Suite à un article publié sur Ratiatum, la Fnac nous précise qu'il n'y a pas 177 enseignes en France comme nous l'annoncions, mais 69. Il nous faut donc refaire nos calculs...

Dans un article publié récemment, nous arrivions à la conclusion que 95 % des disques vendus par la Fnac rapportent moins de 1,1 euros par jour à leurs artistes auteurs, compositeurs et interprètes ! L’une des données de ce calcul était le nombre d’enseignes de la Fnac, que nous avions manuellement comptabilisé à 177, d’après leur répertoire.

En réalité, « la Fnac a déployé 68 magasins en France + le site Internet Fnac.com« , nous précise le groupe. Aussi, il nous faut en toute honnêteté reprendre cette donnée dans nos calculs. Rappelons que tout part du président de la Fnac, Dennis Olivennes, qui pour défendre l’importance de son groupe pour la diversité culturelle, indique que « sur les 200 000 disques différents que vend la FNAC chaque année, 190 000 se vendent à moins d’un exemplaire par FNAC et par an« .

Sur une moyenne haute d’un CD vendu 20 euros au client par la Fnac, disions-nous, la maison de disque a touché au mieux 14 euros. Les artistes touchent moins de 10 % de ce prix de gros en royalties, soit 1,4 euros, auxquels s’ajoutent environ 1 euro de droits à la Sacem, qui retiendra 20 centimes de frais de gestion. Au total donc, et en étant optimistes, les auteurs, compositeurs et interprètes gagnent ensemble 2,2 euros par CD vendu.

Cette partie du raisonnement reste inchangée.

190.000 disques se vendent, nous dit M. Olivennes, à moins d’un exemplaire par an et par magasin. Non plus 177 magasins, comme nous l’avions écrit, mais 69, ce qui n’est pas une mince différence, plaidons coupable. 69 magasins, cela ne nous fait donc plus 390 euros par disque et par an comme nous l’écrivions, mais 152 euros pour l’ensemble du groupe Fnac.*

Calcul refait, 95 % des disques vendus par la Fnac ne rapportent donc pas moins de 1,1 euros par jour à leurs artistes auteurs, compositeurs et interprètes, mais à peine plus de 40 centimes.

C’est sûr, il fallait maudir cette fichue licence globale qui allait ruiner la création.

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