La découverte du programme PRISM pourrait conduire le Congrès des États-Unis à enclencher une commission d'enquête. RSF le souhaite, précisant que les conclusions du rapport, s'il voit le jour, ne doivent pas être cachées aux yeux du public.

Le Congrès des États-Unis lancera-t-il une enquête une commission d’enquête sur les programmes de surveillance généralisée, qui ont été révélés la semaine dernière par la presse internationale ? C'est le souhait qu'a formulé aujourd'hui Reporters Sans Frontières. Il s'agirait de "clarifier les liens" entre le renseignement américain et les géants du net impliqués dans le projet PRISM.

Pour l'ONG, la commission d'enquête doit intervenir à deux niveaux. D'abord, il faut qu'elle identifie "l'ensemble des pays et organisations ayant contribué au dispositif de surveillance massive mis en place par les autorités américaines". Ensuite qu'elle évalue "à quel point les données collectées et transmises sont attentatoires à la vie privée et de ce fait à la liberté d’expression et d’information".

L'organisme de défense de la liberté de la presse met toutefois en garde les parlementaires qui auraient l'intention éventuelle de protéger les conclusions d'un éventuel rapport du sceau du secret. "Les résultats de cette commission ne sauraient être classés 'secret défense'. Ces questions, protection de la vie privée et liberté d’expression, relèvent de l’intérêt public", souligne RSF.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés