La Commission européenne a assuré que l'accord entre Google et la FTC, qui sera définitivement scellé début février, n'affectera en aucune façon l'enquête actuellement en cours sur le Vieux Continent. Google est suspecté d'abuser de sa position dominante dans la recherche en ligne pour privilégier ses services et produits.

La Commission européenne a "pris note" des conclusions de la Federal Trade Commission (FTC), qui a annoncé jeudi avoir mis un terme à son enquête sur Google, accusé d'abus de position dominante. Bruxelles a fait savoir que la décision de la FTC "n'a aucune implication" dans la procédure engagée actuellement sur le Vieux Continent. Les discussions se poursuivent donc avec le géant du net.

Suite à l'accord entre Google et la FTC, la firme de Mountain View devra prendre un certain nombre de mesures afin de modérer ses pratiques commerciales. Cependant, les actions envisagées par l'entreprise ne répondent pas à la principale problématique, à savoir la surexposition médiatique de ses services et de ses produits, douchant les espoirs des partisans d'une intervention plus musclée du régulateur.

Mais la part de marché contrôlée par Google dans la recherche en ligne varie énormément selon que l'on se trouve d'un côté ou de l'autre de l'Atlantique. En Amérique du Nord, celle-ci tourne autour de 66 %. Dans les principaux pays européens (Allemagne, Espagne, Italie, France, Royaume-Uni), elle dépasse la barre des 90 %. La perception du problème et de ses éventuels effets négatifs n'est ainsi pas la même.

En Europe, l'enquête contre Google pour abus de position dominante a démarré en novembre 2010. Deux ans plus tard, le commissaire européen en charge de la concurrence a expliqué que les "divergences avaient été substantiellement réduites" entre les deux parties. Des "engagements détaillés" doivent être avancés par l'entreprise américaine dans les prochaines semaines.

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