C'est une bonne nouvelle pour le déploiement de la fibre optique. Orange a finalement trouvé un terrain d'entente avec Free, qui reprochait à l'opérateur historique un manque de fair-play. Le trublion des télécoms souhaitait qu'Orange ouvre ses infrastructures, construites du temps de son monopole public, pour faciliter la pose de la fibre. Une action devant l'autorité de la concurrence avait été engagée.

Tout est bien qui finit bien. Après plusieurs années de procédure devant l'autorité de la concurrence, Orange et Free sont parvenus à régler à l'amiable un contentieux sur les conditions d'accès aux infrastructures de génie civil de l'opérateur historique. Free, qui avait engagé une action auprès de l'autorité administrative indépendante, a en conséquence choisi de se désister, mettant de facto fin au dossier.

Free avait choisi d'attaquer Orange au motif que celui-ci empêchait les autres opérateurs d'accéder à ses infrastructures. Or, celles-ci sont très pratiques dans le cadre du déploiement de la fibre optique puisqu'elles évitent de faire des travaux d'aménagement redondants, comme le creusement de tranchées dans les rues, ce qui à l'avantage de réduire considérablement les coûts et les délais de la pose de la fibre.

Cette obstruction était d'autant plus anormale et injuste aux yeux de Free que l'opérateur profitait lui-même de son ancien statut de monopole public et du réseau de 350 000 km d'artères de génie civil construit lors du déploiement des fils de cuivre du téléphone. Ces fourreaux ont donc rapidement représenté un enjeu stratégique dans les projets des opérateurs concernant la fibre optique.

C'est une excellente nouvelle, et pas uniquement pour Free. En effet, l'accord conclu entre les deux parties aura des répercussions sur les autres opérateurs. "Le protocole fera  l'objet d'une déclinaison commerciale par Orange auprès de l'ensemble des opérateurs tiers", pointe l'autorité de la concurrence, qui estime que ce règlement à l'amiable profitera directement à 510 000 logements de vingt communes.

L'accès à ces fourreaux sera payant, mais "à des conditions techniques et financières plus favorables aux opérateurs dans les zones concernées". Pour les opérateurs, cette solution reste de toute manière beaucoup plus intéressante financièrement et techniquement que de défoncer la chaussée pour déployer un réseau parallèle, ce qui aurait été très long et très cher.

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