François Fillon serait prêt à accepter l'idée d'un référendum pour consulter les militants sur l'opportunité de re-voter aux élections de l'UMP, mais uniquement si le scrutin est réalisé par Internet.

Mise à jour : la condition d'un scrutin "électronique" (pas exclusivement par Internet ?) a été confirmée en fin d'après-midi par François Fillon dans un courrier remis à Jean-François Copé. Il demande que le référendum par voie électronique soit confié à un prestataire externe.

Selon le journaliste Alexandre Sulzer, l'ancien premier ministre François Fillon s'apprêterait à donner son accord à l'idée proposée par Jean-François Copé d'organiser un référendum pour demander aux militants s'ils souhaitent re-voter pour élire le président de l'UMP pour les trois prochaines années. Mais uniquement "à condition que ce soit un vote par internet avant la fin de l'année et géré par une instance indépendante", précise le journaliste de 20 Minutes.

On comprend l'idée. Il faut éviter de demander aux militants de refaire trois heures de queue simplement pour dire s'ils acceptent de refaire trois heures de queue.

Mais si la condition est acceptée, il sera intéressant de voir comment l'UMP compte résoudre le difficile problème de l'opacité du vote électronique. Qui va hébergeur les serveurs de vote ? Avec quel logiciel, vérifié par qui ? Comment sera vérifiée l'identité du militant qui vote, et comment sera garantie la confidentialité de son vote ? On a vu de façon éclatante à quel point le vote papier se prêtait aux fraudes, mais l'on a aussi vu de façon toute aussi éclatante comment le vote papier permettait aussi aux contestations de s'exprimer. Or le vote électronique rend improbable toute contestation, puisque les opérations de vote sont réalisées au sein d'une urne opaque, sans que les risques d'erreurs soient écartés.

La condition posée par François Fillon rejoint en tout cas la position exprimée par certains députés UMP, en particulier Laure de la Raudière, qui demandait que l'ensemble du processus électoral permettant d'élire le président du parti soit réalisé par un vote électronique.

Avant sa démission du poste de trésorier, et avant de critiquer les moyens mis en oeuvre par l'UMP au profit de son secrétaire général, le député pro-Fillon Dominique Dord avait critiqué l'hypothèse d'un vote électronique. "Le vote électronique se fait via  des identifiants distribués par le siège et donc par Copé. Autant s'épargner la peine de voter et déclarer Copé vainqueur", disait-il dès le mois de juillet au Figaro.

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