au développment en province.
Inscrit le 31/03/2009
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"la croissance parisienne apportera du travail en province."Ils vont être contents à Lens ou à Saint Etienne.

Madame, Monsieur je vous présente la solution pour le chômage en province, concentrer encore plus d'emplois à Paris.
Inscrit le 06/04/2012
461 messages publiés
Parce que vous préférez laisser nos entreprises à la ramasse et voir les autres passer devant?
Soutenir une zone ne veut pas dire délaisser les autres.
Ici le discours n'est pas tout pour paris, il est il y a des savoirs et moyens de productions en IDF, mettons les à profit et étendont les en province.

Vous etes binaire. Pour vous c'est ou tout Paris ou tout province. Alors meme que le développement de ce secteur en IDF n'est vu que comme catalyseur pour les régions.
De nombreuses entreprises font appel à des fournisseurs éloignés, si la compétence et le savoir faire sont là, elles ne se posent pas la question.
Comment croyez vous que les allemands ont su préserver un tissu d'entreprise performant? Ils ont un tas de petites entreprises ultra spécialisés qui sous traitent pour les plus grosses.

En quoi cela est il choquant de faire en sorte que les technopoles parisiennes génèrent une croissance qui à terme peut faire appel à des entreprises spécialisées et à la pointe en province (qui auront soit dit en passant l'avantage de disposer de place et d'une fiscalité locale moins élevée)

Vous citez Lens ou Saint Etienne, deux villes industrielles sinistrées, et qui ont effectivement besoin d 'etre revalorisées.
Selon vous on plante un technopole comme ca, on investit un max et on attend? Vous les faites venir comment les employés qualifiés? y en a t-il de formés en nombre suffisant? où peut on d'abord les former?
Que diriez vous de l'échec d'une telle implantation? Et si on plantait un technopole à saint etienne, tout beau tout propre sans lui garantir de débouchés? sans connexion avec les clients?

Vous ne voyez meme pas la logique de programmation necessaire. L'aménagement du territoire cela se fait sur le long terme et avec des objectifs de pérenisation.
Je vous vois beaucoup critiquer, mais je n'ai encore vu aucune proposition concrète
Inscrit le 30/07/2013
236 messages publiés
gorbluck : n'importe quoi....
Inscrit le 06/04/2012
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Inscrit le 31/03/2009
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La vache, je n'avais pas conscience d'être idiot à se point. Je pensait que la France n'était rien de plus qu'une grosse map de SIM city mais j'avais tord.
Il ne suffit pas de dire ICI nous allons bâtir un pôle technique.

Quoi que:

Quote wikipédia:

En 1960 , l'implantation du Centre national d'étude des télécommunications ( CNET , devenu France Télécom R&D , maintenant Orange Labs), imprime une forte orientation à l'industrie de la ville. D'autres entreprises de hautes technologies emboîtent le pas : Alcatel , Sagem …
Cette affluence d'entreprises a aussi été propice à l'installation d'un IUT , l' IUT de Lannion , et d'une école d'ingénieurs en 1986 : l' ENSSAT (École nationale supérieure des sciences appliquées et de technologie). Lannion regroupe désormais une partie importante des activités de recherche en télécommunication en France, au sein de la technopole Anticipa , qui comporte plus d'une centaine de PME et PMI. Le siège du pôle de compétitivité à vocation mondiale, « Images et Réseaux » se trouve à Lannion 6 . La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie des Côtes-d'Armor . La synergie de ces organismes et associations permet au bassin de Lannion et du Trégor-Goëlo 7 d'être une référence en matière d'innovation dans différents secteurs :
  • TIC (95 entreprises) ;
  • optique/photonique (20 entreprises) ;
  • industrie agro-alimentaire ;
  • industrie marine (31 entreprises).


Lannion est également la commune d'où le câble sous-marin « APOLLO undersea south cable » américain aboutit en France. Le site est considéré comme d'importance stratégique et vital pour les États-Unis selon un document secret émanant des révélations de télégrammes de la diplomatie américaine par WikiLeaks 8 . Le nouveau câble sous-marin WASACE Nord (en) reliant la France aux États-Unis est prévu en 2014 et partira également de Lannion 9 .
Lannion se trouve dans une zone géographique stratégique pour son économie. À mi-chemin entre Brest et Rennes, ces deux pôles économiques sont très fortement liés à Lannion pour le développement des technologies. Lannion est à une heure de vol de Paris grâce à l' aéroport de Lannion-côte de granit 10 (code IATA : LAI 11 ) doté d'une piste de 1 700 mètres 12 .
Inscrit le 06/04/2012
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Oui et tout cela est le resultat d'une politique élaborée sur 50 ans portant sur un territoire précis.
L'arrivée d'un acteur d'envergure a faconné le territoire. c'est un cas. On peut citer aussi des échecs avec le même cas de figure
Vous me parlez de villes indus en déclin qu'il faudrait à juste titre remettre sur de bons rails, dans le contexte d'un projet qui vise à multiplier les actions avec une démarche je cite "ouverte à toutes les métropoles".
Pour le cas de Lannion, les moyens ont été mis. De tels moyens sont ils disponibles actuellement?

Où ai-je préconnisé de placer un pole technique ex nihilo? je défends l'inverse, je défends le fait de se baser sur des acquis solides pour mieux déployer les activités en région avec une liaison vers la vitrine. Justement pour éviter des échecs retentissants.
Là si l'on fait entrer tous les candidats à ce genre d'initiative sans sélection ni débouchés, on risque un saupoudrage à effet négatif.
C'est en cela que la phasage est recommandé

Et à quel moment ai-je défendu, et à quel moment a-t-il été stipulé dans les documents que cette initiative ne serait pas tournée vers les régions et les poles locaux?

Ce qui est défendu c'est de favoriser l'emergence ou la croissance de poles auxquels on offre un débouché mondial via paris.
L'IDF n'est vu que comme locomotive que l'on doit faire perdurer.

Vous etes en train de m'opposer une exemple sur lequel on a mis les moyens pendant un demi siècle alors que l'on parle d'une initiative qui doit multiplier les actions sur un temps plus restreint.
Inscrit le 31/03/2009
630 messages publiés
Certes. Je n'aurais pas du donner un exemple précis ,c'est facile à retourner.
C'était juste pour bien me faire comprendre.
J'ai bien lu votre poste, j'ai bien tout noté. Je me permet de reprendre aussi ma pensée exprimé un peu plus haut.
Je n'ai pas dis non plus qu'il ne fallait RIEN invertir en région parisienne.
J'ai dit qu'il fallait répartir sur TOUT le territoire.

Quand au fait que Paris soit une locomotive cela me laisse dubitatif..
En un seul mot comme disait l'autre.
Inscrit le 06/04/2012
461 messages publiés
Ben j'ai une maitrise en aménagement du territoire, un master en carto, j'ai été analyste géomarketing et la je fait de l'aménagement du.
territoire, et d'experience sans locomotive ( élément qui concentre la richesse, le savoir faire, qui attire le chaland) on a du mal à développer.

Que ce soit dans l'immobilier commercial ou là dans les transports où je bosse, à chaque fois il est important de maintenir un élément moteur. Tout le truc est de faire en sorte que ce moteur attire et diffuse la richesse, donc il est important de l'entretenir et de gérer au mieux.

Pour résumer, j'ai vu des centres commerciaux et des centres ville se casser la gueule parce qu'on y a saupoudré les surfaces commerciales, sans prendre garde de maintenir la competitivité de cet élément.

En gros si on se base sur une zone de chalandise avec un celebre magasin suedois, on sait qu'on va capter jusqu'à 1h30 en voiture et que cela va permettre de développer d'autres commerces autour.

Pour ce cas précis c'est un peu pareil, Paris focalise en france c'est un fait. L'idée c'est de faire en sorte que cette attraction rejaillisse sur les régions en créant des ramifications.
Si on lache paris on perd le coeur attractif, et si on le perd on a d'autant plus de mal à alimenter le reste, d'ou lidee de hub.

Ils savent que cela concentre, l'idée est d'en profiter pour organiser le territoire et faire en sorte que paris diffuse la richesse tout en demandant des services aux regions.
Et pour que les technopoles parisiens aient le bseoin de faire appel aux technopoles régionaux, il faut en premier lieu qu'ils soient suffisemment compétitifs mondialement.

en gros dans un premier temps paris commande en ayant la prédominance technologique, fait appel aux "annexes" pour répondre aux besoins. Et l'émancipation se fait petit à petit tout en conservant l'atout de diffusion qu'offre le centre.
Inscrit le 13/07/2009
224 messages publiés
c'est plutôt vrai ce que vous dite en plus j'ai pas l'impression que se soit aussi clivé, j'ai bossé avec priceminister, on a signé à Paris mais l'assistance technique était à Marseille, j'ai aussi en tête OVH à Roubaix ou encore le pôle techno orangefanboy en Bretagne ou encore l'Alsace qui va fibré tout le département pour 1 miliard d'euro, ou Lille qui viens d'inaugurer un super quartier geek-o-incubateur.

Bref y'a de la vie en France


P.S : on aurai pu dire aussi le "on" de pigeon !!
Inscrit le 13/05/2009
310 messages publiés
L'île de France n'est pas non plus totalement en reste il me semble.
Devoir se déplacer sur Paris ou aux quatre coins de la France c'est très contraignant dans certains domaines et a fortiori pour une jeune boîte. La diversité de partenaires/clients potientiels et leur proximité vaut largement le loyer plus chers pour celles ci.
[message édité par tcuvillier le 01/08/2013 à 01:30 ]
Inscrit le 29/08/2008
1137 messages publiés
Mieux vaut investir ici que de dispatcher des sommes bien plus colossales un peu partout.


Aucun souci, mais demandez pas à la France de financer alors... C'est tellement logique de concentrer les efforts financiers là ou y en a le moins besoin...

Il ne faut pas cesser de développer Paris, il faut faire en sorte que ce développement s'accompagne d'une meilleure redistribution, faire bénéficier à tous en se basant sur les points forts.


C'est pas comme si la loi sur les métropoles n'était pas passée et que Paris et sa ceinture ont basculé direct dedans (je passe sur le Grand paris). Mais de quelle redistribution tu parles ? Celle qui n'a jamais eu lieu depuis que nous sommes en République ?
[message édité par golgo2017 le 30/07/2013 à 12:39 ]
Inscrit le 06/04/2012
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effectivement elle n'a jamais eu lieu.
En meme temps grand paris on ne peux pas y couper, tot ou tard il faudra faire en sorte que l'ile de france soit réellement gérée à échelon régional, en tout cas sur bien des plans.

La redistribution dont je parle est la suivante, s'ils veulent que cette politique du numérique marche, il faut faire en sorte que Paris reste une des premières places mondiales, on ne peut pas y couper et donc il faut y investir.
Justement les efforts financiers c'est ici qu'il y en a besoin, car c'est le concentrateur et le producteur de richesses.
C'est pas là que ca pèche, c'est dans la redistribution de ces richesses et dans la localisation des nouvelles créations d'entreprises

Mais il faut parallèlement favoriser les interconnexion avec les pôles régionaux existants ou émergents.
Cela doit être du gagnant gagnant.

Les pôles régionaux ne peuvent se passer des débouchés offerts par Paris. Mais il faut aussi faire en sorte de faire naitre des terreaux d'innovation ailleurs, ou de maintenir les technopoles deja etablis.

Faut pas voir cette politique comme un truc qui va sortir ex nihilo, mais comme un long cheminement vers une décentralisation espérée

Mais cela concerne tout les autres secteurs si l'on se penche dessus. En france, on a peu de PME, elle vont pas revenir comme ca. Il faut créer des cercles vertueux et commencer par aménager quelques villes. Parce que ces villes auront besoin de structures suffisantes pour acueillir ces boites: réseaux de transport, écoles crèches... si on dispatche tout les moyens d'un coup on fait fausse route.

Donc autant tirer partie de ce qui fonctionne (et le faire perdurer) pour alimenter correctement le reste.
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Je ne voit pas pourquoi il faudrait que Paris soit le fer de lance du numérique en France.
Il y a d'autres pôles informatique en France qui ont déjà fait leurs preuves, Lannion, Grenoble aussi me semble il.
Je ne vois pas quels peuvent être les blocages pour le développement de ces infrastructures ou pour la création de nouveaux pôles à proximités d'entreprise demandeuses. (Airbus, PSA, Danone etc...)

Donc pourquoi? Pour que le nom de Paris soit accolé au nom du produit pour mieux le vendre? Lille n'est pas suffisamment glamour?
Sauf qu'ici nous parlons de produits de haute technologie et pas de produits de luxe.

La main d'oeuvre ne veux donc pas venir en province? Entre les abords du lac d’Annecy et la Courneuve le choix est facile pourtant.

Pour que les employés puissent communiquer avec leur hiérarchie alors?
Nous ne sommes plus en 1980, il n'est plus utile de se déplacer pour montrer son travail à son supérieur. Surtout quand on produit des lignes de code.

Alors quoi? Quoi? Bon dieu de bon dieu.

Est ce plus difficile de vendre un produit lorsqu'il n'est pas fabriqué dans une grande ville?
Combien alors de clients de la pomme peuvent placer Cupertino sur une carte?

Alors quoi? Il est impossible de travailler hors de la région parisienne?
Pourquoi donc Airbus est partit s'installer à Toulouse?

En quoi est il plus difficile de monter une PME hors de la région parisienne? Et quand bien même. Admettons que hors de la région parisienne point de salut. Faudrait il donc investir dans un endroit ou il est déjà facile de développer une entreprise pour délaisser les endroits où les obstacles sont les plus nombreux.

J'ai beau tourner le problème dans tout les sens je ne comprend pas la nature de tes propos.
C'est surement que je ne comprend rien à rien.
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Sans doute parce que ce ne sont pas mes propos ni celui du rapport.
Je le répète Paris n'est vu que comme un vecteur qui doit rayonner sur la france et mettre à disposition ses acquis pour mieux aider à la croissance des technopoles régionaux.
Il faut bien commencer quelque part.

Pour le cas de Grenoble, de sophia-antipolis, et du futuroscope je les ai d'ailleurs mentionnés.

Paris dispose de plusieurs technopoles, d'infra de transport, d'une reconnaissance mondiale.
Cela n'enlève pas à la qualité de ce qui se fait ailleurs.
C'est simplement le centre decisionnel et le principal lieu de production de richesses, et donc une vitrine facile d'accès pour l'étranger

Je ne défends que le role de support et le fait de faire perdurer des éléments compétitifs.
Je soutiens simplement que l'idée de se fonder sur un socle humain et entrepreunarial n'est pas stupide pour aider à la diffusion plus globale de compétences et d'organes productifs ailleurs.

Je ne suis pas contre la delocalisation, je la soutiens, mais elle ne peut se faire que sur un temps long.
Et je suis tout à fait conscient que le télétravail existe qu'il est désormais possible de sauter certains canaux, simplement à un moment il faut faire converger les moyens.

Je n'ai pas dit chouette tout à Paris, j'ai dit c'est pas con de faire en sorte de diffuser de manière raisonnée pour garantir la compétitivité de nouveaux territoires
Or c'est ce que certains ont semblé penser en disant il n'y en aura que pour Paris.
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Pourquoi donc Airbus est partit s'installer à Toulouse?


Encore faut-il qu'ils aient été à Paris un jour

Pour gorbluck: si tes propos sont louables, ils n'en rencontreront pas moins une forte résistance de la part de toutes les personnes n'habitant pas la zone concernée.

J'admets assez facilement que Paris et sa région dispose d'infras significatives. la faute à qui ? C'est nous qui passons des contrats miteux avec Veolia ou autre filale d'un gd grpe pour les transports publics ? C'est surement aussi le gd public qui est responsable du choix de lieux excentrés pour de tels projets.
J'habite à a coté de Sophia, je me demande encore ce qui a pu passer par la tête de celui qui a proposé cet endroit (surement de la connivence politique déjà à l'époque).
Le télétravail oui mais encore bon nombre de postes ne le sont pas (et pê aussi que bon nombre de personens ne le veulent pas ).

Ho mais wait qque chose nous a tous échappé: la jolie carte faite par des écoliers (s'ils ont payé c'est ballot). On y distingue très clairement les futurs "quartiers" et bizarre Sophia n'y est pas... On voit donc Panam en bleu (surement the center), Marseille et Strasbourg en rouge (ca le fait pr l'interconnexion européenne) et le reste en vert (vous pouvez le faire mais zetes pas encore au niveau les gars), les autres: ben les gars faut se bouger le cul hein ou allez vous faire foutre. Dsl mais c'est ça

En s'intéressant un peu plus à la synthèse du rapport, on a un joli schéma (très flashy) qui nous informe des paradoxes sur ces secteurs. Ca tombe bien "l'hyperlocalité" en fait partie. Sans être Larousse, faire des quartiers c'est pas "hyperlocal" ?

On veut dépasser le 1Gb en fibre, mais pkoi faire ? Quel intérêt sur 2km² ? les boîtes qui voulaient de la bp n'ont pas attendu le gouvernement (heureusement)

Quand à promouvoir je ne sais quoi. Lisez bien seuls 5/6 élus auront cette chance alors que toujours selon leur rapport la taille critique de ces quartiers idéale serait entre 100 et 500 entreprises. On en déduit que chaque année, 5 entreprises seront aidées et que qques milliers d'autres se démerderont.

Pour moi, on va créer une énième institution/fondation/jesersàrien/maisvouspayez qui ne va rien changer à la situation actuelle puisqu'on fait du saupoudrage (et encore très light le saupoudrage) au lieu de faire du massif.

En fait, on s'aperçoit que cette "idée" émane du ministère du redressement productif et non pas du budget ou de l'économie numérique. Ce n'est donc pas un projet dans le sens où on le voit nous mais plus un truc pour renforcer la marque France à l'international.
[message édité par golgo2017 le 31/07/2013 à 13:05 ]
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Oui oui je l'avais fait remarquer aussi que sophia antipolis n'etait etrangement pas représentée sur leur pseudo carte à neuneu.

La remarque sur le teletravail est pertinente, j'y pensais mais je ne voulais pas trop froisser.
Surtout quand on m'a présenté les exemples de Sainté et Lens comme villes en besoin d'un tel aménagement.
Je vois mal comment on peut convaincre un employé qualifié d'aller y bosser plutot que dans une ville plus attrayante. C'est pas un jugement de valeur, juste un constat, d'autres grandes villes françaises ont ne serais ce que par le climat et une économie en meilleur santé, un potentiel d'attraction bien plus important.
D'où la necessité pour un tel type d'implantation d'avoir aussi un support educatif derrière. Surtout si les quelques rares quartiers élus sont implantés dans des villes à faible potentiel en terme d'attractivité.
L'exemple de Lannion est probant à ce sujet, la création de structures d'enseignement a été nécessaire pour constituer un terreau de personnel compétent.
Parce que la bretagne c'est chouette, mais qu'est ce qu'on pouvait bien y foutre à Lannion à l'époque?

là si on prend les 2 exemples cités, il va falloir ramer pour attirer les jeunes diplomés, surtout dans un secteur où il y a plus de postes à pourvoir que de candidats, Monsieur Niel et comparses pourraient en parler.

Et puis le télétravail ca marche si on a pas besoin de trop bosser sur des produits tangibles. A partir du moment où on lie cela à de la prod industrielle ca parait moins pertinent.

Pour le saupoudrage je suis tout à fait d'accord. On va saupoudrer des entreprises, mais au moins ils ne vont pas saupoudrer les quartiers. enfin en theorie.
Donc bon que paris serve de base pour alimenter quelques quartiers ciblés et en étroite relation avec la capitale, avec une delocalisation progressive, ca me fait moins peur que de voir fleurir des initiatives partout

Bon pour la cartounette, là, elle me laisse pantois. Marseille sur-représentée par rapport à Lyon dans ce secteur déjà je me demande où ils l'ont pioché. Les principaux technopoles squizzés, des flux pas évidents quand d'autres sont oubliés... faut vraiment la voir comme Un "Arnaud fait du dessin avec ses copains"
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Bon pour la cartounette, là, elle me laisse pantois. Marseille sur-représentée par rapport à Lyon dans ce secteur déjà je me demande où ils l'ont pioché. Les principaux technopoles squizzés, des flux pas évidents quand d'autres sont oubliés... faut vraiment la voir comme Un "Arnaud fait du dessin avec ses copains"


Comme je l'ai dit, je pense qu'on voit le projet sous le mauvais angle. Il vient du redressement productif, donc il vise à développer et non pas à asseoir (enfin si aussi) les compétences de certains poles. En partant de là, il n'y a rien de surprenant à ce que Marseille soit plus gros que Lyon (où n'importe quelle ville où un élu du gouvernement y aurait un intérêt politique aussi).
Si à cela, on rajoute que peut être finalement il se pourrait que dans un futur plus ou moins lointain ce dvpt soit associé d'une façon ou d'une autre à des flux (marchandises, capitaux, humains), il devient assez logique que Marseille soit surreprésenté face à Lyon (en gros ça serait créer une sorte d'environnement numérique qui impacte sur divers secteurs industriels aux alentours, c'est audacieux mais c'est pas gagné surtt si ondemande pas leur avis aux principaux concernés les entreprises, lisez le rapport ils ont reçu 700 réponses...cb de boîtes en France ?)
Par contre la pub pour Twitter est un peu abusée sur un doc public mais bon.
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hallucinant de lire ca en 2013
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Et les autres ? Ils vont se faire foutre ?

En fait, il faut le voir comme un plan de soutien au numérique des entreprises plutot. Qui va en profiter ? Allez je table sur 5/6% de la population.
Ca sent le réchauffé de je ne sais où.

Si on a pas de sous on ne fait rien plutot que de donner 3 oranges...

Ils avaient déjà sorti leur plan 2012/2020 pour le numérique, leurs plans sur le numérique à l'école mais apparemment ça ne leur suffisait pas (alors que celui-ci est déjà irréalisable) et qu'on a même pas vu les effets. je rappelle que selon eux, la France est dans le rouge mais on multiplies les effets d'annonce (les fameux effets levier espérés ne sont pas au rdv: pour 1 million public investi, l'effet levier est supposé apporter 2/3 millions d'investissements privés plus ceux de l'Europe)

Prochaine annonce (puisqu'on est pas tenu de les concrétiser):

"La France bascule vers la fibre optique" "1 abo internet acheté = -50e sur votre imposition""Les cours d'informatique rentrent à l'école"
Ca fait rêver, ça mange pas de pain et tlm est content.

EDIT:
"stimuler le développement du secteur numérique français, stratégique pour le redressement économique et productif de la France"


Non mais est-ce une blague ? J'ai l'impression qu'en fait ils sont enfermés dans leur théorie du service. Quiconque d'assez agé sait que la France a choisi les services plutot que l'industrie à un moment. Ben là on en a l'illustration parfaite. Au passage, il faut avoir un sacré culot pour balancer ça (ou ne rien y connaitre du tout) alors qu'on peut agir sur les infra et les services depuis belle lurette mais qu'on ne le fait pas. Si un secteur est stratégique, ben il faut mettre le paquet non ? Des crypto-gauchistes je dirai
[message édité par golgo2017 le 30/07/2013 à 12:59 ]
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Si c'est du numérique pour le numérique effectivement ils vont dans le mur.
Si c'est stimuler cette économie pour soutenir et collaborer sur des projets industriels à forte valeur ajoutée oui là il y a une chance.
Inscrit le 31/03/2009
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Tu as plutôt raison. Ce serait bien tout de même d'avoir une ou deux grosse entreprise numérique en France ou pas mal de PME innovantes. Même si c'est du numérique pour du numérique.
D'autant plus que je suis sur qu'il y a de la main d'oeuvre de qualité en France dans se domaine. C'est tout de même idiot de ne pas encourager son utilisation. Et de favoriser la création d'emplois pour des Français qui somme toute ne demande qu'à bosser.
Inscrit le 06/04/2012
461 messages publiés
Ben de ce que l'on voit ailleurs, toutes les entreprises du numériques gravitent autour d'écosystème basés sur la production de certaines grosses boites.
C'est tout à fait ca.
Là moi ce qui me fait peur c'est s'ils ne fondent pas leur politique sur le développement d'entreprises qui produisent des biens à forte VA.
Le chinois savent nous copier, les coréens sont devant nous sur pas mal de domaine.
soit on se remet à produire des objets performants et utiles et on fait graviter une éco autour, soit on fait partie de l'éco qui gravite autour de la production des autres.
Mais là on est dépendant et à la traine dans ce cas.
Tout l'enjeu est de reprendre un leadership, pas partout, mais dans certains domaines clés.

Cela démontre encore plus l'intérêt de mettre à profit les avancées que nous avons et de faire en sorte que les structures crées contribuent à faire perdurer notre avance.

Parce que de l'avance on en a dans bien des domaines.

On rejoint encore l'inter relation entre le centre et les prériphéries. Si le centre va et reste leader, cela permet aux périphéries de se développer et même à terme de s'émanciper
Inscrit le 31/03/2009
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Relier les TIC aux autres domaines et sortir du dogme du code pur c'est possible. Je prend un exemple (je sais un exemple se retourne) la France produit des voitures, voitures qui ont la particularité d'être équipées d'une électronique embarqué d'une qualité désastreuse (et c'est peu dire). On peut aussi imaginer développer des pôles de compétence pour l'informatique et l’électronique embarqué en aéronautique pour Airbus et Dassault. Développer l’intelligence logiciel pour les chantiers navals (Saint Nazaire, Toulon, Brest, Lorient)

Seul soucis il est nécessaire d'avoir un coup de pousse de l'état. Car dans ces boites comme dans beaucoup d'autres l'informatique n'est qu'une ligne dans la rubrique coûts et n'est pas du tout considéré comme un vecteur potentiel d'accroissement de la compétitivité.
Sans l'aide de l'état pour expliquer aux décideurs quel est l’intérêt d'un tel développement j'ai peur que tout ça ne soit un gros flop. Encore un.

Mais c'est un autre débat.
Inscrit le 10/07/2008
3295 messages publiés
On peut aussi imaginer développer des pôles de compétence pour l'informatique et l’électronique embarqué en aéronautique pour Airbus et Dassault.

Ca, on est déjà munis. Et rien qu'à voir la plaquette avec un smartphone, un piaf et des danseuses, tu comprends qu'on n'est pas du tout dans le même monde. Je crains plutôt un naufrage à la mode PUR.
Inscrit le 06/04/2012
461 messages publiés
Ouais ca sent l'echec à plein nez si c'est pour aller se casser les dents sur des secteurs deja fortement concurrencés.
C'est pas en bidouillant des applis smartphone que ca va marcher.

Les grands succès français sont nés de l'innovation et pas du suivisme. (carte à puce par exemple)
Ils sont nés de la capacité à proposer des produits que les autres ne savent pas faire.

J'ai bien peur que cette initiative, toute louable qu'elle soit, ne finisse par etre que poudre aux yeux.
Inscrit le 15/08/2008
2853 messages publiés
Je propose quelques points de plus pour continuer leur mouvement :
- HADOPI
- LOPSSI
- taxe du secteur numérique à tout va
- .....

Ah ben non ça c'est déjà fait....
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