Droit d'auteur : 12 propositions pour sortir du débat

Guillaume Champeau - publié le Vendredi 20 Janvier 2006 à 12h01 - posté dans High-Tech

En marge d'une guerre des tranchées entre partisans de la licence globale et partisans de la répression et de la surprotection des droits d'auteurs, nous publions 12 propositions et orientations pour ce qui serait vraiment une réforme du droit d'auteur, et non un projet de loi sans ambition.

Une manche à zéro, la balle est au centre. La première mi-temps de la discussion sur le projet de loi sur le droit d'auteur et les droits voisins dans la société de l'information (DADVSI) devait conduire à un renforcement des sanctions contre les internautes et une protection des mesures techniques de contrôle des utilisateurs. A la surprise générale, elle a conduit les députés le 21 décembre à adopter un amendement légalisant le téléchargement sur Internet, accompagné d'une rémunération pour les artistes. Depuis, le débat du droit d'auteur se cristallise entre partisans et opposants de la " licence globale ". Le 8 février débutera la seconde mi-temps du match, avec des changements d'effectifs annoncés dans les équipes, les coachs de chaque camp ayant rappelé les règles du jeu. Mais joue-t-on la bonne partie ?

La réforme du droit d'auteur de 2006 doit-elle vraiment se jouer uniquement sur la légalité ou non du téléchargement, les sanctions et les rémunérations à apporter à Johnny et Chimène Badi ? Aveuglés par ce débat sans grande importance pratique (le téléchargement non encadré continuera avec ou sans loi), l'on oublie que le droit d'auteur dans son ensemble est heurté par Internet et appelle une grande réforme, bien plus ambitieuse que le projet DADVSI.

Voici une liste de 12 orientations et propositions concrètes pour permettre au droit d'auteur de se réconcilier avec Internet :

1. Redonner au législateur national le pouvoir de sa législation. Le projet de loi que l'on discute cette année est issu d'une directive européenne adoptée en 2001, qui elle-même transposait en droit européen des accords internationaux signés à l'OMPI en 1996, négociés entre diplomates sans légitimité électorale. Le législateur est donc aujourd'hui pieds et poings liés ; il doit adopter une législation vieille de 10 ans qui date d'une époque où Internet était encore balbutiant et où Napster n'existait pas encore (il est né en 1998). Pourtant le droit d'auteur en 10 ans a profondément changé, ne serait-ce que parce que les auteurs d'il y a 10 ans étaient essentiellement des professionnels de l'édition, de la chanson, du cinéma... alors qu'aujourd'hui ce sont majoritairement des " consommauteurs " (consommateurs auteurs), ou " pronétaires " pour reprendre le terme de Joël de Rosnay et Carlo Revelli. Avec des millions de bloggeurs, de podcasters, avec les forums, les wikis, les sites personnels, le droit d'auteur n'est plus l'affaire des diplomates spécialistes d'antan. En 10 ans, le droit d'auteur est devenu un vrai enjeu de société qui touche chacun de nous, dont il faut ramener les discussions dans les hémicycles. On ne peut plus légiférer sur ces questions avec 10 ans de retard.

2. Raccourcir la durée de protection accordée aux ayant droits. Le droit d'auteur a été vu dès son origine comme un système d'équilibre entre la nécessité d'encourager la création en donnant un monopole temporaire au créateur sur son œuvre, et la nécessité de donner au public un libre accès aux œuvres par le domaine public. La durée du droit d'auteur, qui détermine l'étendue du domaine public, est une variable très importante dans cette équation. Actuellement en droit français une œuvre est protégée 70 ans après la mort de son auteur. Quelle incitation à créer a-t-on lorsqu'une œuvre à succès confère une rente à vie à son créateur ? Le résultat est qu'une maison de disques (qui bénéficie de droits similaires, adaptés à la personne morale) a plus d'intérêt financier aujourd'hui à sortir une compilation de Georges Brassens qu'à prendre le risque de promouvoir un jeune auteur. Et un internaute n'a toujours pas le droit de télécharger en 2006 le vieux King-Kong de 1933, ce qui permet aux Editions Montparnasse de le proposer encore aujourd'hui à 10 euros le visionnage sur Internet. Le monde de l'information s'accélère à un rythme toujours croissant, et la durée de protection des droits d'auteur est, elle, ne fait que s'allonger pour traverser les siècles. C'est illogique et contre-productif.

3.Ne pas légiférer sur des angoisses et des suppositions. Aucune étude sérieuse n'a su démontrer de relation de cause à effet entre la baisse (il y a d'ailleurs reprise) des ventes de CD et le téléchargement " illégal ". Mais surtout l'Histoire bégaye. Les mêmes peurs ont été exprimées avec le piano mécanique, le photocopieur, la radio (le marché du disque a presque totalement disparu dans les années 30 aux USA après l'apparition de la radio dont le son était de meilleure qualité), la télévision (les studios d'Hollywood ont refusé pendant des années d'accorder des licences sur leurs films aux chaînes de télévision, qui sont aujourd'hui une source première de revenus), le magnétoscope... A chaque fois, l'industrie annonçait sa mort prochaine, et à chaque fois elle a su tirer le meilleur profit de ces innovations. Internet ne doit pas être une exception dans la longue histoire de l'innovation, et le législateur ne doit pas légiférer sur ce qui ne sont que des angoisses face à un chamboulement de plus dans l'univers technique de la musique et du cinéma.

4. Créer un fonds public d'aide à l'enregistrement. Aujourd'hui chaque internaute peut diffuser la musique qu'il crée. Des sites comme Jamendo.com ou Musique-Libre.org diffusent des œuvres d'artistes qui acceptent de voir leurs œuvres téléchargées gratuitement et librement. Mais certains genres musicaux ne peuvent pas être enregistrés dans un grenier. Il faut à ces artistes des moyens techniques et financiers que seules les maisons de disques peuvent leur offrir, et ces dernières bénéficient de cet avantage pour faire main basse sur les auteurs. L'Etat ou les collectivités locales pourraient aider ces artistes à enregistrer leur musique pour une diffusion libre sans que ça ne soit lié au chantage conscient ou non d'une signature avec une grande maison de disques.

5. Contraindre la Sacem à libérer ses auteurs. Un artiste inscrit à la Sacem n'a pas le droit de diffuser sa propre musique sur son blog. La Sacem le lui interdit. Ainsi tous les artistes qui usent des licences Creative Commons pour diffuser leurs œuvres gratuitement de leur propre chef ne peuvent pas être adhérents à la Sacem, et donc recevoir des subsides de leurs éventuels passages à la radio. Il y a incompatibilité totale entre Sacem et Creative Commons. La loi pourrait obliger les sociétés de gestion à donner aux auteurs la liberté de reprendre leur gestion en main sur Internet (un artiste qui signe à la Sacem lui accorde la gestion exclusive de ses œuvres sur tous les média, et de toutes ses œuvres, passées comme futures). Note : entre la rédaction de ces propositions et leur publication, la Sacem a annoncé qu'elle allait autorisé ses auteurs-compositeurs à diffuser leurs œuvres sur Internet, mais uniquement sur leur propre site, et uniquement en streaming, ce qui est loin d'être suffisant.

6. Encourager une concurrence entre sociétés de gestion. Environ un quart des sommes collectées par la Sacem vont à la Sacem pour ses " frais de gestion ". N'ayant aucune concurrence, la Sacem n'est pas incitée à optimiser sa gestion pour maximiser la part reversée aux auteurs, et la qualité de la répartition. La loi doit favoriser la création de sociétés de gestions alternatives, comme c'est le cas aux Etats-Unis.

7. Encadrer la relation contractuelle entre auteurs et producteurs. Il n'y a pas de réel équivalent au code du travail pour les auteurs qui signent avec une maison de disques. Les clauses des contrats de production sont très souvent abusives et les " royalties " d'un niveau minimum (de l'ordre de 5 à 10% net). Les artistes qui rêvent de signer dans une grande maison de disques acceptent ces conditions, quelles que soient les conditions. Il faut encadrer au mieux cette relation contractuelle, désastreuse pour l'artiste. On a vu par exemple Johnny Hallyday qui part chez Warner en laissant tous ses anciens disques dans le portefeuille d'Universal.

8. Permettre à chacun de devenir distributeur de musique. Les grands magasins comme la Fnac ou Virgin n'ont aucun intérêt pratique sur Internet où tout est par nature accessible à tous à n'importe quel moment. Ces monopoles dans la distribution sont un frein à la diversité culturelle et à l'abaissement des coûts pour l'usager. Pourtant les maisons de disques n'accordent les droits de leurs catalogues qu'à ces grandes enseignes, empêchant toute offre légale innovante concurrente de voir le jour. Un système de licence obligatoire pour accéder aux catalogues, dont les conditions d'accès seraient régulées par une autorité de surveillance, assurerait une meilleure concurrence du marché.

9. Faire confiance aux systèmes alternatifs de distribution. Sur Internet où chacun peut distribuer la musique à la place de la Fnac, chacun peut avoir le droit à une commission sur les recettes générées. C'est le modèle de Weed (weedshare.com), qui répartie les fruits des ventes de chansons entre l'artiste, le consommateur qui a distribué la chanson au client, et lui-même. C'est un modèle de gagnant-gagnant qui offre une alternative intéressante au tout-gratuit, en trouvant une autre incitative que la répression.

10. Ne pas handicaper le développement d'Internet au profit des vieux média. Les radios de demain sont les offres de podcasting, personnalisées par réseaux sociaux (on le voit avec l'achat de Webjay par Yahoo). La radio hertzienne est morte à plus ou moins long terme. Or les radios hertziennes ont le droit de diffuser des chansons sans demander l'autorisation des maisons de disques (en payant la Sacem), alors que les webradios et podcasters n'ont pas cette possibilité. Ce désordre crée par le droit d'auteur un déséquilibre de la concurrence et un frein à l'innovation.

11. Remettre en question la chronologie des média. Le marché du cinéma est parfaitement organisé en France, avec d'abord la sortie en salle, puis seulement 6 mois après la sortie du film en DVD, puis sur les kiosques payants au bout de 9 mois, puis sur les chaînes cryptées type Canal+ au bout de 12 mois, puis enfin sur les chaînes en clair après 2 ans... Le système a permis à tous les acteurs de trouver leur compte sans concurrence véritable, mais il est absurde aujourd'hui où plus d'un tiers des films sont disponibles dès leur sortie sur les réseaux P2P, et la majorité dès les semaines qui suivent.

12. Lever le tabou de l'obligation de dépôt des œuvres. La loi accorde à l'auteur un droit exclusif sur son œuvre dès sa création. Ce principe se justifie dans la vision d'un droit d'auteur dédié principalement aux professionnels ; il a toujours s'agit de protéger un professionnel (un auteur) contre un autre professionnel (un autre auteur ou un éditeur) qui aurait indûment copié une œuvre. Mais aujourd'hui la fonction économique du droit d'auteur s'inverse. Il tend à y avoir davantage d'auteurs à créer des œuvres (que ce soient des chansons ou des commentaires sur un blog) qui ne souhaitent pas tirer le moindre bénéfice économique de leurs créations. Le succès des Creative Commons en témoigne. Le droit d'auteur doit tenir compte de cette évolution, et libérer par défaut les droits sur toute exploitation non commerciale d'une œuvre dont l'auteur n'a pas souhaité réserver les droits lors sa publication. Comme pour les brevets, l'auteur qui souhaite préserver son monopole en toutes situations devrait effectuer une démarche active de dépôt, avec le paiement de droits de gestion (un système de marqueur sur les fichiers permettrait de l'identifier comme déposé). Pourquoi un auteur qui a pour ambition de réaliser un profit par son œuvre n'aurait-il pas à payer un loyer comme un commerçant doit payer ses murs ? On ne peut pas être un professionnel en ayant les avantages sans en subir les inconvénients...

Le débat est ouvert.
 
Publié par Guillaume Champeau, le 20 Janvier 2006 à 12h01
 
 
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Commentaires à propos de «Droit d'auteur : 12 propositions pour sortir du débat»
 
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Ce serait bien, la France après avoir dit non à l'europe fasse également péter l'EUCD...
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Je suis d'accords sur tout les points
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Excellent, je suis heureux que Rat' fasse un peu de lobying idéologique. Enfin ! ...
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Sinon après relecture euphorique, je pense que l'argumentaire est trop orienté 'Musique'. Qui est un faux pb : La musique ne disparaitra pas avec internet.

Le vrai pb est celui de l'exception culturelle francaise du cinéma et du jeu-video. Et là ca complique...
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Y a qd mm de vrais bonnes propositions
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Totalement d'accord avec cet article bien pensé.
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Notement les 4 premieres et 4 dernieres. A mon avis
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Argumentaire à reprendre pour le "parti des pirates" francais à venir; peut être...
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Je copie-colle sur le Forum...
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Oui, c'est bien de dépassionner le débat et de faire des propositions concrètes au delà des positions extrémistes dres uns ou des autres. Attention cependant à être précis. Vous confondes trop souvent artiste et auteurs, droits des artistes et des droits des auteurs, maisons de disques et éditeurs, producteurs et distributeurs, etc.

C'est bien de faire des propositons concrètes mais à conditions qe celles-ci tiennent compte des réalités concrètes des métiers de la filière musicale. Et au délà.

Votre point 1 est intéressant, mais ne vous semble-t-il pas contradictoire de demander aux législations sur les droits de devenir nationales quand le medium est par nature global ?

Idem pour votre point 12 qui considère que les auteurs professionels doivent payer un "loyer" alors que précisément, vous critiquez le fait que la Sacem leur retire les frais de gestion ! Et rien que sur cette question (la gestion point 6) il y aurait beaucoup à dire sur la meilleure gestion des droits : au profit de qui : des auteurs, des utilisateurs, du public, de la diversité culturelle ? Est-ce la simple concurrence d'autres société de gestion qui permettrait de réguler ce marché en tenant de compte de tous ces intérêts parfois contradictoires ?

ALors évidemment, quand vous dites qu'il faut remettre en cause la chronologie des médias (point 11), on ne peut qu'être d'accord puisque Internet en lui-même remet en cause les typologies de média. Qu'est-ce qu'une chaîne de TV gratuite ou à péage, spécialisée ou généraliste, ou même un vidéo club quand se développe la VOD à l'acte ou à l'abonnement et le vidéo projecteur à la maison ? Mais ce n'est pas une raison pour remttre en cause la chronologie des offres et notamment des prix. Il semble logique qu'un film qui sort soit plus cher à regarder qu'un film qui a 5 ans. Je me trompe ?

Bon je m'arrête je vais écrire un roman.
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22645 messages publiés
Remix > Merci pour ces commentaires.

Au niveau de la précision auteur/artistes; c'est très dur de l'être (précis) étant donné qu'il y a un beau mélange des genres entre la loi (qui ne connaît que des auteurs), le langage commun (qui connaît surtout des artistes), et le langage de la profession (qui distingue tout le monde). Ceci dit le texte ne se veut pas d'une grande rigueur juridique - je pourrais, c'est ma formation, mais plus un appel du pied.

Y a-t-il contradiction sur le fait de demander une "nationalisation" des débats sur la question internationale du droit d'auteur ? Je crois que non, pour une raison essentielle d'efficacité. Quand tout est centralisé, on voit ce que ça donne : 10 ans de retard.

Sur la question 12, je n'ai jamais critiqué le fait pour la Sacem de prendre des frais de gestion. C'est normal. Je critique le manque d'optimisation pour faire baisser ces frais de gestion, ce qui est très différent.

Sur la "chronologie des offres", je n'ai pas d'idée, mais la question est intéressante. Ce qui est sûr c'est que seul le marché (et non la loi) peut en décider. C'est un peu le modèle que propose Google avec son Video Store, il me semble (chaque éditeur fixe son prix pour chaque oeuvre).
Inscrit le 22/09/2005
97 messages publiés
"Or les radios hertziennes ont le droit de diffuser des chansons sans demander l'autorisation des maisons de disques (en payant la Sacem), alors que les webradios et podcasters n'ont pas cette possibilité."
Sérieux ? C'est du n'importe quoi. Je ne vois pas la différence. Et qu'on ne me dise pas que c'est parce qu'avec les webradios on peut enregistrer en mp3, car avec une carte FM, on peut aussi le faire avec une radio hertzienne.
Inscrit le 20/01/2006
8 messages publiés
Bonjour à tous,
J'ai entendu ce matin sur FranceInter qu'aujourd'hui il y avait un débat sur leur forum concernant "les pirates", internet, le téléchargement...blablabla...

Sachant que certains hommes politiques écoutent cette radio (d'après les dires de la radio), il serait intéressant que des "non-extrèmiste" (pour ou contre) prenne la parole.
N'étant pas assez callé sur tout le dossier je vais plutôt éviter d'en parler, ça m'évitera d'écrire des conneries.
Mais j'invite les autres à y aller, on ne sais jamais, si de bonnes idées (intélligentes) pouvaient être entendues...
Sur ceux...
Bonne journée à tous.
Inscrit le 18/06/2004
10 messages publiés
Esperons que les "politiques" vous entendrons... en tout cas, merci pr ce récap qui permet d'y voir + clair ...

BOn week all, ju ;-)
Inscrit le 01/12/2005
15 messages publiés
@ Kad > concernant les frais de gestion de la Sacem et pour y avoir bossé (je vous rassure, plus en tant que 5ème colonne qu'autre chose , je confirme que rien n'est fait pour faire baisser ces frais de gestion.
A l'époque et selon un audit interne, le circuit de la perception des droits d'auteur est tellement bien rodé et vérouillé par la Sacem qu'elle pourrait se passer de 40% de son personnel sans perturbation aucune et donc, par exemple, reverser une plus grande partie de l'argent récolté à ses sociétaires que sont les auteurs/compositeurs et éditeurs (n'est-ce pas son but ?!).
A l'époque 750 personnes bossaient au siège : je vous laisse faire le calcul !
Mon souvenir : népotisme, mafia familiale, position monopolistique et imcompétence...
Inscrit le 03/02/2005
960 messages publiés
Hein! Mais t'es pas un peu fou, SpiderSan, de faitre ce type de déclaration ici !
Dire que certain dialogue avec Petitgirard depuis plusieurs jours...
Inscrit le 08/09/2003
4578 messages publiés
Bien bel article, qui a le mérite de lancer un débat !
Il reste à faire une lettre ouverte aux politiques qui vont décider de ce que sera la loi !
Mais un point me chiffonne tout de même : « ...un système de marqueur sur les fichiers permettrait de l'identifier comme déposé... ».
Arf, on croirait entendre parler de DRM ?
Pour ma part, les DRM sont hors la loi dans un pays démocratique.
Inscrit le 11/04/2004
1311 messages publiés
Pas d'accord pour un système de brevet pour la protection des oeuvres. C'est antidémocratique. Le droit d'auteur à la française est ainsi fait qu'il protège tout le monde *automatiquement*, moi et vous si vous venez à créer quoi que ce soit. Un système d'enregistrement payant favoriserait tout simplement les arnaques et les expropriations et seuls les plus friqués pourraient se défendre. La licence Creative Commons est très bien dans la mesure ou l'auteur reste toujours le maître de ce qu'il veut faire de son œuvre et sans que cela lui coûte.
Inscrit le 09/12/2005
690 messages publiés
@TotoRhino
C'est bien ça le problème, on est plus dans une démocratie, mais dans une république où les bananes sont fournies par Virgin et FNAC.
Inscrit le 11/04/2004
1311 messages publiés
@ SpiderSan
Tu as raison la Sacem devrait délocaliser en Chine. Qu'on les foute dehors tous ces feignants, ça fera plus de thunes pour Johnny... enfin son compositeur...

N'importe quoi. Il est heureux que la Sacem paie ses salariés dont tu fis partie. Arrêtez les arguments nauséabonds on se croirait chez les crânes rasés ou du moins pas loin d'un de leur maîtres à penser : Pierre Poujade. Le meilleur moyen de faire passer Ratatium comme un ramassis d'extrémistes irresponsables.
Inscrit le 03/02/2005
960 messages publiés
Pas d'accord. Je suis trés intéréssé à savoir comment diable fonctionne la sacem...
C'est si obscure qu'on nous éclaire
Inscrit le 13/08/2002
22645 messages publiés
Cet article n'a pas vocation à faire le procès de la Sacem mais à analyser les failles du droit d'auteur. Merci de garder cela à l'esprit le forum est là pour les débats parallèles.
Inscrit le 11/11/2005
14 messages publiés
Voilà enfin, que l'on commence à parler
du vrai problème que sont les droits d'auteurs et leurs néfastes bactéries
qui contaminerons la culture future et les créateurs de demain, chose que j'ai souvent rappeler dans cet exellent forum.

Dans l'ensemble je suis assez d'accord, mais le point 5 mérite reflexion. En effet, si un artiste décide de se licencer (tiens tiens, du copyright aussi ???) chez
Creative Commons , c'est un choix qui lui reviens de droit mais si il offre son oeuvre, il ne faut pas s'attendre à recevoir, "donner c'est donner et reprendre c'est...", la Sacem ne peut pas payer un ayant-droit sur qui elle ne gagne rien, ce n'est pas l'armée du salut mais une
société avant tout qui doit obtenir pour rendre, la protection passe par là.

Quand à l'interdiction, elle est se justifie si l'on considère que l'artiste voudrais ou doit en vivre, il faut
quand même un certain temps pour gagner de l'argent par les ventes etc..., et que la Sacem se resource par les diffusions etc..., pour redistribuer à son ayant droit.
On ne peut pas toujours tout offrir et chacun le sait. En revanche, les droits devraient être révolus au delà de vingt ans tout comme l'inventeur. Tout pour le grand
public, car c'est pour lui qu'on a travaillé.

Quand au point 12, je suis d'accord que l'artiste paye pour sa protection mais alors, à condition que l'oeuvre entre
dans les bacs, c'est à dire dès qu'il y a rendement, ce qui n'est pas le cas chez l'inventeur et qui devrait absolument changer, mais c'est encore un autre débat.
N'oublions pas que le commerçant paye ses murs mais gagne aussi auquel cas il met la clé sous la porte tout comme l'artiste ou l'inventeur.

Merci à ratiatum d'ouvrir enfin ce débat.
Inscrit le 03/02/2005
960 messages publiés
Je suis d'accord avec kad. La sacem on s'en fou. Et mm la musique on s'en fou.
Les musiciens vivrons toujours. Au moins (et mm surtout) de la scene.
Un album coute 20K€ à une maison de disque. C'est cher mais ca peu tendre vers 0 avec l'excellente proposition 4 (que j'ai aussi fais sur le forum) d'avoir des studio public.

Bref concentrons nous sur l'exception culturelle francaise : le ciné et le jeu vidéo.
Est il possible de les sauver du piratage ?
Inscrit le 21/10/2004
86 messages publiés
Mais comment qu'elles sont trop bien tes propositions Kad!

Kad Redal Président!
Kad Redal Président!
Kad Redal Président!
Inscrit le 20/08/2005
67 messages publiés
Bien joué Guillaume , un bon résumé de la situation; notamment la proposition 5 qui souligne une fois de plus la position "Juracienne" de la sacem qui ne voit pas l'énorme mouvement de la musique indé et libre sur les réseaux;
bref tout bon. Il est grand temps que l'industrie adopte une réflexion "consumer centric" comme dirait Alban Martin. 2006 sra l'année d'une nouvelle vision du monde de l'économie des oeuvres numériques.Certaint ont du soucis à se faire.
Il est grand temps d'accepter la réalité pour ce qu'elle est.
Inscrit le 29/11/2003
6285 messages publiés
Très bonne initiative.
Il ne faut pas perdre de vue que la prochaine forme du capitalisme (si elle doit exister ) sera la capitalisme cognitif. Donc lutter contre l'appropriation de la donnée est probablement décisif pour le visage de l'économie du siècle qui va s'écouler. La donnée n'étant pas rare par nature car très facilement copiable, certains préconisent l'appropriation et la création d'une rareté artificielle, d'autres estiment que l'opportunité de passer enfin à un capitalisme "+ humain".
Inscrit le 20/11/2004
1783 messages publiés
Simples remarques, mais un edit serait le bienvenu, il y a deux grosses fautes d'orthographe :
«la Sacem a annoncé qu'elle allait autorisé» - er
«Weed (weedshare.com), qui répartie» - it
Inscrit le 27/01/2005
42 messages publiés
Virer les mayors.
Trouver un autre mode de recuperer les sous (les notres) pour financer la musique.
Inscrit le 11/04/2004
1311 messages publiés
Sur la Sacem. Ci-joint un échange trouvé sur le forum de Macbidouille : petite mise au point. Le problème n'est pas la Sacem qui fait son travail, même si on est en droit de ne pas être d'accord avec ses prises de positions. En finir avec les ragots qui ne sauraient en aucun cas servir d'argument et qui ne servent qu' à décrédibiliser les critiques de DADVSI.

D'après Wikipedia :

« Elle perçoit chaque années environ 600 millions d'euros de redevances. Les frais de fonctionnement de la SACEM sont relativement élevés et la société n'est en mesure de redistribuer qu'environ 75% des sommes collectées. Les frais de personnel des ses 1 400 employés représentent 65% du total de ses charges. »

Réponse :

« On considère qu'une association caritative est efficace quand elle redistribue plus de 80% de ses dons.

La SACEM est quand même loin de la redevance télé, qui engloutisait dans ses frais de fonctionnement la totalité de ce qu'elle percevait.

Quant au fait que 65% de ses charges soit le salaire de ses employés : j'espère bien ! Qu'est-ce qu'ils font du reste d'ailleurs ? Je sais, j'exagère : locaux, matériels, etc...

Sinon, tu travaille dans la comptabilité, tu as donc du faire le calcul avant moi : 600 M * 0.25 * 0.65 = 52.5 millions d'euros pour la masse salariale annuelle de la SACEM.

Pour 1400 employés, ça nous donne un salaire brute patronal moyen annuel de : 37500 euros soit un salaire net moyen mensuel de 37.5 Ke / 2 (a la louche) / 12 = 1562 euros.

Il sont donc dans la moyenne. Evidemment, on pourrait faire des économies en délocalisant en Roumanie... »
Inscrit le 26/06/2004
435 messages publiés
Quelques commentaires :

Point 2 : Je verrais bien des droits dégressifs sur 20 ans (après la mort des ayants droit)

Point 5 : Faire attention néanmoins à ce que cet assouplissement ne permette pas aux majors d'exploiter (encore plus qu'elles ne le font) les créateurs.

Point 7 : Les 5% à 10% (en général 6%) correspondent aux droits d'interprètes des chanteurs. Les droits d'auteur sont gérés par la SACEM via un barème : Ainsi, Mme Michu, compositrice SACEM, n'a même pas à négocier avec Universal si Universal veut produire un de ses titres

Point 8 : Super d'accord avec toi. Mais on se cotise pour acheter du Prozac à Pascal Nègre alors...

enfin j'ajouterais :

Point 13 : Ouverture des playlists radio & télé "spéciale clips". Limitation du nombre de diffusions / titre & / artiste dans le mois. Mais que fait le CSA ?

Point 14 : Quotas de nouvelles créations / reprises. Ca vise bien sûr la Starac, mais (et c'est encore plus grave à mes yeux), les émissions de variété-nostalgie (Lumbroso, Flamant,...) qui bouffent la place aux jeunes talents qui ne demandent qu'à émerger.

Point 15 : Limitation légale des frais de promo : Stop à la course aux armements financiers entre majors qui fait qu'un disque d'or est à pertes de nos jours !

Point 16 : Interdiction du "Pay for play". Les accords majors / radios, y'en a marre !

Point 17 : Incitation à la recherche de nouvelles méthodes pour faire se rencontrer les oeuvres & les auditeurs, favorisant des systemes comme indy, mercora ou tout autre concurrent... (une espèce de concours lépine de la musique en ligne).
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435 messages publiés
J'ajoute :

Point 12 : Attention : Les jeunes créateurs sont souvant fauchés. Eventuellement rendre ce point 12 rétroactif (on paye une fois qu'on a du succès).
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Toujours pas d'accord avec le point 12. On a échappé aux brevets sur les logiciels en Europe et on instaurerait les brevets sur la culture !
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Sacem inside.

@Makhno: ouais ben l'article sacem sur wikipédia fait bien source qd meme. T'as du rater la section 'Critiques' pcq là y scandale. J'y crois pas. une vrai maffia.

L'ancien président M Tournier est resté 40 ans à la présidence. Alors forcement, les 10er années on fait bien son travail. Les 10 suivantes, on s'ennnui a mourir pcq finalement le travail est vite limité. Et toutes années suivantes on cherche des magouilles pour éviter de trop s'emmerder...

Qd à avoir une usine (pcq 1400 employés, j'appel ca une usine) pour ne faire que répartir de l'argent gratos, ca me parrait un peu exagéré.

Sutout qu'ils mettent toute leur energie dans le désire d'avoir une 'précision' TRES fiable des gains. Ben franchement j'en vois pas trop l'interet. A la limite si c'est un peu approximatif tant mieu. Il suffit de faire une régle qui avantage un peu les petits artistes au détriment des gros dinosaures, style JJG.

D'autant qu'on est plus à l'analogique, on est au numérique et le calcul est bcp plus facile. Pourtant la sacem n'a pas débaucher avec le passage au numérique. Le Pb n'est pas qu'ils paient leur salariés (heureusement comme tu dis), le pb est quest ce qu'ils leurs font faire excactement ? pcq moi je vois pas trop. La sacem n'a pas voccation est être une anpe pour copain. Ce que sont de toute facon toute les assoc' de ce genre.

On est au IIIeme millénaire, Y a un momment ou il faut moderniser et réformer ses institutions. Ca viellit mal ces bêtes là. Et celle là il est carrément temps de l'achever.

Donc moi j'ai un point : On prend toute les sociétés de récupération des droits (ben oui en plus y en a pas qu'une) et on les fond en une seule avec la transparence naturellle que doivent avoir toute les institution moderne.
Inscrit le 11/04/2004
1311 messages publiés
@ godvicien
On argumente pas avec des ragots nauséabonds mais avec des preuves.
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153 messages publiés
@ Makhno

Pardon mais moi, au contraire, je trouve l'analyse de Godvicien trés pertinante..
Inscrit le 03/04/2003
489 messages publiés
Assez d'accord sur la plupart des points.

J'ajouterai bien quelques points:

point 13: plafonnement des droits que peuvent recevoir les artistes de musique pour éviter qu'une quarantaine d'artiste raflent presque 75% du pactole sacem (calculé selon le passage radio): ainsi par exemple, Jonnhy H. ou Jean-Jacques G. serait limité à par exemple 0.2 ou 0.3 % du total, ce qui reste confortable, tout en permettant une meilleure rémunération des autres artistes.

point 14: Une bonne quantité des oeuvres littéraires (écrits) ne sont jamais rééditées, les laissant dans l'ombre. Les artistes ont déjà partiellement la possbilité de les récupérer après 20 ans sans réédition (corrolaire de l'obligation d'exploiter), il serait bien que les particuliers jouissent des mêmes droits (au bout de 10 ans par exemple), pour simplement empêcher la disparition de ces oeuvres, et par exemple les diffuser sur internet => domaine public accéléré pour défaut d'exploitation comme les brevets et les marques.

point 15: Tout le monde a entendu parler de la Crise des intermittents: il faut savoir que l'essentiel de leur rémunération provient en fait des indemnités de chômage, d'où un déficit abbysal de leur caisse. En effet le déficit dépasse les 800 millions d'euros pour des rentrées plus proche de 200 millions. Ces 800 millions annuels étant financées par le régime général, ne serait-il pas plus juste qu'en contrepartie du fait qu'il finance en fait d'avantage la création que les producteurs , le public dispose d'avantage de droits que les maisons de productions? (y compris dans le cinéma, à la télé...)
Inscrit le 19/01/2005
8 messages publiés
Bravo Guillaume pour ces propositions claires, et qui, ainsi que j'essayais de le dire dans ma lettre aux députés, replacent le débat à son juste endroit : celui d'une réflexion sur ce que doit être aujourd'hui le droit d'auteur.

Il est en effet singulier de prétendre légiférer d'abord, et de façon répressive, sur un usage nouveau d'échanges d'oeuvres, au nom de la défense d'auteurs et d'artistes dont le statut a radicalement changé, sans se préoccuper d'un droit qui accompagne d'abord ce changement. Et si on s'en tient à cette manière d'opérer, il est évident qu'on court à la catastrophe économique et politique (censure et marché fermé, incapacité à développer une industrie nationale dans le domaine d'avenir par excellence...), en même temps qu'à un contresens historique absurde et à une situation ingérable.

Nos "représentants" nationaux le comprendront-ils ? Nos parlementaires auront-ils la force et la volonté de remettre ce débat sur ses pieds, face à un gouvernement qui, tout jugement suspendu sur sa politique générale, a curieusement l'air de s'entêter à ne rien entendre ?

Vos propositions en tout cas peuvent y aider.
Inscrit le 08/01/2005
328 messages publiés
@Pieno76> le droit d'auteur après la mort de l'auteur ?? complètement ridicule, et certainement création géniale d'un maître du cynisme ... je vous rapelle que ce droit est une exception consentie envers l'auteur pour lui permettre de (en gros) rentrer dans ses frais pour son investissement temporel et/ou matériel lors de la création de l'oeuvre, ceci afin que les artistes ne créent pas 'pour rien', et qu'ils puissent quand même manger autre part qu'à la soupe populaire, surtout entre deux albums/livres/films ... maintenant, une fois que l'oeuvre est bien rentabilisée (et là je vous laisse débattre de quand), ce droit devrait logiquement être supprimé, pourquoi pas progressivement, mais je trouve amoral que le mec qui a fait Born To Be Alive n'aie fait quasiment que ça dans sa vie mais en vive encore très bien, et que les ayant droits de Hergé (ses petits-enfants maintenant) touchent encore plein de pognon alors qu'il n'ont rien à voir là-dedans ...

et pas d'accord pour tes propositions (sauf la 13 et la 16),
14 : les quotas sont la meilleure manière de diriger l'information : que les radios/télés etc diffusent selon la demande des auditeurs, c'est ce qui devrait être fait (évidemment sans avoir créé ce besoin préalablement comme c'est le cas avec les sytèmes Majors/TF6/StarAC' etc ..))
15 : ils devraient avoir le droit de faire ce qu'ils veulent, même si c'est très con pour eux ... encore une fois c'est NOUS qui avons (en théorie actuellement) le pouvoir de 'consommer' ce qu'ils nous proposent ou pas ...
17 : les gens sont assez grands pour aller chercher la musique là où il la méritent ...
Inscrit le 21/01/2006
1 messages publiés
Salut à tous, je suis infographiste freelance depuis 3 ans, et je travaille depuis plus de 6 mois sur un jeu video indépendant, qui sera diffusé gratuitement, et sur lequel je perçois une rémunération due à ma prestation. Les sources du projet seront de plus distribuées librement une fois celui-ci terminé. Vu que j'arrive à en vivre (sans forcément rouler en BMW), je pense avoir l'esprit assez clair pour apporter ma modeste contribution au débat.

Globalement, je trouve ces mesures très intéressantes et pertinentes. Je suis d'accord sur un bon nombre de point, notamment sur la durée de protection accordée aux ayant droits ou la remise en cause de la Sacem. Par contre, la proposition 12 me pose vraiment problème. Elle semble même aller dans un sens contraire aux autres propositions.

La fin notamment sous-entend que les professionnels n'ont pas d'inconvénients quand à leur statut. Ce n'est absolument pas le cas: nous avons des frais d'ursaaf, de MDA ou d'agessa qui nous obligent sur la durée à devoir gagner quelque chose par notre travail. Nous payons également la taxe professionnelle chaque année. Ceci est partiellement indépendant du droit d'auteur ou de nos revenus; en fait, le simple fait de créer son statut coûte de l'argent, à un moment ou à un autre.

J'ajouterais qu'en France, l'ursaaf provoque des frais importants dès la première année, et qu'il n'incite pas forcément à se mettre à son compte... Certains auteurs se sont même délocalisés pour échapper à l'Ursaaf car ils n'arrivaient pas à joindre les 2 bouts, malgré le succès de leurs travaux. (je vous invite à lire la bio d'un auteur de BD connaissant pourtant le succès: http://www.serdec.co...?page=bio&num=0 , c'est à la fin que c'est intéressant, en sachant qu'il a depuis quitté la France pour partir au Canada)

D'autre part, il faut aussi considérer qu'un auteur désirant gagner sa vie avec son travail a souvent passé un certain nombre d'années avant de pouvoir réellement démarrer. Alors qu'il faut peu de temps pour s'improviser blogger ou chanteur à la starac, un musicien ou un dessinateur visant une certaine maitrise artistique/technique, ou une certaine innovation, aura passé plus de 10 ans de sa vie à apprendre, à s'entrainer et à se préparer. Il serait donc complètement stupide de rajouter une contrainte supplémentaire, à moins de vouloir favoriser ceux sortant d'un milieu plus aisé...

De plus, je ne vois de plus pas l'intérêt de ce point. Si l'ont suit sa logique, on en conclut qu'un grand nombre d'auteur ne souhaitent pas dégager de revenus de leurs oeuvres... Soit... Mais cela dit, en ont-ils le droit légal? Se sont-ils tous amusé à demander un document Po au centre des impôts, ou à se bouger à la chambre de commerce et d'industrie? En fait, d'un point de vue légal, ils ne peuvent de toute façon pas en tirer de revenus !

Le droit exclusif sur la création est un point vraiment pertinent du droit français, et si il faut à l'inverse créer des licences ou demander une protection pour chacune des ses oeuvres, on est mal barré... Sans parler du fait que les majors auraient encore plus de pouvoir à ce niveau, puisqu'elles pourraient payer ce droit pour les auteurs qu'elles souhaitent se réserver... Ou alors piller les travaux d'un auteur n'ayant pas encore eu la possibilité de protéger ses oeuvres, pour en faire des reprises/copies en toute impunité...
Actuellement, on peux déjà céder ses droits et autoriser une diffusion gratuite de ses oeuvres. Il n'y a donc pas forcément un changement à demander à ce niveau. :-)

Voilà... Autant je suis d'accord avec les autres points, autant le 12... Il ne passe pas.
Bonne journée! :-)
Inscrit le 03/02/2005
960 messages publiés
On j'ai relu en étant un peu plus concentré :

1. Redonner au législateur national le pouvoir de sa législation.
Donc autant le dire tout haut la France doit se retirer de l'ompi, avec tout ce que cela comporte de risque pour l'exception culturelle francaise.

2. Raccourcir la durée de protection
Evidement pour. A combien : je pense 5 ans. Aprés c'est hasbeen. Plus court me semble difficile ca créerait un effet de marketing pour etre rentable trés rapidement.

3.Ne pas légiférer sur des angoisses et des suppositions
ici je précise que la musique n'est pas en danger avec internet, c'est d'une telle evidence que j'en suis bouche cousu.
Par contre le piratage est trés dangereux pour les styles de films que nous avons aujourd'hui. Peut être devront il revoir leur business model et devenir totalement bénéficaire lors de la projection en salle...

4. Créer un fonds public d'aide à l'enregistrement.
Je l'avais lu d'un autre maniére. Donc je fais une proposition trés proche:
Avoir des studio public accessible gratuitement pour tout les créateurs en herbe, avec file d'attente en fonction des parainages des gérants de salle.

5. Contraindre la Sacem à libérer ses auteurs.
Dissoudre la sacem
Dissoudre tout les organisme de collect
Créer un organisme ultra performant qui gere tout les types de droits et d'oeuvres, avec des obligations de clareté dans ses statuts.

6. Encourager une concurrence entre sociétés de gestion.
Absoluement d'accord, mm si je comprend pas bien comment ils font leur cuisine...

7. Encadrer la relation contractuelle entre auteurs et producteurs.
Entirement d'accord

8. Permettre à chacun de devenir distributeur de musique.
9. Faire confiance aux systèmes alternatifs de distribution.
Oui mais surtout : ce model est il applicable au ciné ?

10. Ne pas handicaper le développement d'Internet au profit des vieux média.
Evident !

11. Remettre en question la chronologie des média.
Plutot d'accord, mais la question est complexe. On pourrait mettre au meme plant tout ce qui ne permet pas au consomateur d'en tirer une copie : Le ciné et la vod. Aprés exploitation (6mois) ce qui peut offrir une copie mais avec forte dégradation, et avec grosse contribution financiere : la télé. Enfin ce qui fait s'envoler le piratage : le dvd vente et location.

12. Lever le tabou de l'obligation de dépôt des œuvres.
Non non, celui là je le trouve particuliérement interressant. A condition de faire un systeme entiérement automatisé, et donc à un cout trés faible, genre 10€ pour une oeuvre.



Mais au fait on a oublier une chose dans tout ca : Le PIRATAGE
Ben oui il manque un point pour régler ce délicat pb.
Sans ca, tout le reste tombe à l'eau. Domage...
Inscrit le 03/02/2005
960 messages publiés
oupss grosse bétise... Ne pas jouer avec les balises.
Inscrit le 03/02/2005
960 messages publiés
pas tapper il suffit d'inverser les commentaires
Inscrit le 18/01/2006
295 messages publiés
Ces 12 propositions me semblent forte intéressantes et bien pensée sauf effectivement pour la dernière qui me semble contreproductive, et je rejoins un certain nombre de personnes du forum sur ce point là.
Je suis en tout cas, content de constater que beaucoup de gens en France s'empare de ce débat et que des choses intelligentes en ressortent. Perso, je considère que l'affaire sur les droits d'auteurs appelle un autre débat bien plus vaste qui est "le rôle et la place de l'artiste dans notre société". Car oui, que penser de la différence de traitement entre la trentaine d'artistes qui se disent être les représentant de la création artistique (pouf pouf pouf) et ces milliers "d'intermittents du spectacle" (m'énerve cette appelation) qui inventent, trouvent, transforment, créent donc et qui rament dans le même temps pour mettre du beurre dans leurs plats. Bonne représentation des errements de notre modèle de société !!! Que penser aussi de ce gamin qui adôôôôre la musique du dernier single de Madonna mais qui considère que Abba, c'est un groupe pour les vieux. je lui explique que justement la musique, elle vient d'Abba. eh ben, je crois qu'il ne m'a même pas crût !! (cru, crûs, crute ... merde, un Bescherelle vite). Remarquez, je n'attend pas non plus d'un gamin de 16 ans des réactions intelligentes ou une culture minimale, mais bon, c'est symptomatique quand même !! puisqu'on parle des jeunes, que penser aussi de ces milliers (millions ??) de filles et de garçons qui rêvent de la starc'ac ou de la nouvelle star parceque ouah !! c'est super classe d'être connu, super fringué, en belle voiture et entouré de célébrités des médias. Enfin, des considérations bien éloignées de l'artistique.
Inscrit le 01/06/2005
1031 messages publiés
Et Champeau continue de pisser dans son e-violon.
Quand la loi sera passée, il refera le monde dans un autre domaine, genre la sécu, les retraites, la fonction publique.
vanitas vanitatus et omnia vanitas...


et quelle connerie ce point 1. Et dire que ça a fait du droit ça... Sans même évoquer le cheminement du projet de l'international à l'européen, le simple fait que les députés adoptent la loi lui donnera une légitimité démocratique totalement intouchable.
Inscrit le 01/06/2005
1031 messages publiés
J'oublais un détail... riche idée que de racourcir la durée de vie du droit d'auteur, déjà qu'on a pas assez de reprise comme ça (une reprise bénéficie à 90% au premier auteur).
10 ans? 20 ans? Imaginez le nombre de perles qui seraient dans le domaine public et qui seraient reprises sans scrupule par des artistes connus. Y'aurait tout les doors, tout hendrix dans le domaine public. Et qui c'est qui fera la reprise? Kyo.
Cette proposition tuerait de façon intolérable le prestige de la création. Un grand disque mérite de profiter aux héritiers du grand homme qui l'a composé jusqu'à la nuit des temps. Ce système est profondément juste, car il permet aux meilleurs seuls de rester "vivants", et crée donc une rémuneration à deux vitesses pour les ayants droits d'artistes décédés. La famille Lennon peut se sucrer sur le dos de l'amateur pendant 666 ans, ce n'est pas un problème.
Inscrit le 03/03/2005
33 messages publiés
Ouais. C'est vraiment pas mal

Maintenant, ce qui serait bien, c'est que l'un d'eux passe par là et se dise: "ah ouais il a peut être raison..." et pas "pfff encore un autre qui se prend pour un économiste..."
Allez quoi ya de bonnes idées là dedans...
Inscrit le 15/01/2006
1 messages publiés
lorsque l'on achète un support ammovible on paye déja sous forme de taxe inclue dans le prix d'achat un droit de copie privée ,alors copie de quoi?.....
Les vendeurs de lecteurs Mp3,et de graveurs de DVD,ne se préocuppent pas du problème, cela leur rapporte de l'argent!!!.
Inscrit le 07/02/2005
382 messages publiés
Bonjour,

Je viens de lire cet article et une partie des commentaires et du procès sacem qui se passe ici agréablement, avec les taupes anonymes de service qui accusent avec des procédés de dénonciations vagues assez nauséabonds.

Sur l'article lui même :

Raccourcir la durée des droits, certaisn trouvent même qu'ils ne devraient pas survivre à leur auteur.
Autrement dit, Papa bosse toute sa vie pour avoir une boulangerie et peut la léguer à son fils, mais le compositeur qui créé toute sa vie son catalogue d'œuvres ne devrait pas espérer que ses héritiers puissent en profiter.
Je ne vois pas pourquoi.
La durée raccourcie, c'est un autre débat.
Ce que je sais c'est que c'est avec les droits de Ravel, Poulenc, Fauré ou Dukas que les éditeurs ont pu éditer Messiaen, Xénakis ou Hersant.

Entre ne pas légiférer dans l'urgence, refuser de s'adapter et se mettre à genoux devant toute technologie nouvelle, il y a une marge.
C'est aussi l'honneur des hommes de ne pas changer d'éthique à chaque progrès technique et de savoir dominer le progrès scientifique.

L'apport de droit à la sacem a d'abord protégé les auteurs contre tous ceux qui "pour leur bien" voulaient leur faire abandonner leurs droits.
Cet apport de droit a permis à la sacem d'être beaucoup plus forte.
Sans quoi, beaucoup, à commencer par certains noms célèbres, se seraient très bien vus confier à la sacem tout ce qui est compliqué et cher à percevoir et garder en contrôle direct le passage de leur petit sketch ou chanson à la télévision.
Aucun auteur isolé ne fait le poids.
Il est temps de comprendre qu'un apport de droit sélectif ou chacun dirait je vous donne ceci, mais pas cela, ce titre, mais pas celui-là etc... arriverait à une situation ubuesque et ingérable qui entraînerait la chute de tous les contrats en cours avec les grands diffuseurs.

ENCOURAGER LA CONCURRENCE ENTRE SOCIETE DE GESTION

Voilà bien la plus belle stupidité écrite depuis longtemps sur le sujet.
Rassurez vous, cher apprenti sorcier, c'est que ce souhaite TF1, tous les grands médias et surtout vos chères MAJORS.
C'est considérer la musique comme une marchandise.
Si demain TF1 avait le choix, cela finirait probablement par une licence demandée à la société lithuanienne de droits d'auteurs et une baisse de 50 à 80% des droits pour les créateurs qui n'auraient plus d'autre choix que le Buy Out, si cher aux plus agressifs des producteurs.
Belle leçon d'altruisme décidemment et surtout, quel manque de réalisme et de perspective.

Pour la chronologie des médias vous oubliez un détail, c'est que la clé de tout le financement du cinéma est basée dessus.
Mais vous vous en moquez, vous êtes des idéologues qui faîtes joujou avec le travail des autres.
Vous la remplacez par quoi cette chronologie, par un impôt cinéma !!!
Encore votre idée de concurrence véritable.
Avez vous la moindre idée, vous qui parlez de concurrence, de contre quoi se bat le cinéma français.
àŠtes vous une seule fois allé dans un festival international pour voir la délégation américaine avec à chaque fois un délégué au trésor américain et 60 à 100 personnes là où nous en avons 10.
Avez vous une idée de la main mise sur les circuits de distribution ?
Votre saine concurrence, c'est envoyer notre cinéma à l'abattoir.

Pour les autres points, pourquoi pas.
Votre obsession concerne avant tout les créateurs, souvent amateurs, qui ne veulent tirer aucun bénéfice de leurs œuvres, noble sujet.
Mais je ne vais pas culpabiliser de gagner ma vie avec mes droits d'auteurs.
Je travaille assez pour cela.

MESSAGE POUR LE COURAGEUX SPIDER SAN

Cher anonyme ex-personnel Sacem

Dire, sous prétexte que vous avez travaillé (quand, combien de temps, à quel niveau de responsabilités) que 40% du personnel est en trop est scandaleux, infâme vis à vis de tout ce personnel hautement performant, mensonger car très mal informé.
Je vous reconnais une vérité, celle de vous décrire comme une cinquième colonne.
Merci à Makhno de relever le débat.
Godvicien vous dîtes que la sacem est obscure, êtes vous seulement aller télécharger sur le site les modalités de répartitions, détaillées point par point, secteur par secteur ?

Les chiffres : Vous vous trompez.
Ce n'est pas 600 millions d'euros de perceptions mais 730.
Les frais ne sont pas de 25% mais de 20% dont 16 imputés sur les droits perçus et 4 générés par les produits financiers.

Godvicien
Le personnel n'a pas diminué, malgré l'informatisation et l'ère du numérique parce que :
1/ Le nombre d'œuvres déposées à doublé en 10 ans
2/ Le nombre de sociétaires augmente de 5% par an
3/ Le passage aux 35 heures a fait perdre 10% du travail de tout le personnel.
Cela a été compensé par plus de sondages et plus d'informatique.
4/ Vous gardez bien de dire qu'il y a 90 délégations régionales avec le personnel indispensable pour assurer la mise en place des contrats, la perception et les services aux sociétaires.
Avec 500.000 œuvres déposées en 2005 je ne vois pas ce personnel chômer.

Fred
C'est cela, limitons les gains et répartissons sous forme mutualisée, vieux rêve gaucho, que toute personne avec ou sans talent reçoive un minimum.
Ma musique est aux antipodes des noms que vous citez et ne génèrera jamais de droits un tant soit peu comparables, mais je refuserai toujours d'être un assisté par décret.
Votre expression « pactole » est insultante.
En plus vous avez tort sur Johnny, il n'a que très peu écrit et c'est un petit toucheur sacem.
Et qui va décider quels autres artistes sont dignes de récupérer les droits prélevés sur les « gros ». Vous ? sur quels critères ? Vos goûts, l'opinion politique dans le vent des auteurs concernés ?
Le plafonnement dont vous parlez, la sacem l'a instauré dans son système de régime d'allocation d'entraide pour lequel les droits ne sont pas pris en compte au delà d'une certaine limite.
Mais c'est interne et pour du social.
Indépendamment de son côté collectiviste, votre système serait impossible à faire pour les droits d'auteurs sans entraîner l'explosion de tous nos accords de réciprocité avec les sociétés étrangères.
Vos chiffres sont faux.
Les « gros toucheurs ne représentent pas du tout les pourcentages que vous indiquez.
Vous oubliez allègrement les éditeurs, les sociétés étrangères, les comptes en héritage, les doubleurs, les réalisateurs vidéo et les 40.000 sociétaires qui, sans être des « gros toucheurs » touchent des droits qui, pour 10.000 d'entre eux, leur permettent soit de vivre, soit de contribuer de façon conséquente à leur besoins financiers.

Voilà, alors que j'allais composer j'ai eu le malheur de jeter un œil sur ce forum et je viens de passer 30 minutes à vous écrire mais voyez vous, lorsque l'on a eu comme moi l'ensemble des données en main et que l'on lit des affirmations lancées à l'aveugle, dignes du café du commerce, on a les nerfs qui lâchent.

Que certains d'entre vous posent des questions, contestent tel ou tel aspect de ce qu'ils perçoivent de la sacem, c'est tout à fait normal.

Mais le martèlement de ragots ou d'idées préconçues ne fera pas avancer le débat d'un pouce.

Cordialement.

Laurent Petitgirard
Inscrit le 22/01/2006
7 messages publiés
Le monde a changé. Le consommateur est mieux informé et a accès à tout, même trop pour le gout de certains qui font de l'ignorance des gens leur gagne-pain. Les parasites et intermediaires superflus n'ont plus leur place.
La musique est un process comme tous le autres: création d'un produit, fabrication, commercialisation. Les créateurs de musique peuvent fabriquer leur produit de A à Z. On loue un studio, puis les services d'une presse à CDs. Reste à vendre la produit. Si le créateur ne veut pas s'en occuper, il peut louer les services d'une sorte de vrp (ce que les "maisons de disques" d'aujourdh'ui sont destinés à devenir s'il sont intelligents), et le rémunérer. Ce vrp est sous les ordres du créateur, et pas l'inverse; peut-être en partenariat, selon les désirs de chaqu'un. Mais les comptes sont entre les mains du créateur, et pas l'inverse.
Et le financement? Une fois débarassé des parasites, il restera beacoup moins à financer: Le studio, les musiciens, le coup de fabrication des CDs. La pub sur internet ne coute pas cher, le vrp est payé uniquement au pourcentage. Résultat: une musique qui coute 10 fois moins qu'aujourd'hui, des créateurs nettement mieux rémunérés et des consommateurs qui n'ont plus besoin de pirater puisqu'un album de 20 chançons coutera 2 euros.
Voilà le monde juste de l'avenir.
Inscrit le 18/01/2006
295 messages publiés
Cher Laurent,
D'abord merci pour votre contribution à ce forum. Comme beaucoup de gens ici, vous avez donner votre avis et partager votre expérience personnelle. Le fait que les gens partagent leur avis, leurs idées, leurs impressions doit - il être considéré comme un malheur à cause de certaines aproximations et tout simplement parceque toutes les idées ne vous plaisent pas ?? pour cette phrase en bas de texte, je ne vous salut pas !!

Vous venez ici défendre la SACEM apparement. Pensez vous que les amendements proposés par cette dernière dans la cadre de la loi DADVSI vous rendent honneur ?? Je suis d'avis que quand un organisme qui se devrait d'être public mais qui ne l'es pas et qui se range auprès d'un extrémisme mercantile, doit être changer ou du moins modifier dans ces fondements.

"C'est considérer la musique comme une marchandise". Mais bien sur !! Et plus haut dans le texte, vous comparez votre travail à celui d'un boulanger. De qui vous moquez vous ??? Vous osez comparez l'économie de la culture à celle d'une boulangerie, démagogie démagogie...
De plus, vous trouvez normal que vos enfants héritent de vos droits d'auteurs en plus des biens que vous pourriez leurs léguer. Eh bien moi, je m'insurge justement sur ce concept.

Vous accusez les gens de Gauchos ou d'idéologues qui font joujou. Bravo !! quelle preuve d'intelligence d'ammener la politique dans ce débat de société !!

Vous regrettez apparement qu'il y ait dix fois plus de repésentants américains dans les festivals que de français. A qui la faute ?? Cette partie du texte devrais plutôt être envoyé à Mr le ministre de la culture. Le ferez vous ??

Vous vous permettez de dire que vous avez l'ensemble des données en main. Quelle suffisance, quelle prétention, quelle assurance malencontreuse !! Vous pensez connaitre le monde du cinéma et sa distribution ?? Votre réponse montre clairement l'inverse.

Mr Petitgirard, le dénigrement ne suffit pas pour faire avancer un débat. Quelle sont donc vos propositions ???
Inscrit le 07/02/2005
382 messages publiés
1/ Je parlais de l'ensemble des données sacem, dans un forum où elle est complaisamment attaquée avec des chiffres erronés alors que je vous communique régulièrement les bons.
La problématique générale d'Internet, j'ai déjà dit que je n'étais ni ingénieur ni sociologue, simplement compositeur.

2/ Je ne compare pas mon travail à celui d'un boulanger.
L'exemple concernait n'importe quel fond de commerce.
Le commerçant a pu acheter des biens grâce à son travail, ce n'est pas pour autant que sa famille n'hérite pas de son fond de commerce.
La musique de film que j'écris se rentabilise de mon vivant.
La musique contemporaine, sûrement pas.
Que 70 ans soit trop long ou pas, c'est un autre débat.
Et pour vous rassurer le fisc considère les droits comme un fond de commerce.
A la mort d'un auteur, le fisc prend en référence la moyenne des 3 dernières années de droits, applique un coéfficient multiplicateur de son choix selon la notoriété de l'auteur et impose les héritiers sur la somme ainsi calculée, sans que ceci ensuite les dispense de payer des droits à chaque répartition.
ceci fait que les héritiers en question commencent par hériter d'une belle montagne de dettes fiscales, qui correspondent souvent à plusieurs années de droits à venir...

Les représentants américains sont là en masse parceque le cinéma est la première exportation américaine avant les ventes d'armes.
Que nos représentants soient là ou pas, nous sommes devant un rouleau compresseur.
Alors parler de saine concurrence avec eux me fait plutôt rire.

En quoi ma réponse démontre que je ne connais pas le monde du cinéma.
Ayant composé 160 musiques de films pour le cinéma ou la télévision, vécu au jour le jour les projets annulés ou confirmés, vu toute la problématique des financements de par les commissions communes que nous avons avec la SACD, oui Cher Monsieur, je le connais un peu.
Et je maintiens qu'il est peut-être séduisant mais étonnament irresponsable de lancer simplement comme cela "il n'y a qu'à supprimer la chronologie des médias", car c'est condamner une grande partie du financement du cinéma.

Ma proposition est très simple, des plates formes payantes adaptées, modernes, attrayantes, avec un prix en baisse, une vraie interopérabilité, des fichiers de qualité au lieu des fichiers infects de cinéma qui circulent.
Et le refus maintenu de laisser des internautes proposer au monde entier l'intégralité de leurs fichiers.

Mais je vais vous dire, au fond, je commence vraiment à m'en foutre au plus haut point.

Je fatigue mon cher.

Bon téléchargements.

LP
Inscrit le 03/02/2005
960 messages publiés
Pour sortir du debat sur la sacem, dont on ne m'a pas répondu sur quel travail effectif réalisent il ? Bref...


Je vais me mettre dans la peau des majors qui ont l'objectif d'enrayer le PIRATAGE.

1- Pour la musique : création une association non lucrative semi-publique semi-privée qui servirait de plateforme unique de distribution des oeuvres numérisés par internet.
Avec création d'un DRM purement francais, lisible sur win, linux, et mac. DRM trés rigide uniquement pour service promotionel, sans transfert, 5 ecoute.
Possibilité d'echange de ce fichier contre un autre sans DRM en lossless pour une somme modique 10~20c, eventuellement jusqu'a 1€ pour les blockbusters, mais avec diminution rapide.
On reste alors plus chres que le gratuits, il faut donc en plus offire des services complementaires directement dans le fichier, tel que la pochette, les parolles, l'histoire du groupe... Mais aussi sur le site faire des communautés, ex: 'tel auditeur a également aprécié ce groupe...
=>Et demander à l'etat de supprimer toute TVA sur la culture.

Pour le cinéma :
- Exploitation 4à6 mois : ciné et vod (ainsi aucune copie ne s'evade vers les réseau (sauf pb des screenner bientot resolu par waltermarking)
- Télé payantes 4à6 mois : avec cryptage et drm pour empecher les copie numérique. au pire on trouvera des copie récupérée analogique mais bof bof...
- Télé Grand Publique : fort contribution financiere, et idem des copie analogique bof bof...
- Enfin : exploitation DVD location et vente, et là le piratage explose, mais le film à déja du etre rentabilisé.

La seul maniere de combrattre le P2P est de proposer pus de service, bande anonce bonnus, communautés...

Bonne chance.
Inscrit le 18/01/2006
295 messages publiés
J'avoue j'avoue ma réponse était agressive !! Mais je trouve que votre discours ne l'était pas moins.
Revenons sur de bonnes bases. Je reprend donc les différents points que vous avez soulevez:

1) Pour ce qui est de la SACEM, elle est effectivement fortement attaquée sur ce forum (et beaucoup d'autres d'ailleurs), mais ses derniers agissements ne peut qu'ammener la méfiance de la part de tous, artistes compris.

2) J'avais bien compris que vous ne vous compariez pas à un boulanger mais vous sembliez comparer l'économie alimentaire à l'économie artistique, deux choses fortes différentes dans le fond comme dans la forme. vous parlez de fiscalité, et sur ce sujet là, je suis entièrement d'accord avec vous. Si vous considérez les droits d'auteurs comme un fond de commerce, je dit pourquoi pas mais alors justement du côté fisc, il y a comme un soucis. Malheureusement, les discussions actuelles au sein du gouvernement ne statueront certainement pas dessus, bonne chance pour vos enfants car c'est une horreur... Remarquez que ceci est vrai pour tout le monde, le boulanger compris.
70 ans, je trouve que c'est trop, mais 5 ans comme proposé sur ce forum, c'est abuser quand même. Je pense que l'équilibre ne se pose pas seulement en terme d'année même si c'est une donnée importante.

3) oui, le cinéma américain est un véritable rouleau compresseur mais l'amérique c'est environ 400 millions de personnes et la France 60, alors bien sur la force est de leur côté mais la politique culturelle de la France depuis plusieurs années est une catastrophe et les usa n'y sont pour rien.

4) pour "la chronologie des médias", désolé, j'avais "zapper" ce point et celle actuelle semblent convenir parfaitement. En tout cas, je n'ai pas de propositions correctes pour la remplacer. pour le cinéma, vous semblez oubliez une donnée essentielle. Le cinéma, tout comme les jeux vidéos, domaine pour lequel j'ai beaucoup travailler est un média où on ne trouve pas seulement de la musique mais aussi des images, des vidéos, etc... Les droits d'auteurs dans ces deux domaines donnent à leurs acteurs des problèmes juridiques et des maux de tête que je ne souhaite à personne...

5) Vos propositions sont bonnes et je pense, du moins je l'espère, que tout le monde est d'accord avec vous. Par contre, pour l'échange des fichiers, je serais beaucoup moins abrupt que vous. Car quels fichiers seront soumis à véto ?? Pourquoi celui ci et pas celui là ?? Qui décidera ?? Continuera t-on à m'interdire de télécharger du Malher ou du vivaldi, que j'aime par dessus tout ?? La license globale (optionelle ou non) me semble être un excellent compromis car elle me permet de choisir moi - même ma culture tout en rémunérant les artistes de façon correct.

Vous vous dites fatigué. C'est bien dommage car ce n'est pas le moment pour vous ni pour vos pairs !!! Réunissez vous et réfléchissez aux propositions que les gens qui vous aprécient vous font au lieu de vous braquez par peur de l'avenir.

Votre dernier mot me fache de nouveau. A qui croyez vous parler ici ?? A de sombres médiocres accrochés à leurs ordinateurs pour télécharger toute la journée ?? Vous regarder peut être trop certains journeaux télévisés, non ?? N'oubliez pas que votre milieu n'est pas non plus imperméable aux ragots, aux images faciles, et aux aprioris provenant d'une certaine paresse intelectuel.
Tout comme le politique, le milieu artistique se détache petit à petit du reste de la société. Vous êtes en train de devenir une caste et c'est très dangereux. Si vous souhaitez vous enfermez, ne m'enfermez pas avec vous.
Inscrit le 07/02/2005
382 messages publiés
Décidemment, vous avez le dernier mot sensible !!
"Bons téléchargements" ne préjugeait en rien de votre emploi du temps mais sous-entendait plutôt "tant que avez encore quelque chose à télécharger"...

Pour le marché du film américain, c'est en termes de marché de langue anglaise qu'il faut réfléchir.
Lorsqu'ils arrivent chez nous, leurs films sont déjà totalement amortis.

Pour le reste, je suis évidemment plus proche de ceux qui envisagent des plates formes payantes plus attrayantes, beaucoupà plus complètes et bon marché (quitte à les soutenir, on soutient bien massivement l'industrie du cinéma) que de la licence légale.

Mahler ou Vivaldi ne sont pas protégé par le droit d'auteur.
Si les enregfistrements dont vous parlez ont plus de 50 ans, vous pouvez les échanger via le P2P en toute légalité.

Cordialement.

LP (finalement moins déprimé le matin...)
Inscrit le 13/08/2002
22645 messages publiés
Laurent Petitgirard > Tout d'abord encore merci de prendre le temps de venir discuter et débattre ici, c'est le meilleur moyen de tendre tôt ou tard vers un compromis et une meilleure compréhension réciproque.

Simplement sur la question de la chronologie des média, je ne pense pas être un "idéologue qui joue avec le travail des autres". Je pense être plus simplement pragmatique et constater sur un rapport du CNC qu'une très large majorité des oeuvres sont aujourd'hui "consommées", légalement ou non, avant l'arrivée de la fenêtre de distribution des supports physiques en location. Que la chronologie des média serve le modèle économique du cinéma, je n'en doute pas un seul instant. Je pense simplement que face à la situation actuelle (1/3 des films disponibles avant même l'arrivée en salle...), il faut réagir et ne pas compter simplement sur le contrôle et la répression. La technique fait que la chronologie des médias devient impossible à tenir. Il faut sans doute être imaginatif et lui trouver un substitut.

Sur la concurrence entre sociétés de gestion, il y a tout un nuancier entre le monopole de fait actuel de la Sacem, et le souhait d'une concurrence libre et totale que vous m'attribuez. La concurrence peut et doit être encadrée, pour éviter les dérives dont vous faites justement part.

Cordialement,
Guillaume Champeau
Inscrit le 17/04/2005
1 messages publiés
J'ai peu de choses à ajouter à ce très animé débat (tant mieux). De très mauvaises et de très bonnes idées y ont été développées.
Cependant, je veux exposer un fait réel qui, j'espère fera réfléchir lesuns et les autres à propos de la distribution des droits et de leur percepcion.
J'ai exercé la profession de petit photographe rural où j'ai vécu de mariages, photos de vacances et autres communion. J'ai fait faillite et je ne suis ni le premier ni le dernier (depuis, Kodak a licencié des milliers d'employés, Agfa, Minolta, Konica, en partie Nikon et sans doute d'autres bien plus prestigieux que moi ont fermé leur département photo ). Je suis aujourd'hui chômeur non indemnisé.
C'est tout simplement dû à l'évolution qui n'est pas bonne pour tout le monde.
Revenons en aux droits d'auteur:
Les derniers temps, lorsqu'à la demande de mon client je lui fournissais un CD de ses photos de mariage, il est certain qu'il allait les pirater (ce même au prix de la moins bonne qualité vu que je limitais la résolution à une bonne qualité "ecran" mais de nos jour tout est fait pour habituer le consommateur à la médiocrité. Je n'ai pourtant jamais vu passer sur mon compte le moindre centime issu du droit à la copie privée!
Et non seulement ça, mais en plus, en achetant ces CD vierges indispensables à mon travail j'ai payé les dit droits qui sont tombés dans l'escarcelle de Souchon ou Aznavour(je précise que j'aime beaucoup ces chanteurs cités à titre d'exemple), alors basta, qu'on me parle d'autre chose. Et quand ces fameux auteurs se plaignent, je fais remarquer qu'avec mes revenus actuels, il me faudra environ 5 à 6 siecles pour gagner ce qu'ils gagnent en un an. Alors pleure, pleurons, pleurez.
Je possède des disques des artistes que j'aime mais, par la force des choses, je n'en achèterai plus.
N'oublions pas que le nombre de pauvres augmente plus vite que la baisse de revenu des maisons de disques, et qu'à force de vouloir faire de nous de petits esclaves à 500 dolars par mois, pour les mieux payés(c'est le rêve de Mme Parisot), il ne faut pas s'étonner que les ventes de disques baissent. Les disques, ça ne se mange pas.
Inscrit le 18/01/2006
295 messages publiés
Ah oui, ça c'est vrai, j'ai le dernier mot sensible. Mais bon !! J'ai travaillé pour le jeux vidéo, et ce secteur subit encore les racourcis faciles fait par les médias classiques en recherche de sensationalisme, alors je suis encore un peu traumatisé. Je réagis toujours vivement à l'injustice, c'est mon côté gamin !!
Pour Malher ou vivaldi, le problème est que justement ceux qui veulent combattre le p2p ne font pas de discernement et veulent mettre des drm sur la totalité des oeuvres musicales. Bien que pour Malher par exemple, je l'aprécie plus dans un concert d'église que chez moi via un cd ou mp3.
Effectivement, si les plateformes de téléchargement payantes proposaient un vrai grand choix, interopérable, et à prix correct, mon amie par exemple ne s'embeterai pas à mobiliser l'ordinateur et la bande passante avec la mule pour télécharger des titres qu'elles met à la corbeille tout de suite derrière car elle n'aime pas en fin de compte. Le problème actuel à propos des sites de téléchargement payant, c'est aussi que très peu d'artistes touchent des royalties dessus véritablement, ce qui est un comble quand même !!

Cher Laurent, je suis aller sur votre site, où j'ai trouvé la liste de vos oeuvres. Eh ben, bravo !! Et merci pour tous ces petit moments de bonheur. Pleins de souvenirs remontent en moi et j'aurais la larme à l'oeil si je n'étais pas si frustre de nature.
Inscrit le 07/02/2005
382 messages publiés
Cher Guillaume,
Une nuance d'importance : Les fichiers piratés de films sont la plupartd du temps de qualité très médiocre, piqués en alle ou à la vas vite en labo, avec un son minable.
Ce n'est qu'une fois les DVD accessibles, que les fichiers s'améliorent.
D'autre part le DVD est un substitut à un film en salle, ce qui est irremplaçable pour les passionnés ou simples amateurs de cinéma.
Le fichier musical est lui plus souvent de qualité (en tout cas une proportion plus grande que les fichiers cinéma) et correspond à quelque chose que de toute façon on écoute chez soi.
On sort pour aller au concert, pas pour écouter à 200 ou 300 un CD (boîtes de nuit à part).
La problématique est donc différente.
Le cinéma bénéficie encore de cette différence de qualité entre salle - DVD - et fichier illicite téléchargé et ceci justifie d'essayer de faire tenir encore la chronologie des médias.

Pour la sacem, il y a un autre problème : le petit nombre d'auteurs qui sont prêts à consacrer un peu de leur temps pour l'intérêt de tous.
Le CA devrait être assailli de candidatures, c'est d'ailleurs dans cet esprit que j'ai été à l'origine du vote baissant de moitié le seuil des droits qu'il faut avoir générés pour y être éligible.

Cordialement.

LP
Inscrit le 07/02/2005
382 messages publiés
Cher Turblad,

Le problème économique que vous citez est capital.
J'ai conditionné mon arrivée à la tête de l'orchestre Colonne à Paris au fait de mettre toutes les places à 10 euros (les autres orchestres symphoniques sont généralement entre 30 et 60 euros).
J'enregistre désormais exclusivement pour Naxos (CD autour de 8 euros).
Vous prêchez donc un convaincu.
Les droits d'auteurs des photographes sont malmenés, c'est vrai.
N'oubliez cependant pas qu'à la différence des auteurs, ils sont sensés avoir été payés pour leur travail, mais je vous accorde bien volontiers que c'est de moins en moins souvent le cas.

Cordialement.

LP
Inscrit le 07/02/2005
382 messages publiés
Cher Vénérable (du sommeil ou du sommelier ? La deuxième solution me brancherait plus...)
Vous avez bien raison de préférer écouter la musique en concert.
venez donc même l'écouter en répétition, au milieu de l'orchestre, je vous y invite avec plaisir.

Le manque de distinction au niveau des DRM peut entraîner des dérives, nous en sommes bien conscients.
En fait, l'un des premiers intérêts de ce débat, c'est que les responsables des sites payants ne peuvent que réaliser la frustration qu'ils ont généré chez ceux là même qui sont prêts à être leurs clients.
espérons qu'ils en tireront les conséquences.

Amitiés.

LP
Inscrit le 18/01/2006
295 messages publiés
En fait, c'est le vénérable du sommet. Vous savez, ce grand gars qui vend de la lessive en haut de sa montagne dans les 12 travaux d'Astérix, j'admire sa barbe !! mdr
J'ai eu une idée en entendant dire que les réseaux p2p marcheraient comme une radio (ce qui n'est pas totalement faux). Pourquoi les majors ne diffuseraient pas (voir inonderaient, ils ont les moyens) certaines parties de leur catalogue (pour opération promotionnelle) sur les réseaux p2p mais en rajoutant des empreintes sonores comme pour radios hertziennes (Par exemple, au milieu d'un titre, l'annonce: Vous écouter un artiste Universal, sony, bmg, etc ...), tous ça encoder en 64 ou 128 kbs maxi. Bien sûr, cela n'empecherais pas totalement le piratage, mais est - ce possible ?? Par contre, ce système pourrait séparer les pirates de ceux qui veulent juste connaitre avant d'acheter. J'accepterais mieux, dans ce cas, la présence des DRM sur les cd ou dvd (à condition que se soit réellement interopérable quand même).
Inscrit le 18/01/2006
295 messages publiés
Au fait, je me suis rendu compte que j'avais oublié de le préciser. Tous ça, c'est en plus de la license globale et non en remplacement
Inscrit le 24/01/2006
10 messages publiés
Je voudrais essayer d'apporter quelque chose a ce debat que je trouve interessant, notamment (et plus particulierement ici).

Je suis informaticien professionnel et salarie.
Je ne suis donc pas un artiste (au sens vivant de sa production culturelle).

La loi qui devait passer etait completement stupide.
Cela ne fait plus aucun doute. Je pense que certaines reflexions faites ici sont bonnes. Je voudrais en ajouter quelques unes :

Il me semble que c'est la maniere globale dont on aborde la culture qui doit etre reconsidere.

Je suis pour que les artistes soient payes, mais je suis contre un dicdat de la part d'une industrie.

Je vais donc faire quelques remarques :
- Je considere qu'il est anormal que l'on paie des redevances sur les CD vierges et DVD vierges (surtout quand cela atteint ce montant), quand on les utilise pour faire autre chose que des copies privees (que le droit nous accorde) redevances qui vont uniquement a la musique
- Je considere aussi qu'il est anormal qu'a tout changement de support (cassette, vinyl, cd) je doive racheter les albums. Car qu'est-ce que j'achete si ce n'est un droit d'ecoute ?
- En tant que salarie, je subventionne tres fortement via la caisse du chomage des intermittents du spectacle, qui sont fortement utilises par l'industrie musicale dans son ensemble.
- Je ne peux pas lire sur ma platine de salon ou sur mon ordinateur des DVD achetes dans d'autres regions du monde. A moins bien sur que je sache outrepasse la protection macrovision.
- Quand je vais boire une biere dans un bar qui passe de la musique, je paie la Sacem (a ce que je sache je ne paie rien pour les tableaux acroches au mur pourquoi?)
- Si je veux faire une fete entre amis dans une salle en utilisant mes CDs je dois aussi repayer la Sacem.
- Meme si on est a l'epoque de la mondialisation, on doit attendre 6 mois, 1an pour voir certains films.
- On met des protections inadmissibles quand je veux ecouter un CD sur mon PC. Protection non mentionne lorsque l'on achete le CD et bien sur pas remboursable.
- La tele (mais c'est son droit) nous inonde de musique et les chaines musicales sont tres nombreuses, meme sur la TNT ou le nombre de chaines est limite (ce qui signifie que l'on donne toujours un avantage a la musique).
- Le cinema me coute 9 euro la seance avec des salles toujours pleines de monde (desole mais c'est comme ca a cote de chez moi)

Bref, jusqu'a maintenant la balle etait dans le camps des distributeurs. Or il se trouve que le monde change
- on peut commander par le web des DVD vierges a 0.3 euros et les jeunes n'hesitent pas a le faire.
- on peut ne plus attendre le bon vouloir des producteurs pour decider d'acheter un film aux US 6 mois avant sa sortie en France.

Bref, je ne partage pas l'ideologie de certains du genre : "ils y a pleins d'artistes gratuits partout, les connus ne sont que des produits marketing". Mais je pense que si les distributeurs ne se bougent pas ils vont avoir un serieux probleme. On ne peut pas demander aux gens d'accepter de perdre leur boulot au nom de la mondialisation, et en meme temps leur dire que ce n'est pas bien d'aller acheter des disques ou des DVD a l'autre bout du monde.

D'ailleurs, a terme, la musique pouvant etre dematerialiser, ca va devenir assez facile aux artistes de s'auto-produire.

En conclusion, je pense que le metier de vendeur de musique est a revoir. Idem pour le cinema. Il faut absolument vendre tres vite et peu cher.
Inscrit le 07/02/2005
382 messages publiés
D'ailleurs, a terme, la musique pouvant etre dematerialiser, ca va devenir assez facile aux artistes de s'auto-produire."

Cher Célestin,

La musique dématérialisée, c'est au niveau de sa diffusion, pas de sa production.

A part le monde du home studio, les autres auront toujours besoin :
D'un studio bien réel
D'un ingénieur du son et de ses assistants, bien salariés
De musiciens (dans mon cas d'orchestres) tout autant salariés en CDD pour cet enregistrement, ce qui n'empêche pas la Spedidam de réclamer une large part de "sa" Licence Globale
D'instruments bien réels (dans mon cas de pianos de concerts avec un accordeur, en chair et en os et bien salarié aussi)
De copistes
Etc.....

Alors bien sûr, le pressage, la diffusion, tout cela sera différent et plus economique, mais avoir la bande en sortie de studio coûtera toujours de plus en plus cher.

Cordialement.

LP
Inscrit le 03/02/2005
960 messages publiés
@Petitgirard>

Dans ce cas que pensez vous d'un fiancement pour des studios plublics, à la maniére de l'état qui finance en partie les salles de spectacles.

Des studios libre d'acces avec toute le materiel necessaire pour faire un enregistrement.

Je connais tellement de groupes amateur qui ne font que du live qu'ils seraient ravis d'avoir un studio pour diffuser une creation de qualité et se faire connaitre un peu partout.

Car quand un fan de tel type de musique vois qu'un groupe qu'il ne connait pas va passer dans sa ville, la premiere chose qu'il fait c'est regarder s'il y a une de leurs oeuvres sur le P2P, et s'ils apprecient ils achetent une place.

Vous allez me dire, ca va etre la cohu, le studio sera pris d'assaut. Il n'y a qu'a faire un systeme de parainage des dirigeants de salles qui donne leur avis favorable ou defavorable en fonction de l'ambiance et surtout des recettes engrangées.

Là, au moins on aurait une vraie selection naturelle, et non une selection marketing prétypé majors.

Bref une explosion de la création musicale...

Et pourquoi pas idem avec les court-métrages.
Inscrit le 07/02/2005
382 messages publiés
malheureusement tout ce que je peux vous dire c'est que trois des plus grands studios parisiens ferment pour cause de faillite, y compris le plus moderne de tous...
Quand au studios pour la musique de film ou le grand symphonique, il n'y en a plus qu'un, avec une seule toilette pour 150 personnes et l'obligation d'enregistrer entre les rames de métro....
Inscrit le 03/02/2005
960 messages publiés
D'où l'interet de faire financer les studios par l'état. Pourquoi pas par une partie des fonts de la sacem ou de la licence légale.


En tout cas vous n'etes pas un vieux crouton qui ne savait m^me pas ce qu'est internet.
Au moins vous savez surfer et forumer
Inscrit le 17/04/2005
599 messages publiés
je trouve étrange que Laurent Peit girard viennent s'exprimer librement ici alors que la SACEM possede des attachés de Presse et qu'elle pratique la politique de l'autruche depuis de tres nombreuses années
politique de l'autruche = absence de communication au grand public
Inscrit le 17/04/2005
599 messages publiés
je trouve étrange que M. petit Girard viennent s'expirmer librement ici alors que la SACEM dispose d'attaché de Presse et qu'lle a toujours pratiqué la politique de l'autruche (abscnece de communication au grand public)
Inscrit le 22/01/2006
7 messages publiés
LPG:
"Le cinéma bénéficie encore de cette différence de qualité entre salle - DVD - et fichier illicite téléchargé et ceci justifie d'essayer de faire tenir encore la chronologie des médias."

Chronologie qui sert à quoi? Un stratagem (limitation imposée) permettant de gagner plus que normalement. C'est assimilable au vol commercial (oui, cela existe et c'est même pratiqué couramment, déguisé sous le nom "business"). Une limitation comme la limitation de durée d'une carte pré-payée de cinéma ou mobicarte - l'argent n'a pas de durée limitée. Du vol tout simplement, pratiqué depuis toujours par pas mal d'industries qui, en voyant leur stratagem devenir inutilisable avec l'avance de la société/technologie, paniquent et essayent de tout faire pour garder le monde compatible avec leurs combines. Mais ça ne marchera plus.
Comme l'histoire des "Zones" des DVD. Un vendeur n'as pas le droit de vendre uniquement aux personnes de son choix. Biensur il ne refuse pas actuellement, mais il essaye d'imposer des lois(!!) qui font que l'acheteur ne peut pas visionner le film! (c'est à dire qu'il encaisse le prix quand-même!) Et le législateur le lui permet! Au nom de quoi exactement? La libérté des entreprises? Un bout de papier? Et la liberté de l'être humain alors?
Il y a un excellent film américain intitulé "The Corporation (2003)". Un documentaire sur la nature et évolution des entreprises. Regardez-le, je vous le conseille vivement.

Le copyright est une autre trouvaille (lire: arnaque) du même genre. Personne n'a jamais rien inventé tout seul. Je respecte la création, c'est l'acte le plus valorisant pour l'être humain. Tout le monde crée tout le temps, à son échelle. Mais on a tous créé en rassemblant des idées appris chez d'autres, depuis notre enfance. C'est la propriété de l'humanité depuis son début, pas de Mr. X ou Y. Ils ont le droit d'être payé pour leur travail, leur intelligence, et pour la vente de leur produit, mais aucune exclusivité et aucun droit à long terme. Les idées ne nous appartiennent pas.
Le sujet est beaucoup plus vaste qu'il n'en a l'air.
Amicalement.
Inscrit le 07/02/2005
382 messages publiés
2 réponses,

à FCNA qu'y a t il "d'étrange" ?
Je participe à des forums et répond aux questions à titre personnel tout en indiquant clairement la position de la sacem que je partage pour l'essentiel.
Vous devriez préférer parler à un créateur qui exerce régulièrement des responsabilités au sein du CA Sacem plutôt qu'à une attachée de presse.

à Xylophone, à vous lire si abrupte et définitf, je comprends pourquoi je préfère le vibraphone.
La chronologie des médias n'est pas un stratagème mais un état de fait.
Si un film passe à la télé le jour de sa sortie en salle, il perd les trois quarts de ses entrées cinéma.
Si le film passe à la télé en même temps que la sortie DVD, il perd les trois quarts de ses ventes DVD.
Les chaînes de télé cryptées, non cryptées, les diffuseurs de DVD, tous ces partenaires financent les films a priori.
Sans l'argent des chaînes, la plupart des financements se cassent la figure et sans chronologie des médias, beaucoup moins d'argent des chaînes.
Ce n'est pas un "stratagème" mais une réalité.

Quand à votre attaque contre la propriété intellectuelle, vous poussez le bouchon très loin.
Je vous signale que le droit d'auteur fait partie des droits de l'homme.

Amitiés.

LP
Inscrit le 24/01/2006
10 messages publiés
a Laurent Petitgirard, a propos de la musique dematerialise.

Je suis bien sur d'accord avec vous. Cela concerne uniquement la distribution.

Mais, je ne vois pas bien ce qui va empecher les artistes connus de vendre leurs oeuvres sur leur site web ? Or les producteurs gagnent beaucoup d'argent avec les artistes connus. Cela va donc leur faire un manque a gagner, et donc les obliger a changer leur metier.

Il y a aussi un sujet qui n'est pas aborde ici et qui meriterait de l'etre car il l'a ete a l'assemblee nationale : 90% de l'informatique est aux mains de non europeens, ainsi que de nombreuses maisons de production. Qu'est-ce que les europeens vont gagner en donnant plus de pouvoir a ces gens. Par exemple la gestion des DRM est faite uniquement par des non europeens ?
Inscrit le 18/01/2006
295 messages publiés
A laurent Petitgirard: plusieurs remarques à propos de votre intervention sur 01net.

A propos de la taxe sur les supports vierges:
"...vous parlez d'une redevance et non d'une taxe."
Ok, mais la perception qu'a le public est exactement la même quel que soit l'appelation donnée.

"...En plus ces sommes sont réparties par sondages, ce qui pénalise les petits."
Effectivement !! C'est justement ce qui insurge la plupart des gens et c'est pour cette raison que cette "redevance" est considérée comme malhonête par tout le monde.

A propos de la rémunération des auteurs:
"...Question complexe. Tout d'abord, la perception : beaucoup moins d'argent sera récolté."
Peut -être. J'en profite pour dire ici que je suis pour une redevance globale et non légale. Je considère que chaque personne se doit d'être citoyen et donc de participer à la culture. Bien sur, donné de l'argent à certain pseudo artiste est désagréable mais si la redistribution des droit d'auteur est correcte, alors cela passera beaucoup mieux. En fait, c'est cette question qui me chiffone le plus à ce jour. La question est complexe dites - vous. Alors ça oui...

"...Le droit exclusif (qui correspond aux ventes sur les sites légaux) permet de rémunérer les plus petits. Celui qui a été téléchargé 137 fois, touchera sa part des 7 centimes d'euros réservés aux auteurs, compositeurs et éditeurs sur chaque téléchargement."
ce n'est pas ce que stipule les contrats fait par les majors (auteurs comme interprètes). Pourquoi ??

"...j'ai pu constater que nous avons perçu et réparti, en 2004, au titre des droits sur les ventes de CD, exactement 25 % de moins qu'en 2003."
Et cela, serait dû au p2p seulement ?? Pensez vous que la situation économique actuelle me permet aujourd'hui d'acheter autant de cd, dvd, films, livres, sortis au ciné, et autres... autant qu'avant ?? L'industrie du divertissement ne serait - elle pas simplement la première à subir les contre - coups de la mauvaise situation dans laquelle se trouve de plus en plus de gens ?? Je me demande aussi si il n'y aurait pas de plus en plus d'activités artistiques qui grace à des contrats préparés par des avocats malins ne passeraient plus par la case SACEM.

"...il faut rappeler qu'il s'agit de la transposition d'une directive européenne."
oui, c'est vrai, mais cette directive n'est que la transposition d'une directive américaine préparée il y a plus de 10 ans dans un contexte différent où les réseaux p2p par exemple n'avaient pas cette ampleur.

"...Non, c'est la licence globale qui, répartie par sondages, se rapproche des techniques anglo-saxonnes."
pour l'instant, rien n'est encore décidé et la technique de ces réseaux peut tout à fait permettre une répartition juste à condition de faire pression sur les éditeurs de ces solutions au lieu de les faire fermer simplement.

"...l'internaute qui téléchargeait 6 titres pour 6 euros dans un mois pourra en télécharger 100, 200 ou plus"
C'est pas obligatoire, mais comme la loi ne doit pas statuer sur des "si", Je propose que la redevance se base sur un ratio (plus je télécharge, plus je participe) avec une base fixe quand même. Si les f.a.i jouent le jeu cela pourrait fonctionner (même si ils ne veulent pas, la cnil est là pour ça).

"...Pour qu'il n'y ait pas de confusion, je vous dirai pour finir que : les auteurs, la Sacem et la filière dans son ensemble ne sont pas un seul instant contre les logiciels libres."
Je veux bien le croire, mais la loi DADVSI et ses différentes directives propose exactement l'opposé et elle a été signé par vos pairs. J'ai un peu l'impression que les éditeurs de logiciels propriétaires et les majors ont proposé un texte à la SACEM qui l'a signé sans trop la lire. Bien sur, on ne peut tout savoir et être spécialiste dans tout les domaines mais quand même !!

Une dernière remarque. La license globale/légale doit être prit pour ce qu'elle est réellement: un compromis. Ce qui logiquement ne peut plaire complètement à qui que ce soit. car, accepter le téléchargement des oeuvres protégées sans l'encadrement de la loi, c'est effectivement mettre en danger la production artistique dans son ensemble et pour longtemps. Mais la question qu'il faut aussi se poser est la suivante: Combien va coûter à cette production la guerre qu'elle se propose de faire ??
Inscrit le 17/04/2005
599 messages publiés
a laurent petit girard :
ce que je lis quelque fois sur les forums est completement deconnecté de la réalité, si c'est reelement vous je trouve que vous avez beaucoup de courage de tenter d'expliquer au public le droit d'auteur, aujourd'hui le tout gratuit est entré dans la tete des gens et pour le faire sortir c'est pas gagné.
Inscrit le 07/02/2005
382 messages publiés
Cher Fcna,

Suis-je moi, voilà une belle question pour un samedi matin...

Dans la mesure où je dois travailler Stravinsky, Prokofiev, Hersant et Rachmaninov pour ma générale de ce soir et les deux concerts de demain au lieu d'aller me promener à Saint-Germain des Prés, j'en conclus que je suis moi...

A vrai dire, à voir toutes les bonnes excuses que je me trouve pour ne pas avoir encore entamé le travail ce matin (à commencer par un petit tour sur ce forum) j'en conclus que je suis certainement moi...

Pour le reste, il y a toujours un intérêt à lire les arguments de gens sincères.
Je les respecte plus que les malins qui promeuvent officiellement cette LGO.

Amitiés.

LP
Inscrit le 22/01/2006
7 messages publiés
Article très interessant (en anglais):

http://www.eff.org/I...0301_lunney.pdf

"While it might be possible to develop business models
that would convert some of this P2P sharing into paid access, the petitioners' speculation that there might be
some way to convert all, or even most, of these P2P users into paying customers is precisely the sort of speculation regarding future harm that this Court held was insufficient in Sony Corp. By any stretch of the imagination, most P2P file sharing does not substitute for the purchase of an album, nor does it substitute for paid access under any practicable licensing arrangement."
Inscrit le 10/02/2006
26 messages publiés
Je trouve ces propositions et orientations très interressantes. Ce texte a-t-il été envoyé au premier ministre, ministre de la culture ou autre? Le format "lettre ouverte", qui consisterait à en envoyer des copies aux principaux quotidiens et magazines français serait aussi une bonne idée.

Si ce texte n'a pas encore été envoyé à divers ministères, il serait bon, déjà de revoir les dates (l'examen du projet de loi étant repoussé à début mars) et surtout d'étoffer et développer chacun des points. En l'état, ça fait un bon sommaire avec une présentation de chaque sujet mais des propositions concrètes de mise en oeuvre de chacune des idées pourrait être apprécié. Voici des exemples de questions à se poser afin de développer, limitant ainsi les risques d'être mal compris par les parlementaires et augmentant les chances d'être pris au sérieux.

Citation

1. Redonner au législateur national le pouvoir de sa législation.
On ne peut plus légiférer sur ces questions avec 10 ans de retard.

Que proposez-vous concrètement pour ne plus légiférer avec autant de retard?

Citation

2. Raccourcir la durée de protection accordée aux ayant droits.
Le monde de l'information s'accélère à un rythme toujours croissant, et la durée de protection des droits d'auteur ne fait que s'allonger pour traverser les siècles.

Avez vous une durée (ou un panel de durées en fonction du type d'oeuvre par exemple) à proposer? Sur quelles bases est faite cette estimation?

Citation

3.Ne pas légiférer sur des angoisses et des suppositions.
Internet ne doit pas être une exception dans la longue histoire de l'innovation, et le législateur ne doit pas légiférer sur ce qui ne sont que des angoisses face à un chamboulement de plus dans l'univers technique de la musique et du cinéma.

Ca me semble logique et évident, mais comment proposez-vous d'affranchir le législateur des pressions exercées par les inquiétudes des divers protagonistes? (études préliminaires effectués par des services indépendant et spécialisés dans les questions traitées? consultation de la population? par quels moyens? référendums? sondages? référendums en ligne? ajout d'une fiche non nomminative portant sur les grandes questions de l'année à celles distribuées lors du recensement annuel?...)

Citation

4. Créer un fonds public d'aide à l'enregistrement.
L'Etat ou les collectivités locales pourraient aider ces artistes à enregistrer leur musique pour une diffusion libre sans que ça ne soit lié au chantage conscient ou non d'une signature avec une grande maison de disques.

Soit, par quels moyens? Où serait collectés les sommes servant à constituer ce fond public? Qui en assurerait la gestion? Sur quelles bases seraient allouées les aides?...

Citation

5. Contraindre la Sacem à libérer ses auteurs.
La loi pourrait obliger les sociétés de gestion à donner aux auteurs la liberté de reprendre leur gestion en main sur Internet

En gros, ce que vous proposez, c'est une réforme du mode de fonctionnement de la SACEM. Comment, selon vous, devrait-elle être gérée? Quelle devrait être sa fonction, ses droits et devoirs vis à vis des artistes? Quels devraient être ceux des artistes vis à vis de la SACEM?
Donner une définition (ou des exemples) des licences Creative Commons.

Citation

6. Encourager une concurrence entre sociétés de gestion.
La loi doit favoriser la création de sociétés de gestions alternatives, comme c'est le cas aux Etats-Unis.

Par quels moyens? Qu'est-ce qui encouragerait une société de gestion à se créer et à concurencer la SACEM? Donner des exemples de lois américaines allant dans ce sens.

Citation

7. Encadrer la relation contractuelle entre auteurs et producteurs.

Qui devrait encadrer cette relation et comment? Création d'un équivalent du code du travail pour le milieu de la création? Qui en serait le garant? Quelles limites imposer aux producteurs?

Citation

8. Permettre à chacun de devenir distributeur de musique.
Un système de licence obligatoire pour accéder aux catalogues, dont les conditions d'accès seraient régulées par une autorité de surveillance, assurerait une meilleure concurrence du marché.

Qui serait cette autorité de surveillance? Quels seraient ses moyens d'action? Quelle serait l'amplitude de ses pouvoirs? Comment s'assurer qu'elle n'en abuse pas? A quoi devrait ressembler cette licence?

Citation

9. Faire confiance aux systèmes alternatifs de distribution.

Développer ce qu'est le modèle de Weed, montrer en quoi c'est un modèle de gagnant-gagnant.

Citation

10. Ne pas handicaper le développement d'Internet au profit des vieux média.
Ce désordre généré par le droit d'auteur crée un déséquilibre de la concurrence et un frein à l'innovation.

Expliquer ce que sont les webradios et podcasters, comment ils fonctionnent, sont gérés, etc. Que proposez-vous pour effacer ce déséquilibre? (par exemple que les webradios et podcasters aient le même status légal que les radios hertziennes, il y probablement d'autres idées possible, mais connaissant très mal ce domaine, elles ne me viennent pas)

Citation

11. Remettre en question la chronologie des média.
Le système a permis à tous les acteurs de trouver leur compte sans concurrence véritable, mais il est absurde aujourd'hui où plus d'un tiers des films sont disponibles dès leur sortie sur les réseaux P2P, et la majorité dès les semaines qui suivent.

Quelle chronologie proposez-vous et sur quoi vous basez-vous pour l'établir?

[QUOTE]12. Lever le tabou de l'obligation de dépôt des œuvres.
Le droit d'auteur doit tenir compte de cette évolution, et libérer par défaut les droits sur toute exploitation non commerciale d'une œuvre dont l'auteur n'a pas souhaité réserver les droits lors sa publication. Comme pour les brevets, l'auteur qui souhaite préserver son monopole en toutes situations devrait effectuer une démarche active de dépôt, avec le paiement de droits de gestion (un système de marqueur sur les fichiers permettrait de l'identifier comme déposé.[
/QUOTE]
Concrètement, comment proposez-vous que ce soit mis en oeuvre?
Il ne faut pas oublier que même de nos jours, des compositeurs qui n'avaient pas l'intention au départ de faire de l'argent avec leurs créations se sont vus déposséder de celle-ci par un autre auteur peu scrupuleux ayant copié puis déposé leur musique avant eux. (cf le Naheulband et la première mouture du "troll farceur")
Dans le cas d'un auteur souhaitant après coup vendre sa production, comment cela serait-il géré?

Voilà, ce ne sont que quelques idées de questions à se poser, sans doute y en a-t-il beaucoup d'autres qui premetraient de mieux encore préciser les propositions.
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7 messages publiés
Désolé pour le mauvais lien plus bas; Voici le bon:

http://www.eff.org/I...0301_lunney.pdf
(il n'y a pas d'espace dans "Grokster")

Et un mini-lien qui evite que ce lien ne se coupe:
http://lnk.nu/eff.org/87j.pdf
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7 messages publiés
Désolé encore (maudit espace..)
Voici un bon lien:

http://lnk.nu/eff.org/87k.pdf
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279 messages publiés
Bonjour il parait que je dois coller ca ici et pas chez moi, d'apres Calispera, alors, hein, je fais c'qu'on me dit.
"Pourtant le droit d'auteur en 10 ans a profondément changé, ne serait-ce que parce que les auteurs d'il y a 10 ans étaient essentiellement des professionnels de l'édition, de la chanson, du cinéma... alors qu'aujourd'hui ce sont majoritairement des « consommauteurs » (consommateurs auteurs), ou « pronétaires » pour reprendre le terme de Joël de Rosnay et Carlo Revelli. Avec des millions de bloggeurs, de podcasters, avec les forums, les wikis, les sites personnels, le droit d'auteur n'est plus l'affaire des diplomates spécialistes d'antan. En 10 ans, le droit d'auteur est devenu un vrai enjeu de société qui touche chacun de nous, dont il faut ramener les discussions dans les hémicycles. On ne peut plus légiférer sur ces questions avec 10 ans de retard."

C'est le roi du ca veut rien dire. Les millions de bloggueurs ne créent rien, il n'est en aucun cas un probleme de gerer leur droits d'auteurs puisqu'ils ne produisent rien. En quoi le fait d'être sur un forum, un blog, change la legalité ou la legitimité du droit d'auteur? Mistere. Le seul probleme c'est qu'ils ne veulent pas payer, mais comme ils n'ont pas de solution de rechange, on ne peut pas les ecouter et encore moins baiser notre froc devant l'adversité.
Le droit d'auteur touche chacun de nous? Bien sur, dans tout ce que l'on porte sur soi, dans tout ce que l'on lit dans le journal, tout ce qui nous entoure est sous copyrigth et on est loin de le decouvrir avec 10 ans de retard. C'est plutot lui qui depuis dix ans baigne dans une naiveté profonde.

Apres son optimisme est sans bornes:
"3.Ne pas légiférer sur des angoisses et des suppositions. Aucune étude sérieuse n'a su démontrer de relation de cause à effet entre la baisse (il y a d'ailleurs reprise) des ventes de CD et le téléchargement « illégal ». Mais surtout l'Histoire bégaye. Les mêmes peurs ont été exprimées avec le piano mécanique, le photocopieur, la radio (le marché du disque a presque totalement disparu dans les années 30 aux USA après l'apparition de la radio dont le son était de meilleure qualité), la télévision (les studios d'Hollywood ont refusé pendant des années d'accorder des licences sur leurs films aux chaînes de télévision, qui sont aujourd'hui une source première de revenus), le magnétoscope... A chaque fois, l'industrie annonçait sa mort prochaine, et à chaque fois elle a su tirer le meilleur profit de ces innovations. Internet ne doit pas être une exception dans la longue histoire de l'innovation, et le législateur ne doit pas légiférer sur ce qui ne sont que des angoisses face à un chamboulement de plus dans l'univers technique de la musique et du cinéma. "
Bien sur que l'industrie va tirer son epingle du jeu, on en doute pas une seconde, mais pour Champeau les milliers de chomeurs de l'industrie du disque dans son ensemble, fabricants, imprimeurs, graveurs, graphistes, transports, officines, distributeurs, personnel des major, et la liste est longue des gens qui vont en pâtir, ne sont que quantité negligeable, necessaires à la bonne marche du progres.
On comprend qu'il ait tout fait pour se faire passer pour un gauchiste. Il n'y a pas plus liberal comme pensée par le simple fait que le paragraphe s'arrete là. On est pas dans les consequences là, on est dans son rêve economique.
ah si quand même au paragraphe d'apres il se soucie de la production:
"L'Etat ou les collectivités locales pourraient aider ces artistes à enregistrer leur musique pour une diffusion libre sans que ça ne soit lié au chantage conscient ou non d'une signature avec une grande maison de disques. "
Bien sur, Sarkosy va me payer mon prochain album!!! Et ceux de tous les groupes de rap!! On croit rêver. Il nous parle du dictat des major et ose imaginer une liberté culturelle gérée par l'état?!!!!!

Continuons avec ce visionnaire:
"5. Contraindre la Sacem à libérer ses auteurs. Un artiste inscrit à la Sacem n'a pas le droit de diffuser sa propre musique sur son blog. La Sacem le lui interdit. Ainsi tous les artistes qui usent des licences Creative Commons pour diffuser leurs œuvres gratuitement de leur propre chef ne peuvent pas être adhérents à la Sacem, et donc recevoir des subsides de leurs éventuels passages à la radio. Il y a incompatibilité totale entre Sacem et Creative Commons. La loi pourrait obliger les sociétés de gestion à donner aux auteurs la liberté de reprendre leur gestion en main sur Internet (un artiste qui signe à la Sacem lui accorde la gestion exclusive de ses œuvres sur tous les média, et de toutes ses œuvres, passées comme futures). Note : entre la rédaction de ces propositions et leur publication, la Sacem a annoncé qu'elle allait autorisé ses auteurs-compositeurs à diffuser leurs oeuvres sur Internet, mais uniquement sur leur propre site, et uniquement en streaming, ce qui est loin d'être suffisant. "

On est là ensemble depuis six ans, c'est dingue le nombre de mp3 de mes chansons que j'ai pu fouttre sur ce site, j'y ait meme deposé un moment l'integrale des freres Misere. Vous avez vu la sacem venir me prendre la tête? Pas moi.
Par contre il a raison, il n'y a aucune raison pour qu'on ne puisse pas adherer aux deux systemes.

Apres il continue et là c'est vraiment portnawack:
"7. Encadrer la relation contractuelle entre auteurs et producteurs. Il n'y a pas de réel équivalent au code du travail pour les auteurs qui signent avec une maison de disques. Les clauses des contrats de production sont très souvent abusives et les « royalties » d'un niveau minimum (de l'ordre de 5 à 10% net). Les artistes qui rêvent de signer dans une grande maison de disques acceptent ces conditions, quelles que soient les conditions. Il faut encadrer au mieux cette relation contractuelle, désastreuse pour l'artiste. On a vu par exemple Johnny Hallyday qui part chez Warner en laissant tous ses anciens disques dans le portefeuille d'Universal.

Un contrat d'artiste demarre à 8% du prix de gros, c'est la loi. Et le metier possede toutes les reglementation de n'importe quel autre. Des tarif syndicaux, entre autres.
Que Johnny parte chez Warner ne le prive en rien de ses royalties universal, et encore moins de ses droits d'auteur parce que aucune de ces deux majors ne les detient! Et comme exemple d'artiste naif qui reve d'être signé, Johnny c'est, comment dire...osé, non?

on continue;
"8. Permettre à chacun de devenir distributeur de musique. Les grands magasins comme la Fnac ou Virgin n'ont aucun intérêt pratique sur Internet où tout est par nature accessible à tous à n'importe quel moment. Ces monopoles dans la distribution sont un frein à la diversité culturelle et à l'abaissement des coûts pour l'usager. Pourtant les maisons de disques n'accordent les droits de leurs catalogues qu'à ces grandes enseignes, empêchant toute offre légale innovante concurrente de voir le jour. Un système de licence obligatoire pour accéder aux catalogues, dont les conditions d'accès seraient régulées par une autorité de surveillance, assurerait une meilleure concurrence du marché. "

Bon là il a pas tort, mais il prend le probleme à l'envers. Les majors sont pieds et poings lies par les magasins qui les etouffent et menent des politiques commerciales redoutable. C'est surtout à eux qu'on doit la courte durée de vie des disques en bac. Ils forcent les majors a toujours plus de marges pour un peu de vissibilité dans le magasin. je parle evidement des gros, pas du disquaire du coin.
Encore une fois les majors servent de tete de turc alors que ce type ne connait rien au commerce du disque.

On continue:
"9. Faire confiance aux systèmes alternatifs de distribution. Sur Internet où chacun peut distribuer la musique à la place de la Fnac, chacun peut avoir le droit à une commission sur les recettes générées. C'est le modèle de Weed (weedshare.com), qui répartie les fruits des ventes de chansons entre l'artiste, le consommateur qui a distribué la chanson au client, et lui-même. C'est un modèle de gagnant-gagnant qui offre une alternative intéressante au tout-gratuit, en trouvant une autre incitative que la répression."

"qui répartie les fruits des ventes de chansons entre l'artiste, le consommateur qui a distribué la chanson au client, et lui-même."??? Vous comprenez quelque chose, vous? C'est a dire j'enregistre mon pote dans le garage et je depose son truc sur le site, et je touche ma com sur les ventes? C'est ça? On remplace la maison de disque par un trouduc qu'a plus qu'a faire un lien sur un site pour se faire son blé?
Nan, je pige keud, c'est pas possible que ce type sois teubê a ce point là, ca doit etre moi, expliquez moi.

Apres le sophisme continue:
"10. Ne pas handicaper le développement d'Internet au profit des vieux médias. Les radios de demain sont les offres de podcasting, personnalisées par réseaux sociaux (on le voit avec l'achat de Webjay par Yahoo). La radio hertzienne est morte à plus ou moins long terme. Or les radios hertziennes ont le droit de diffuser des chansons sans demander l'autorisation des maisons de disques (en payant la Sacem), alors que les webradios et podcasters n'ont pas cette possibilité. Ce désordre crée par le droit d'auteur un déséquilibre de la concurrence et un frein à l'innovation. "

On sait pas pourquoi le hertz est mort mais il nous le dis alors faut le croire, hein.
Pourquoi donc les radios du net devraient-elles ne pas payer ceux sans qui elles n'existeraient pas? Pourquoi? Ca on sait pas non plus.

et ca continue:
"11. Remettre en question la chronologie des médias. Le marché du cinéma est parfaitement organisé en France, avec d'abord la sortie en salle, puis seulement 6 mois après la sortie du film en DVD, puis sur les kiosques payants au bout de 9 mois, puis sur les chaînes cryptées type Canal+ au bout de 12 mois, puis enfin sur les chaînes en clair après 2 ans... Le système a permis à tous les acteurs de trouver leur compte sans concurrence véritable, mais il est absurde aujourd'hui où plus d'un tiers des films sont disponibles dès leur sortie sur les réseaux P2P, et la majorité dès les semaines qui suivent."

En fait il y est tellement habitué, que sa vision des choses est un fait acquis. Comme tout le monde pille c'est un acquis. Et la il se demande comment ça se fait que c'est pas un acquis pour certains.
En plus ce n'est qu'une constatation sterile, sans aucune proposition.

Il est completement fou:

"12. Lever le tabou de l'obligation de dépôt des œuvres. La loi accorde à l'auteur un droit exclusif sur son œuvre dès sa création. Ce principe se justifie dans la vision d'un droit d'auteur dédié principalement aux professionnels ; il a toujours s'agit de protéger un professionnel (un auteur) contre un autre professionnel (un autre auteur ou un éditeur) qui aurait indûment copié une œuvre. Mais aujourd'hui la fonction économique du droit d'auteur s'inverse. Il tend à y avoir davantage d'auteurs à créer des œuvres (que ce soient des chansons ou des commentaires sur un blog) qui ne souhaitent pas tirer le moindre bénéfice économique de leurs créations. Le succès des Creative Commons en témoigne. Le droit d'auteur doit tenir compte de cette évolution, et libérer par défaut les droits sur toute exploitation non commerciale d'une œuvre dont l'auteur n'a pas souhaité réserver les droits lors sa publication. Comme pour les brevets, l'auteur qui souhaite préserver son monopole en toutes situations devrait effectuer une démarche active de dépôt, avec le paiement de droits de gestion (un système de marqueur sur les fichiers permettrait de l'identifier comme déposé). Pourquoi un auteur qui a pour ambition de réaliser un profit par son œuvre n'aurait-il pas à payer un loyer comme un commerçant doit payer ses murs ? On ne peut pas être un professionnel en ayant les avantages sans en subir les inconvénients... "

Bin voyons, apres s'etre auto produit du debut à la fin, le musicien de demain devra payer un brevet lui-même sur chaque chanson de son repertoire. Ptet bien pour créer une caisse sociale pour aider les zicos jétés à la rue? Il bosse aux guignols ce type, non? Ah c'est sur il a pensé à tout, c'était si simple, pour regler le probleme du telechargement...faisons payer les artistes!!! C'est un genie, je vous dis.

Tout ça sous le titre:
"DADVSI: Guillaume Champeau et Ratiatum.com font douze propositions pour sortir de l'ornière"
Ratiatum est un site qui vit de la publicité pour des produits comme Nokia et autres produits numeriques, pub pour les FAI, liens google, etc.
En gros un site qui vit grace à l'industrie numerique. Cette industrie que tout le monde connait comme genereuse, philantrope et au top au niveau social. Avec des patrons qui eux sont des vrais anges distribuants leurs benefices au public. Tout le monde le sait. Il y a la bonne et la mauvaise industrie. Pour Rati la bonne c'est celle qui lui donne à manger. Normal. Alors le Rati il fonde un journal de propagande, où on va suriner qu'un ordre nouveau débarque et qu'il faut s'adapter. Il veut absolument nous convaincre que le disque est voué à disparaitre, parce que ses patrons n'inovent plus depuis longtemps de ce coté là mais du coté du tout mp3 et surtout, surtout tous les accessoires qui vont avec, parce que ça c'est plus rentable que le disque.
La verité elle est là. L'industrie ne luttera pas contre le P2P, elle va vendre les multiples moyens de s'en servir, c'est tout.
Alors le Rati il est là pour nous faire passer la pillule. On va jouer aux gros anticapitalistes, payés par le capital pour lui permettre d'evoluer et d'accelerer la charniere. Pour la faire passer, bin "il reflechis" le Rati à toute sorte de solutions avec plein de gens serieux, ce qui l'amene a ecrire des articles pleins de chiffres totalement faux, parce qu'il oublie dans la chaine la moitié des intervenants du metier. Il reflechis a toute sortes de solutions dont les interressés (moi en l'occurence) ne veulent pas entendre parler, mais ça ça ne le gêne pas du tout. Il a une mission, peut etre le seigneur lui a ouvert la voie. Il sait comment les autres se doivent de reflechir, du haut de sa fiche de paye Nokia.
Alors il s'auto proclame "redacteur en chef" le Rati et il deblaterre, et il deblaterre la soupe des fabriquants d'Ipod, et il s'abonne à l'AFP pour jouer au journaliste.
Là il reçoit ça: http://www.manosolo....AFP-11oct06.pdf
Là je sais pas ce qui se passe dans la tête du petit Rati, il sait pas lire peut-être, il fait le chapeau de son article en disant aux gens que je leur "reproche leur gauchisme". Si vous avez lu la depeche, déjà là il y a soit une manipulation, soit de la debilité profonde. Ensuite il se permet des petits calculs simplistes dans lesquels il considere que le prix d'un disque est quasiment tout benef pour l'artiste à partir du moment où il s'auto produit. Il y a de quoi mourrir de rire quand on pretend parler serieusement du metier.
Alors que dans l'article lui-même il relaye mes propos
"Le peer-to-peer, c'est pas du tout une révolution culturelle mais simplement de la consommation gratos. Ces gens se prennent pour des gauchistes alors qu'en fait, c'est des libéraux. C'est une attitude libérale : je prends sans m'occuper des conséquences",

il persevere à me faire penser à l'envers un peu plus loin, je cite:

"Beaucoup d'études, SANS DOUTES GAUCHISTES ELLES AUSSI, ont conclu que les utilisateurs de P2P étaient ceux qui achetaient le plus de disques."

Il a un probleme le Rati, il voudrait absolument faire le malin avec la star parce que sous entendu c'est -loin-d'être-un-mecs-à-plaindre-et-vive-le-P2P.
Mais qu'il fasse le malin avec la verité serai beaucoup moins derangeant pour sa credibilité, et un minimum honete de sa part.

Apres là il m'en bouche un coin avec une phrase que j'arrive pas à comprendre. Ca veut rien dire:

"Le service offert par Mano Solo est lui aussi très libéral. Il répond aux demandes concurrentielles du marché, et c'est souhaitable. Il fallait apporter de la valeur ajoutée par rapport à la gratuité du P2P, et c'est ce qu'il a fait. "

En quoi c'est liberal de faire une pré-vente sur internet? Me pointer tout seul avec mon budget ridicule et toute la demago internet contre moi c'est apporter de la valeur ajoutée au P2P? Mais c'est quoi ce charabia? Y'a des gens pour lire ça et juste se dire "ha bon."?

Alors le Rati quand je vois tout ça je lui ecris un droit de reponse. C'est sois disant une redaction, donc ca obeit aux lois de la presse, non? Evidement dans ce droit de reponse je lui dit ce que je pense. Ne trouvant pas d'adresse mail perso du Rati je l'envoie par le formulaire en ligne sur son site qui est fait pour ça. Dans le même temps je poste mon texte ici.
Le Rati là il commence à merder. Il pointe sa truffe ici et fais mine de dialoguer pour finasser. Il me sort sa panoplie de courbettes et d'arguments polis accompagné d'un bout de sa propagande, pour à la fin me demander si je veux vraiment qu'il publie mon DDR. Bien sur que je veux et la conversation continue. A un moment donné je m'enerve et je dis "C'est quoi ce nazisme de chacun qui constament trace le tableau qui l'arrange, pour les autres?" et hop là le Rati tout content retourne chez lui, non seulement il ne publie pas le DDR mais ouvre un sujet dans son forum et un lien dessus dans son journal "droit de reponse face au nazisme" Là il a du sentationel pour brouiller les pistes. Alors tous les petits soldats du forum vont allegrement lui emboiter le pas. D'anti gauchiste il me fais passer pour un insultant paranoîaque au complexe de Darwin. Surtout il presente la chose comme si j'avais traité Rati de nazi, ce qui est loin d'être le cas encore une fois.
On se demande pourquoi un type qui ne cesse de repetter qu'il n'est pas l'enemi des artiste et qu'il "reflechis" à une solution équitable pour eux, a tant besoin de manipulations pour noyer ce qu'ils ont à dire...
Alors je m'installe dans son forum, et là au bout d'un moment, passées les querelles de langages, le Rati il s'appercoit que je suis en train de saper tout son boulot. Que ce que j'explique aux gens n'a rien à voir avec la soupe qu'il leur sert. En fait plus je suis patient et plus je m'explique moins il s'exprime et plus il est dans la merde. En fin du fin de plus en plus de gens abondent dans un vrai dialogue qui pour une fois va les informer réellement. C'est trop pour le Rati, quand il voit plusieurs messages de ce genre:

"Il est clair qu'ici il y a beaucoup de gens qui ont certainement cogite un peu sur le sujet et qui s'imaginent peut-etre un peu facilement avoir des réponses toutes pretes ou du moins qui s'imaginent que la plupart des gens en savent autant qu'eux sur le p2p, le net etc.... Revenir a une saine humilité ca serait pas plus mal non plus surtout que moi je salue moi aussi le changement de ton de Mano. Dépasser les vexations quotidienne ca serait bien aussi et ayant lu le droit de réponse de Mano, ayant ete "choque" sur le coup, mais ayant depuis cogite et lu tout ce qui a ete dit, je trouve que Kad pourrait au moins modifier son intitule lapidaire. Ensuite les calculs d'épicier faits a la va vite devant un PC resistent rarement a la complexité de la realite dont on n'appréhende souvent pas toutes les facettes, avis aux specialistes. Nous avons la chance pour une fois de pouvoir discuter directement avec un artiste qu i a reflechi sur ces problemes et qui a clairement une connaissance de certains aspects que nous n'avons pas. Ca serait bien aussi de le reconnaitre."
il ferme carrement le fil en se justifiant comme ça:

"Je ferme le sujet qui n'apporte plus rien si ce n'est des trolls."

Aucun troll ne s'est inscrit sur le sujet, il n'y a que des habitués de son forum. Mais le Guillaume Champeau il est pas à ça pret apres deux jours de manipulations minables.
Rati à l'heure actuelle n'a toujours pas publié mon droit de reponse.
Un site internet a de la place quasi illimité pour du texte, mais lui doit en manquer. Trop de pub pour l'industrie peut-être.
[message édité par RAOUL le 20/10/2006 à 16:05 ]
Inscrit le 13/08/2002
22645 messages publiés
Tu vois Mano le problème c'est que tu crois qu'on a un discours anti-capitaliste alors que pas du tout. Au contraire. Ratiatum a la chance d'avoir un modèle économique qui fonctionne à peu près, pourquoi on irait chercher autre chose ? Pour la musique c'est pas pareil. Et l'économie, le libéralisme dans lequel on vit (et que tu souhaites aussi en refusant tout système de rémunération indirecte), c'est la loi de Darwin. Tu refuses de t'adapter, très bien. On verra quelle "espèce" d'artistes et de maisons de disques viveront dans 30 ans.

En ce qui concerne Ratiatum, je t'ai vu dire sur Framasoft qu'on avait au moins 10 employés. Il se trouve qu'on est deux employés qui travaillont uniquement à mi-temps sur Ratiatum. J'ai travaillé dessus bénévolement pendant 4 ans, largement plus de 35 heures par semaine... Et nous n'avons jamais eu le moindre stagiaire. Alors tes propos du "gros" contre le "petit", tu te les gardes pour tes poubelles.

Quant à ces douze propositions, qui n'avaient pas d'autres vocations qu'à provoquer un débat à la veille de DADVSI, [oups, j'avais pas fini] elles seront apparemment reprises bientôt dans un grand journal national. Et ce sera pas moi l'auteur, mais quelqu'un (je crois même plusieurs personnes) qui ont trouvé certaines des idées pertinentes.
Inscrit le 18/10/2006
279 messages publiés
Y'a que ça dans les colones de ce site, de la diabolisation d'une partie du capital, les majors, qui seraient les pires fumiers de la terre. D'une industrie qui serait la plus menteuse, la plus mercantile et la plus enrichissante sur le dos des autres. Que ça ici, tu vois pas? Tout ca entretenu par tes propos completement fantaisistes qu'on dirait bien que personne ne se donne la peine de verifier, sinon y'aurait pas tant de monde ici.
Ok t'es pas une grosse boite, mais sur le net tu peses 600 000 conections/mois d'apres ce que j'ai lu, a coté de moi t'es un mamouth. Un mamouth qui se permet de manipuler l'image d'un particulier qui prend des risque et qui met les deux pieds dans le debat, pas de l'exterieur comme toi, qui n'a aucune attache avec le metier.
Pour eviter la confrontation sur le fond tu as stygmatisé ma facon de parler, tu refuses de passer mon droit de reponse legitime (le recommandé arrive, t'as 60 jours derriere) et detourné mes propos de leur sens et contexte pour en faire un gros titre de ton forum.
Tu n'est qu'un valet de l'industrie numerique. tes douze proposition seront ptet publiée, ca ne veut absolument rien dire, tout le monde est aux fraises, la presse comme les autres. N'importe quel sujet là-dessus les interresse, ca fait vendre. Tes propositions serieusement on se demande si c'est pas un gag plutot qu'autre chose. Un gamin de douze ans aurait les meme reflexions courtes et faciles. On tremble quand on imagine des zicos payés par l'état, ou pourquoi pas demain je me pointe sur scene avec un gros tee-shirt Olida, ou Rillettes Machin le futur tel que tu le vois, tu sais où tu peux te le mettre?
Inscrit le 13/08/2002
22645 messages publiés
Forcément tu ne sais raisonner que par la caricature, donc tu ne vois que ça avec ton cerveau déformé. Mais quelqu'un d'un peu plus calme et réfléchi sait très bien que ça ne sont pas les grosses entreprises qui sont critiquées, mais leurs méthodes lorsqu'elles visent à cadenasser le public ou les artistes (et ne monte pas sur tes grands chevaux pour cette dernière chose, tu ne représentes pas les artistes... je parle d'autres artistes, qui eux ont une vision plus libertaire que la tienne à propos d'internet).

Ratiatum ne combat pas Virgin. Ratiatum combat les DRM. Lorsque Virgin annonce qu'il retire les DRM, c'est plutot bien accueilli :
http://www.ratiatum....e_week-end.html

Tant que tu n'auras pas compris ça tu n'auras rien compris, ni à Ratiatum, ni à Internet en général.

La manipulation, je ne l'ai pas provoquée. Je t'ai répondu par mail tu as répondu sur ton forum. Tu as fait une connerie, tu l'assumes. Tu as parlé de "nazisme" dans ma façon de te donner des conseils ou de t'apporter des pistes de réflexion, je parle du même "nazisme" dans ma brève sur ton droit de réponse. Et je demande à chacun de juger du contexte, ce que chacun a pu faire en bonne conscience. Maintenant tu as archivé ton message et tu te mets donc toi même en position de faiblesse. Là encore, tu assumes.

Tu veux critiquer mon boulot, ok fais-le, c'est légitime. Tu veux porter plainte ? Fais le aussi, on peut s'amuser (au passage j'ai quelques années d'études en Droit derrière moi, mais ça en change rien). La photo de moi que tu as mise sur ton forum sans ma permission, c'est pas de la violation de droit d'auteur ? Si tu veux déclencher une guerre juridique, on pourra beaucoup se marrer. Et au final je ne suis pas sûr que tu gagnes, loin s'en faut.

J'ai vu que tu doublais tes ventes de disques depuis cette polémique et c'est donc la raison pour laquelle tu essayes d'entraîner un maximum de monde dedans en essayant de rabattre sur les autres forums. Alors je t'en prie, continue. On se rend mutuellement service parce que depuis ton coup de sang on a aussi un traffic en légère hausse. S'tu veux je te paye une bière pour fêter ça ? Elle sera sponsorisée Nokia.
Inscrit le 20/10/2006
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J'ai vu que tu doublais tes ventes de disques depuis cette polémique et c'est donc la raison pour laquelle tu essayes d'entraîner un maximum de monde dedans en essayant de rabattre sur les autres forums. Alors je t'en prie, continue. On se rend mutuellement service parce que depuis ton coup de sang on a aussi un traffic en légère hausse. S'tu veux je te paye une bière pour fêter ça ? Elle sera sponsorisée Nokia.

Pour les ventes de disques j'aimerais bien connaître ta source.
Inscrit le 18/10/2006
279 messages publiés
La tienne n'est pas non plus libre de droits, et je n'ai jamais autorisé ce photographe a prendre et vendre mon image, tu saisis?
Tu fais le malin avec tes nuances mais ton forum deborde à raz bord de generalité assassines sur les majors, fausses la plupart du temps. Et tu laisse bien tranquillement tout le monde deblaterrer dans ce sens. Sinon t'aurais du mal a leur vendre du bill torrent.
De toute faon, ecoute mon vieux, tu n'es pas du metier et tu ne representes personne. C'est comme si moi qui n'y connais que dalle j'allais prendre la tete a Aubry sur les 35 heures. Je vais forcement dire que des conneries. toi faut que tu te rendes comptes que tu fais que ça, dire des conneries! t'es meme pas foutu d'analyser une depeche AFP dans le bon sens... Tu flattes l'internaute dans le sens du poil avec ton populisme enrobé d'un semblant de responsabilisme, mais tu n'es qu'un valet du systeme qui oui, a decidé la mort du disque, certainement. Mais pas moi, ni tous ceux qui en vivent.
La demago des groupes non-signés les regarde, c'est leur affaire, je leur souhaite la reussite, mais tous ces mecs là ils vont courrir signer des qu'ils pourront.
Tu sais je marche à la demonstration. Elle se deroule ici depuis trois jours, crois moi, je sais que mes demonstrations payent dans le bon sens, tu n'es pas la premiere.
Toutes tes justifications t'enfoncent un peu plus dans le coté "l'est pas zantil, alors passera pas droit reponse moi" ridicule qui colle vraiment pas à ce qu'on attend d'un media tant visité.
Pour moi ca paye bien, mes stats de vente depuis que je suis là decollent et je t'en remercie. Je remercie aussi tout ce forum de m'avoir sauté dessus tous ensemble, ca aide vraiment pour que l'exterieur se fasse un avis sur l'objectivité des deux camps.
Tu connais rien a la manipulation Champeau. Quand tu veux je te donne des cours.
je crois que c'est toi qui n'a pas bien pigé le net. Tu sais on en apprend bien plus en se bastonnant qu'en entretenant ton consensus mou et ringard de bonne conduite....
Inscrit le 13/08/2002
22645 messages publiés

La tienne n'est pas non plus libre de droits, et je n'ai jamais autorisé ce photographe a prendre et vendre mon image, tu saisis?
Tu fais le malin avec tes nuances mais ton forum deborde à raz bord de generalité assassines sur les majors, fausses la plupart du temps. Et tu laisse bien tranquillement tout le monde deblaterrer dans ce sens. Sinon t'aurais du mal a leur vendre du bill torrent.


Bon le petit Mano il est bien gentil, il est bien dou tout mignon, je suis sûr que t'as l'oeil qui brille et la queue qui remue en écrivant ça, mais le truc c'est que te tu affirmes des choses complètement nazes et t'as aucune idée de si elles sont vraies. Une petite lecture pour ta gouverne :

http://www.ratiatum....s_lecteurs.html


De toute faon, ecoute mon vieux, tu n'es pas du metier et tu ne representes personne.


Parce que tu représentes qui toi à part toi-même ? Tes du journalisme ? Pourquoi tu te permets de critiquer le journalisme ?

toi faut que tu te rendes comptes que tu fais que ça, dire des conneries! t'es meme pas foutu d'analyser une depeche AFP dans le bon sens...


Et toi t'es même pas foutu de lire un article où je dis expressément que ma source n'est pas l'AFP mais Generation-NT (désolé hein, j'ai cru que tu leurs avaient donné une interview privée... ils n'ont pas cité l'AFP).

La demago des groupes non-signés les regarde, c'est leur affaire, je leur souhaite la reussite, mais tous ces mecs là ils vont courrir signer des qu'ils pourront.


Et alors ?

Tu sais je marche à la demonstration. Elle se deroule ici depuis trois jours, crois moi, je sais que mes demonstrations payent dans le bon sens, tu n'es pas la premiere.


ah ok.

Toutes tes justifications t'enfoncent un peu plus dans le coté "l'est pas zantil, alors passera pas droit reponse moi" ridicule qui colle vraiment pas à ce qu'on attend d'un media tant visité.


Va chercher un juriste et demande lui qu'il t'explique le droit de réponse...


Tu connais rien a la manipulation Champeau. Quand tu veux je te donne des cours.


Ca ne m'intéresse pas.

je crois que c'est toi qui n'a pas bien pigé le net. Tu sais on en apprend bien plus en se bastonnant qu'en entretenant ton consensus mou et ringard de bonne conduite....


J'en connais un rayon en refus de consensus... demande à tes amis des maisons de disques s'ils pensent que je suis consensuel. Con c'est sûr, sensuel peut-être, mais consensuel, je pense pas...
Inscrit le 14/07/2005
173 messages publiés


sensuel peut-être


J'crois pas nan.

Inscrit le 07/12/2004
174 messages publiés
la seule vraie motivation derrière les agissements de ce site est uniquement de remplacer les majors qui y sont si décriées. De façon symétrique, on y lit donc régulièrement des propos aussi niais et hypocrites que ceux que l'on retrouve chez les enfoirés d'en face (les majors donc).

tous les tartuffes modernes se posent en défenseurs de l'âârt et de la liberté


(merci de pas effacer mon post trop vite pour que je puisse garder un souvenir)
Inscrit le 18/10/2006
279 messages publiés
-message a effacer mais je peux pas m'en empecher-
En plus mon champeau, la tronche que t'as, comment que t'es laid dis donc!
Inscrit le 07/12/2004
174 messages publiés

-message a effacer mais je peux pas m'en empecher-
En plus mon champeau, la tronche que t'as, comment que t'es laid dis donc!

[message à effacer]

C'est triste, mais il est tout à fait possible que toute la motivation qui pousse ce site provienne de cette vilaine peau!
Inscrit le 13/08/2002
22645 messages publiés
Sylene,

Tes questions sont évidemment pertinentes et méritent qu'on s'y attarde. Mais il faudrait un livre entier pour y répondre, et je crois que ça ne suffirait pas. C'est une vraie concertation qu'il faut, c'est normalement le rôle d'instances comme le Conseil Supérieur de la Propriété Littéraire et Artistique. Mais ça suppose à la base une volonté politique de soulever ces questions, ce qui avec le gouvernement actuel n'est pas le cas, sauf pour certaines d'entre elles (la question des compatibilités de la Sacem avec les Creative Commons est actuellement en discussion, par exemple).
Inscrit le 18/10/2006
279 messages publiés
A part ca, moi non plus j'en veux pas des DRM questu crois?
Inscrit le 18/10/2006
279 messages publiés
ouais, tellement moche qu'il cherche a detruire ce qui est beau
(allez va fais le menage)
Inscrit le 18/10/2006
279 messages publiés
Là sur le coup c'est toi qui devrait te remettre a la page, vieux juriste de...non pas d'insultes
Inscrit le 18/10/2006
279 messages publiés
Au fait t'es pas dans la charte là, le sujet devie sur ma gueule alors que moi j'ai pris la peine de repondre a tes douzes rigolades...
tiens ton droit de pas repondre...
http://www.journaldu...que040928.shtml
[message édité par RAOUL le 20/10/2006 à 17:43 ]
Inscrit le 13/08/2002
22645 messages publiés

Au fait t'es pas dans la charte là, le sujet devie sur ma gueule alors que moi j'ai pris la peine de repondre a tes douzes rigolades...
tiens ton droit de pas repondre...
http://www.journaldu...que040928.shtml


T'as pris la peine de répondre mais t'as pas compris la moitié et pour l'autre moitié t'as compris de travers voire l'inverse de ce que je disais

Concernant le droit de réponse, le décret d'application prévu par la LCEN n'a, sauf erreur de ma part, pas été publié. Et quoi qu'il en soit ça n'était pas un refus juridiquement adressé (la preuve, je l'ai accepté dans un premier temps), mais un droit contesté moralement.
Qui c'est RAOUL ?
Inscrit le 19/02/2004
15940 messages publiés

Qui c'est RAOUL ?


Mano solo
Inscrit le 23/02/2006
8557 messages publiés


Qui c'est RAOUL ?


Mano solo

Pas si sur ...
Inscrit le 07/04/2005
1286 messages publiés
RAOUL, juste une question : tu le fais exprès ou quoi ? C'est de la provocation gratuite pour faire grimper les ventes ou tu penses réellement tes conneries ?

Ton attaque sur le physique de Kad, tu trouves ça digne et fin ? Tu fais mine de savoir ce qu'est un "droit de réponse" mais connais-tu la signification du mot "calomnie" ? Tu vois en ce qui concerne l'article de Libé que tu cites sur ton site comme "presse à éviter", je trouvais que tu avais raison de protester. Le journaliste t'attaquait sur la maladie et je trouvais ça abject. Mais, honnêtement, tu trouves vraiment que cela vole plus haut de ton côté ?

Quant à ta proposition pour le téléchargement, il est peut-être aussi temps d'en parler pour mettre ça en parallèle avec la licence globale :
Loin d’être un théoricien, Mano adopte une attitude ambivalente sur le téléchargement. Lui-même utilisateur, il ne condamne pas, à priori, la pratique. "Quand je télécharge un film avec Arnold Schwarzenegger, je n’en ai rien à battre. Je sais que toute façon jamais j’aurais été le voir au cinéma. Je l’ai juste consommé comme s’il était passé à la télé. Je le jette après." En schématisant, on pourrait résumer sa position par : on achète ce qui est bien, le reste on télécharge !
Source : RFI, 14/09/06


@in-ferno : Mano Solo.
Inscrit le 02/09/2005
504 messages publiés
Inscrit le 08/01/2003
2958 messages publiés
ça doit être un pote à RDDV qui veut encadrer le journalisme sur le net, afin que les politiues et les grands groupes puissent là aussi faire dire ce qu'ils veulent aux médias....

RAOUL c'est FireStarteR

Euh non.

En tout cas, j'ai pas tout lu, mais c'est drôle à quel point les artistes défendent leur taf...
Inscrit le 26/11/2003
5781 messages publiés
sont réactifs les modos ce soir, c'est bien cool
Inscrit le 13/08/2002
22645 messages publiés
Et puisque Mano ne répond qu'à ce qui l'arrange, je ferme.
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