En partenariat avec le maire de Namie, une ville japonaise évacuée suite à l'accident nucléaire de Fukushima, Google propose de parcourir virtuellement les rues désertes de la commune grâce au service Street View. Pour le maire, cette initiative permet de témoigner de l'ampleur de la catastrophe qui a frappé les 22 000 habitants de la ville et les a contraint à fuir.

Suite à l'accident nucléaire de Fukushima, l'état d'urgence a été décrété par le gouvernement et progressivement étendu aux villes avoisinantes. L'évacuation des populations s'est déroulée dans un rayon de 20 kilomètres autour de la centrale, tandis que des consignes de confinement ont été données pour les populations situées entre 20 et 50 kilomètres.

Plus de deux ans après la catastrophe, la gestion des populations évacuées se poursuit. Si le retour se prépare dans certaines communes, lorsque l'exposition aux radiations est inférieure à un certain seuil, il demeure interdit dans d'autres. C'est le cas de Namie, ville située à moins de 20 kilomètres de la centrale. Peuplée de 22 000 habitants, la commune est devenue une ville fantôme.

Sera-t-il un jour possible de revenir vivre à Namie ? Rien n'est moins sûr. Très proche et sous le vent de la centrale, il faudra du temps pour que les radiations atteignent un niveau tolérable. En attendant, il reste possible de parcourir les rues de la ville… de manière virtuelle. En effet, Google propose désormais de se rendre à Namie via son service de navigation, Street View.


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Sur le blog dédié à Street View, Google a laissé la parole au maire de Namie, Tamotsu Baba, qui est associé à l'initiative. "Depuis la catastrophe de mars, le reste du monde est allé de l'avant et de nombreux endroits au Japon ont commencé à se redresser. Mais à Namie, le temps reste suspendu", a-t-il expliqué, souhaitant que les images de Street View permettent de mesurer l'ampleur du drame qui s'est joué ici.

"À cause de la menace permanente du nucléaire, nous avons seulement été en mesure d'accomplir un travail de reconstruction superficiel depuis deux ans. […] Cela prendre encore beaucoup de temps et nécessitera l'aide de nombreuses personnes, mais nous n'abandonnerons jamais l'idée de retourner un jour chez nous", a conclu Tamotsu Baba.

( photo : domaine public Steve Herman )

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