Contraint par des problématiques de droit d'auteur, France Télévisions ne peut proposer sur Internet que la météo française, le journal TV et quelques rares programmes aux Français qui partent en vacances à l'étranger.

La semaine dernière, le député UMP Frédéric Lefebvre se plaignait auprès du gouvernement du filtrage géographique mis en place sur Pluzz, qui empêche les Français de l'étranger d'accéder en catch-up TV aux programmes du service public de télévision française. Comme tout diffuseur, France Télévisions est obligée de négocier avec les producteurs les droits de diffusion pour chaque territoire, et doit la plupart du temps se contenter de ne diffuser ses programmes qu'en France. Y compris sur Internet, qui n'a d'internationale que son infrastructure technique.

Les droits d'auteur ont obligé depuis longtemps les diffuseurs de contenus audiovisuels à appliquer des restrictions géographiques qui empêchent les internautes d'accéder à des vidéos qui ne leur sont pas destinés. Il faut alors utiliser un VPN pour contourner le filtrage géographique, ce qui n'est pas sans risque juridique. En France, la loi punit le fait de contourner les mesures techniques de protection des oeuvres.

Les internautes français qui sont en vacances à l'étranger doivent donc se contenter de regarder les quelques programmes produits par France Télévisions, dont elle possède l'intégralité des droits, qui lui permettent de les diffuser à l'étranger. Sur Pluzz, la section "depuis l'étranger" liste ainsi les programmes visibles hors de France issus de France 2, France 3, France 4, France 5, France O, et la 1ère. 

Il s'agit, quasi exclusivement, de la météo française (pratique quand on est à l'étranger), et des journaux TV. Si vous souhaitez accéder à un numéro des Chiffres et des Lettres, ou permettre à votre enfant de s'instruire en regardant C'est Pas Sorcier, il faudra attendre d'être de retour en France, ou pirater. A moins que la loi n'évolue et ne finisse par interdire le filtrage géographique au sein des frontières européennes, comme devrait l'inciter un arrêt de la Cour de Justice de l'Union Européenne de 2011.

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