En Italie, l'administration fiscale a également Google dans le viseur. Comme leurs homologues français, les fonctionnaires italiens soupçonnent le géant américain de ne pas s'être acquitté de tous ses impôts grâce à l'optimisation fiscale.

Il n'y a pas qu'en France que l'optimisation fiscale de Google suscite des interrogations et entraîne une enquête. Dans d'autres pays du monde, les administrations concernées s'intéressent de très près aux efforts de l'entreprise américaine pour payer le moins d'impôts possible. C'est par exemple le cas du fisc indien, qui a contraint le groupe à verser une pénalité d'environ 10,7 millions d'euros.

En Italie aussi, les autorités se penchent sur l'évasion fiscale de la firme de Mountain View. Selon la presse, Google n'a pas déclaré 240 millions d'euros de revenus et omis de verser 96 millions d'euros de TVA. Des accusations évidemment rejetées par la branche italienne du groupe, qui jure que celui-ci "respecte la législation fiscale de tous les pays où il est présent".

Les premières investigations en Italie remontent à 2007. Déjà, les services avaient relevé l'existence d'un mécanisme, transitant par l'Irlande, destiné à réduire le montant des impôts à verser, en minimisant le rôle de Google Italie dans la conduite des opérations. Ce montage fiscal aurait ainsi permis à l'entreprise de limiter sa participation aux impôts depuis au moins 2002.

Cible d'une enquête par la police financière, Google Italie assure vouloir pleinement coopérer avec les autorités sur ces questions. Pour le fisc, il s'agit de déterminer dans quelles proportions l'activité commerciale de Google a été manipulée pour réduire la voilure. Cela n'est pas sans rappeler la notion de "cycle commercial complet", actuellement exploitée en France pour déterminer la provenance de opérations commerciales de Google.

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