Google a décidé de supprimer la vidéo qu'avait publié l'armée israélienne immédiatement après l'exécution du chef militaire du Hamas, Ahmed al-Jabari. Elle montrait le bombardement du véhicule dans lequel se trouvait le responsable palestinien.

Ce jeudi matin, nous détaillions longuement sur Numerama l'utilisation très musclée des médias sociaux par l'armée israélienne et par le Hamas, et notamment le fait qu'Israël avait publié sur YouTube la vidéo du bombardement du véhicule dans lequel se trouvait le chef militaire palestinien Ahmed al Jabari et son garde du corps. Filmée à distance à partir du drone aérien, la vidéo largement diffusée sur les chaînes de télévision montrait l'explosion du véhicule, sans toutefois que les images montrent des cadavres ou autres atrocités insoutenables.

Néanmoins, Google a décidé de supprimer la vidéo en faisant respecter scrupuleusement ses règles. Désormais, l'URL de la page YouTube où se trouvait la vidéo montre un message qui explique que "cette vidéo a été supprimée car son contenu ne respecte pas les Conditions d'utilisation de YouTube" :

YouTube ne livre pas d'explications plus détaillées. Toutefois, les conditions d'utilisation de YouTube préviennent que "les images violentes ou la violence gratuite sont interdites" et que "si votre vidéo met en scène des personnes blessées, attaquées ou humiliées, ne la publiez pas". Par ailleurs, elles préviennent que "YouTube n'est pas un site destiné à choquer" et qu'il ne faut donc pas publier "de vidéos choquantes d'accidents, de cadavres ou autres choses de ce genre".

Par ailleurs, il n'y a pas de doute sur le fait que la vidéo a bien été désactivée sur décision de Google. Auparavant, les utilisateurs pouvaient obtenir la suppression temporaire d'un contenu en le signalant de nombreuses fois aux équipes de modération. Les algorithmes agissaient préventivement, en rejetant le contenu, le temps qu'il soit vérifié.

Mais désormais, comme le rappelle Google, "lorsqu'une vidéo est signalée comme pouvant offenser, nous la vérifions pour déterminer si elle est contraire aux conditions d'utilisation". "Les vidéos signalées ne sont pas automatiquement supprimées par le système. Si nous supprimons votre vidéo après l'avoir vérifiée, nous avons une bonne raison de le faire et notre avertissement est à prendre au sérieux", indique Google.

La firme de Mountain View a toutefois mis un doigt dans un engrenage. On peut en effet remarquer qu'elle n'avait pas jugé utile de supprimer cette vidéo, révélée par Wikileaks, qui montrait des journalistes (entre autres) mitraillés par un hélicoptère de l'armée américaine en Irak. Peut-être, à l'époque, n'avait-elle pas suscité de nombreuses alertes de la part des internautes :

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