Désormais, les messages accusés de diffuser des liens vers des contenus piratés ne seront plus définitivement supprimés par Twitter, mais remplacés par des messages d'explication, le temps que l'utilisateur puisse éventuellement se défendre.

De plus en plus confronté à des demandes de retraits de liens conduisant à des contenus piratés, Twitter a décidé d'adapter sa plateforme pour gérer les demandes des ayants droit de façon moins brutale, en faisant preuve de davantage de transparence.

En effet, auparavant, Twitter supprimait purement et simplement les messages qui lui étaient signalés, sans aucune chance pour les internautes censurés de les voir revenir en ligne. En juillet dernier, Twitter avait ainsi annoncé la suppression de 5275 messages en 6 mois. Mais désormais, comme le rapporte GigaOM, les messages seront mis en attente, provisoire ou définitive, avec une explication fournie aux internautes.

Plutôt que de supprimer des bases de données les messages qui contiennent un lien présumé illégal, Twitter remplace désormais le texte par un message type, affiché pour l'instant exclusivement en anglais ("Tweet retenu. Ce tweet de @nomUtilisateur a été retenu en réaction à un rapport d'un titulaire de droit d'auteur").

A l'heure où nous publions ces lignes, si l'on en juge par une recherche Google, un seul utilisateur semble avoir vu l'un de ses messages remplacés par le message d'explication. Il est néanmoins fort probable qu'il s'agisse d'une farce publiée par cet expert en sécurité informatique employé par F-Secure, aucun des commentaires ne faisant mention du post originel :

Sur son site internet, Twitter explique qu'il affiche le message avant de proposer à l'internaute de se défendre  en remplissant un formulaire de contre-notification au titre du DMCA. Encore une fois, la présomption de culpabilité s'applique donc sur Internet, alors qu'elle est jugée contraire aux droits de l'Homme dans les systèmes juridiques traditionnels. Par ailleurs Twitter affirme que la démarche n'est pas automatique, et qu'il met le message visé en attente uniquement s'il juge que la demande formulée par le titulaire de droits d'auteur est légitime ; ce qui place malgré lui le réseau social en position de juge et de force de l'ordre.

Enfin, Twitter précise qu'il envoie systématiquement les demandes de retraits de messages au site ChillingEffects, qui en publie les détails. Actuellement, le site publie 5510 demandes de retraits de messages adressés à Twitter. Mais malheureusement, contrairement à ce que fait Google lorsqu'il doit censurer ses résultats de recherche, Twitter ne semble pas prévoir de lien vers la demande précise de retrait de contenu publiée par ChillingEffects.

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