Publié par Julien L., le Mardi 22 Mai 2012

Hadopi : la députée Marland-Militello fustige les contre-vérités du PS

La nouvelle ministre de la culture, Aurélie Filippetti, a dénoncé lundi la loi Hadopi en la décrivant comme un système de sanction. Des propos qui ont scandalisé Muriel Marland-Militello, députée UMP et ancienne rapporteuse du texte au sein de la commission des affaires culturelles.

Lors de la campagne électorale, François Hollande a paru changer constamment d'avis concernant l'avenir de la loi Hadopi. Après plusieurs semaines d'hésitation, c'est finalement l'abrogation qui a été retenue par le candidat socialiste. Mais les deux ministres les plus proches du dossier, Aurélie Filippetti et Fleur Pellerin, ont depuis évoqué une révision du dispositif plutôt que suppression à proprement parler.

L'ajustement permanent du vocabulaire utilisé pour évoquer le destin de la riposte graduée a été une aubaine pour l'UMP. L'ancienne majorité présidentielle a pu critiquer la valse-hésitation du Parti socialiste, en détournant son slogan de campagne en "le changement, c'est tout le temps". Et alors que la gauche est désormais au pouvoir, la députée Muriel Marland-Militello critique les propos de la ministre de la culture.

"Le système de sanction mis en place est inefficace et négatif du point de vue du message", a-t-elle jugé en évoquant la menace de suspension de l'accès à internet. Par ailleurs, "le système Hadopi n'a pas permis de dégager de l'argent pour financer les artistes", a déclaré Aurélie Filippetti. Des propos qui, selon Muriel Marland-Militello, met en lumière "sa méconnaissance du sujet".

En charge du projet de loi favorisant la diffusion et la protection de la création sur Internet au sein de la commission des affaires culturelles, Muriel Marland-Militello conteste l'image répressive qu'essaie de coller le Parti socialiste à l'Hadopi. La loi "a pour but, au contraire, d'éviter la confrontation au tribunal entre l'internaute qui a piraté et l'artiste lésé".

"L'Hadopi a une fonction de médiateur, y compris entre les ayant-droits et les plate-forme dans la procédure de labellisation.Parler de répression et de système de sanction, comme le fait Madame Filippetti, est également une contre-vérité. Au contraire, la réponse graduée est pédagogique : elle consiste avant tout en des rappels à la loi et en une information sur les offres légales", ajoute-t-elle.

"La réponse graduée permet d'instaurer un dialogue avec l'internaute s'il le souhaite. En cas de mauvaise foi répétée de l'internaute, le processus peut effectivement aboutir à une sanction prononcée par la justice. On est donc loin de la répression systématique !", s'agace l'élue sur son blog. Reste qu'à l'heure actuelle, aucune sanction n'a été prononcée malgré la présence de nombreux dossiers en dernière phase.

Mise en place pour lutter contre le piratage en instituant un étonnant défaut de sécurisation de son accès à Internet, la riposte graduée a toujours été présentée comme un dispositif pédagogique par ses promoteurs. Celui-ci doit fournir un cadre moins menaçant que les actions judiciaires en contrefaçon, où les peines prévues sont particulièrement lourdes (300 000 euros d'amende et 3 ans de prison, au maximum).

Or, la Hadopi ne remplace en aucune façon les actions en justices. Elle n'apporte qu'un complément, permettant aux ayants droit de porter l'affaire devant les tribunaux. Selon Le Point, les industries du divertissement mettent quotidiennement de côté l'adresse IP qui partage le plus de fichiers, afin de l'envoyer au procureur de la République sans passer par la case Hadopi.

Selon le calendrier présenté par les deux ministres, Aurélie Filippetti et Fleur Pellerin, la loi Hadopi sera "révisée" dans les prochains mois. Une consultation d'une durée de six mois devrait avoir lieu. Il serait question de conserver le principe de la riposte graduée, afin d'expliquer aux internautes les risques du piratage, en retirant toutefois la sanction finale consistant à suspendre l'accès à Internet.

D'ici là, le budget 2012 de la Haute Autorité sera bel et bien consommé.

Publié par Julien L., le 22 Mai 2012 à 15h20
 
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Commentaires à propos de «Hadopi : la députée Marland-Militello fustige les contre-vérités du PS»
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Mindo, le 22/05/2012 - 15:20

"Le système de sanction mis en place est inefficace et négatif du point de vue du message", a-t-elle jugé en évoquant la menace de suspension de l'accès à internet. Par ailleurs, "le système Hadopi n'a pas permis de dégager de l'argent pour financer les artistes", a déclaré Aurélie Filippetti. Des propos qui, selon Muriel Marland-Militello, met en lumière "sa méconnaissance du sujet".

Ca c'est fort. Machine qui reproche à quelqu'un de ne rien y connaître.
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Reste a savoir si la nouvelle ministre prêtera une oreille aussi attentive que celle qu'a eu MMM pour ses contradicteurs de l'hadopi quand elle faisait voter la loi par sa majorité...
Si c'est le cas, madame Marland-Militello à maintenant le droit de pisser dans un violon, et peut être réactiver les commentaires de son blog, si elle est maintenant intéréssée parce qu'on a à dire sur son travail.
[message édité par Blastm le 22/05/2012 à 15:41 ]
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Perso, je ne suis plus tout à fait aussi catégorique que je l'ai été concernant Hadopi, et je la vois maintenant effectivement en grande partie comme "pédagogique". Pour autant, je trouve comme vous que MMM dépasse un peu les bornes en la "limitant" à ce rôle pédagogique.

1) ce n'est pas le but que lui donnaient ses supporters.
2) la riposte "graduée" n'est pas, comme vous le soulignez parfaitement, une alternative aux poursuite, mais une "punition" supplémentaire.
3) le moyen juridique de défaut de sécurisation est bel et bien une "solution technique" de contournement des limitations posées par les fondements même du socle juridique français.

Reste 1) qu'il est important de lutter contre le piratage et de faire respecter les droits d'auteurs. La partie sanction étant déjà prise en charge par les lois sur le droit d'auteur me semble suffisante. Cet aspect dans l'Hadopi me semble donc complètement superflu.

2) que l'approche par la pédagogie et l'amélioration de l'offre légale me semble bien plus prioritaire.

Bref, MMM ferait mieux de se la boucler au lieu de défendre les aspects les plus grotesques de l'Hadopi, alors que d'autres le méritent mieux.
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Selon le calendrier présenté par les deux ministres, Aurélie Filippetti et Fleur Pellerin, la loi Hadopi sera "révisée" dans les prochains mois.


Cela implique donc, de stopper le détournement de fonds publique pour le bénéfice du secteur privée.
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Elle peut s'agacer autant qu'elle veut, 3M, il n'en reste pas moins que dame pipi se targuait encore il y a peu d'avoir nombre de ' dossiers ' en cours de transfert auprès du tribunal...

Marrant comme les députés de l'actuelle majorité flippent et essayent de se refaire une ' image ' bienveillante en vue des prochaines élections législatives...

Tenez, un ptit aperçu de la propagande que 3M diffuse sur son site :
http://marland-militello.fr/
Sont tellement doués, les gens qui éditent son site, qu'ils en sont encore à proposer un sondage sur les présidentielles...

Qui se présente contre elle ?
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TheSFReader, le 22/05/2012 - 15:41


Reste 1) qu'il est important de lutter contre le piratage et de faire respecter les droits d'auteurs.



Pas d'accord ... D'abord s'entendre sur ce que signifie piratage et faire respecter le droit des (vrais) auteurs et pas cette soupe juridique de "propriété intellectuelle" servant des "ayants droits" qui n'ont qu'un lointain rapport avec la création , les auteurs, les artistes ...
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Elle ne comprend rien à rien comme d'habitude !
"a pour but, au contraire, d'éviter la confrontation au tribunal entre l'internaute qui a piraté et l'artiste lésé"
A pour but d'éviter la confrontation au tribunal entre l'internaute qui n'a peut être pas (on est pas sûr mais on suppose) sécurisé sont accès internet et... et... et personne en fait. C'est une sanction administrative et il n'y a aucun artiste qui peut porter plainte contre qui que ce soit sur la base d'une condamnation de l'hadopi puisqu'il s'agit de délit (sigh) différent
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No comment, les propagandistes propagandisent. L'inénarrable et pittoresque 3M n'a pas compris qu'elle avait basculé dans l'opposition, et que sa propagande n'intéressait plus personne, fût-ce pour la contredire.
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L'incomparable 3M ne s'est pas pas remise d'avoir perdu sa (petite) idole à talonnettes.
Dommage, avec un peu d'entraînement, elle aurait ou se présenter aux JO de Londres !
Mais elle gaspille ses talents.
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plomoPloum-tagada, le 22/05/2012 - 16:02
TheSFReader, le 22/05/2012 - 15:41


Reste 1) qu'il est important de lutter contre le piratage et de faire respecter les droits d'auteurs.



Pas d'accord ... D'abord s'entendre sur ce que signifie piratage et faire respecter le droit des (vrais) auteurs et pas cette soupe juridique de "propriété intellectuelle" servant des "ayants droits" qui n'ont qu'un lointain rapport avec la création , les auteurs, les artistes ...


Pour moi, le piratage c'est partager et diffuser au delà du cercle proche, et sans compensation juste et équitable des créateurs.

Les lois ne sont sans doute pas parfaites, et sans doute exploitées par certains ayant-droits, mais pour autant elles doivent être respectées et faites respectées jusqu'à correction par le Parlement. Si l'on souhaite contrevenir à la loi, il faut être prêt à se faire choper. Et pour faire corriger la loi, c'est aux députés qu'il faut demander. Ou faire élire des députée du Parti Pirate

Sinon, oui, les ayants-droits abusent de leur puissance lobbyistique pour assoir et renforcer leurs privilèges, mais pour autant, la base d'un droit des créateurs à obtenir compensation pour l'usage de leurs oeuvres me semble importante.

C'est un peu tout ça que j'explique dans la phrase que tu cites, et je ne suis pas persuadé qu'on soit en désaccord.
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@TheSFReader
Je suis d'accord avec toi que le discours plutôt "catégorique" anti-Hadopi lors de l'élection est passé, et que les choses sont de moins en moins claires, mais il ne tient qu'à nous de veiller à ce que Hollande et son gouvernement tiennent leurs promesses (soyons vigilants), puissent les appliquer (votons aux législatives).
Après au-delà de Hadopi (et de sa suppression), il me paraît aujourd'hui aberrant de réfléchir encore (perte de tps) à un volet répressif au niveau des droits d'auteurs (à part dans des cas de commercialisation/contrefaçon de masse et encore !) sachant que la technique (à ce niveau) évoluera tjrs plus vite que la loi (donc le pénal aussi). L'exemple hollandais (même si ça se gatte ; que les Sociétés sont réactionnaires!) me parait(ssait...) un bon début.
Après je n'ai pas LA Solution : peut-être la licence global, ou autre, qql ch qui s'en inspire ou pas... Le débat est ouvert, et c'est enfin une bonne chose !!
ENFIN, alors A NOUS D'EN ETRE LES GARANTS POUR QU'IL SE POURSUIVE !!!!
[message édité par tschaggatta le 22/05/2012 à 16:22 ]
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Perso, je ne suis plus tout à fait aussi catégorique que je l'ai été concernant Hadopi, et je la vois maintenant effectivement en grande partie comme "pédagogique". Pour autant, je trouve comme vous que MMM dépasse un peu les bornes en la "limitant" à ce rôle pédagogique.

1) ce n'est pas le but que lui donnaient ses supporters.
2) la riposte "graduée" n'est pas, comme vous le soulignez parfaitement, une alternative aux poursuite, mais une "punition" supplémentaire.
3) le moyen juridique de défaut de sécurisation est bel et bien une "solution technique" de contournement des limitations posées par les fondements même du socle juridique français.

Reste 1) qu'il est important de lutter contre le piratage et de faire respecter les droits d'auteurs. La partie sanction étant déjà prise en charge par les lois sur le droit d'auteur me semble suffisante. Cet aspect dans l'Hadopi me semble donc complètement superflu.

2) que l'approche par la pédagogie et l'amélioration de l'offre légale me semble bien plus prioritaire.

Bref, MMM ferait mieux de se la boucler au lieu de défendre les aspects les plus grotesques de l'Hadopi, alors que d'autres le méritent mieux.



C'est un point de vue mais :

1) Faire respecter le droit d'auteur oui mais quel droit d'auteur ?
Celui qui donne des droits jusque 70 après la mort ?
Pourquoi le droit d'auteur est il plus long que le droit d'un brevet industriel ?
Pourquoi pas 10 ans ? Cela suffit pour gagner de l'argent.

2) Lutter contre le piratage ? Qui sont les pirates ?
Ceux qui essayent de vendre aussi cher ou voire plus cher des oeuvres dématérialisées alors que les coûts de diffusion/stockage ont disparu ?
Ceux qui influent régulièrement sur les parlements pour allonger les droits d'auteurs et vivre de rentes indues. Ca rapporte de vendre des auteurs morts.
Ceux qui vendent au prix fort des oeuvres déja amorties et payées par le public 100 fois ?
Ceux qui veulent faire payer les morceaux de musique à chaque écoute (c'était le projet à la base dans les DRM) ?


3) Pédagogique ?
Totalement contre pédagogique en fait.

Comment expliquer que le progrès technique a donné (ENFIN) le moyen à l'humanité de diffuser le savoir et la culture massivement à tout le monde en respectant la rémunération des auteurs par une licence globale ...
... et que l'on va continuer à diffuser au compte goutte et limiter les échanges ?


Hadopi protège les vrais pirates et profiteurs.
Hadopi donne une vision passéiste des choses.
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TheSFReader, le 22/05/2012 - 15:41
Perso, je ne suis plus tout à fait aussi catégorique que je l'ai été concernant Hadopi, et je la vois maintenant effectivement en grande partie comme "pédagogique". Pour autant, je trouve comme vous que MMM dépasse un peu les bornes en la "limitant" à ce rôle pédagogique.

1) ce n'est pas le but que lui donnaient ses supporters.
2) la riposte "graduée" n'est pas, comme vous le soulignez parfaitement, une alternative aux poursuite, mais une "punition" supplémentaire.
3) le moyen juridique de défaut de sécurisation est bel et bien une "solution technique" de contournement des limitations posées par les fondements même du socle juridique français.

Reste 1) qu'il est important de lutter contre le piratage et de faire respecter les droits d'auteurs. La partie sanction étant déjà prise en charge par les lois sur le droit d'auteur me semble suffisante. Cet aspect dans l'Hadopi me semble donc complètement superflu.
Ou de changer la gestion des droits d'auteur qui plombent la culture. Mettre à 20 ans les droits d'auteur comme pour les brevets et à 10 les droits voisins est totalement suffisant pour la redevance du travail. Et encore, les droits voisins ne sont pas liés à un travail intellectuel qui aurait donc nécessité à avoir un système de collecte particulier tel que celui existant.

2) que l'approche par la pédagogie et l'amélioration de l'offre légale me semble bien plus prioritaire.
Elle permet surtout de faire financer la collecte des adresses IP par TMG pour les ayants droits avec les sous de l'état.

3) Délit de non sécurisation, qui est réellement litigieux. Peux t-on mettre une amende à quelqu'un parce qu'il ne ferme pas sa porte quand il sort de chez lui, ou que sa voiture n'est jamais fermée, ça concerne lui et son assurance (qui préférerait qu'on vive dans un bunker sans portes ni fenêtres), mais pas la justice.

Le problème de la Hadopi, c'est qu'elle dissuade une majorité de personnes à l'utilisation du P2P, mais qu'en aucun cas, elle ne dissuade le téléchargement ou le streaming illégal. On passe d'une offre libre et gratuite à une offre mafieuse dans laquelle des sites hébergent des données protégées moyennant finance, avec des sites de liens financés par la pub. En bref, la loi a créé l'enrichissement douteux de quelques uns pour éviter le partage gratuit.
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870 messages publiés
Reste 1) qu'il est important de lutter contre le piratage et de faire respecter les droits d'auteurs.


Je pense qu'il est plus important de réformer le droit d'auteur et de reconnaitre le partage non marchand comme une pratique sociale incontournable.
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849 messages publiés
Le mieux que Numerama puisse faire pour les internautes, c'est de ne plus citer le nom de MMM. Qu'elle comprenne qu'elle et ses propos n'ont aucun intérêt (MMM a véhiculé assez de sottises depuis quelques années). Elle ferait mieux de rentrer chez elle et d'aller traire les vaches de la ferme d'à-côté !
La cerise sur le gâteau serait de ne pas la voir réélue le mois prochain. Vivons d'espoir ...
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161 messages publiés
A tous,

Oui, il faut réformer le droit d'auteur, mort + 70 est inacceptable. Sans aller jusqu'à 20 ans qui me semble un peu limite, mais c'est mon avis.

Oui, l'aspect répressif de l'Hadopi doit être supprimé, dont la partie collecte par TMG, ou au pire remplacé par des lettres de prévention et non d'avertissement.

Oui, il faut renforcer les droits des créateurs (pas des ayants droits) et rééquilibrer entre ces deux forces, mais il ne faut pas oublier que pour certains arts (par exemple le cinéma et les jeux vidéos), les investissements importants doivent être trouvés, et donc les producteurs compensés pour les risques qu'ils prennent.

Mais ce n'est pas parce que le système actuel est injuste qu'on peut se permettre de bafouer, en leur nom, le droit des créateurs.
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53 messages publiés
La nouvelle doctrine de la majorité sur la loi Hadopi n'est pas encore parfaitement fixée mais elle a déjà fait une victime. Juan Branco, 22 ans, principal collaborateur d'Aurélie Filippetti pendant la campagne, ne rejoindra pas le cabinet de la nouvelle ministre de la culture.
http://www.lemonde.f...7&xtor=RSS-3208
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18 messages publiés
Avis WOT sur http://marland-militello.fr/ : "Attention ce site a mauvaise réputation".

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18 messages publiés
La nouvelle doctrine de la majorité sur la loi Hadopi n'est pas encore parfaitement fixée mais elle a déjà fait une victime. Juan Branco, 22 ans, principal collaborateur d'Aurélie Filippetti pendant la campagne, ne rejoindra pas le cabinet de la nouvelle ministre de la culture.
http://www.lemonde.f...7&xtor=RSS-3208


C'était à prévoir... Ce gouvernement ressemble de plus en plus à l'équipe B qui fait tourner la boutique quand l'équipe A est devenue trop impopulaire.
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5809 messages publiés
TheSFReader, le 22/05/2012 - 16:46
Oui, il faut renforcer les droits des créateurs (pas des ayants droits) et rééquilibrer entre ces deux forces, mais il ne faut pas oublier que pour certains arts (par exemple le cinéma et les jeux vidéos), les investissements importants doivent être trouvés, et donc les producteurs compensés pour les risques qu'ils prennent.
Tu penses que 20 euros pour le Blu-ray de "La grande vadrouille" est une compensation des risques ou juste une méthode pour se faire de l'argent facile sans en prendre aucun ?
Si il s'agissait de compensation des risques, on pourrait avoir un système spécifiant, par exemple, qu'un film devient gratuit dès que 2 ou 3 ou x fois l'investissement ont été récupérés entre la sortie en salle, DVD, Blu-ray, Télévision, ... ça en ferait des films gratos aujourd'hui. Imagine, "Bienvenue chez les Ch'tis" : Investissement 11 millions d'euros, recette 245 millions et toujours à 20 euros en Blu-ray à la Fnac.
Dans les discours des ayants droits, les recettes sur les films populaires permettent de financer films élitistes. Sauf qu'on a déjà le CNC qui sert à ça et que lorsqu'un mec arrive avec un film "naze", on lui explique qu'il est bien gentil avec sa merde mais qu'ils ne sont pas des oeuvres de charité.
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871 messages publiés
Hadopi: LOL
Mais mieux vaut arrêter l'usine à gaz pour le bien du contribuable.
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Centaurien, le 22/05/2012 - 17:28
Tu penses que 20 euros pour le Blu-ray de "La grande vadrouille" est une compensation des risques ou juste une méthode pour se faire de l'argent facile sans en prendre aucun ?
Si il s'agissait de compensation des risques, on pourrait avoir un système spécifiant, par exemple, qu'un film devient gratuit dès que 2 ou 3 ou x fois l'investissement ont été récupérés entre la sortie en salle, DVD, Blu-ray, Télévision, ... ça en ferait des films gratos aujourd'hui. Imagine, "Bienvenue chez les Ch'tis" : Investissement 11 millions d'euros, recette 245 millions et toujours à 20 euros en Blu-ray à la Fnac.
Dans les discours des ayants droits, les recettes sur les films populaires permettent de financer films élitistes. Sauf qu'on a déjà le CNC qui sert à ça et que lorsqu'un mec arrive avec un film "naze", on lui explique qu'il est bien gentil avec sa merde mais qu'ils ne sont pas des oeuvres de charité.


Juste une méthode pour se faire de l'argent facile sans prendre aucun risque.

Mais à leur décharge, de l'argent qui pourrait (le conditionnel est de moi, je suis très septique) permettre de financer d'autres films.

Encore une fois, je suis pour un rééquilibrage sévère vers les créateurs au détriment des ayant-droits. Mais ça ne nous donne pas le droit de bafouer le droit des premiers pour faire chier les seconds.
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4844 messages publiés
TheSFReader, le 22/05/2012 - 17:39

Encore une fois, je suis pour un rééquilibrage sévère vers les créateurs au détriment des ayant-droits. Mais ça ne nous donne pas le droit de bafouer le droit des premiers pour faire chier les seconds.

On bafoue quels droits ? Le droit d'auteur ? Pourtant on ne modifie pas l'oeuvre, on laisse le nom de l'artiste sans s'en approprier la paternité... ha tu veux dire qu'on ne le paye pas ?
Mais un artiste qui veut être payé c'est un showmen, un vendu, un bobo arriviste attiré par les paillettes, les vrais artistes eux s'en foutent d'être payés, d'ailleurs généralement ils ne le sont pas, ou si peu...

Les vrais artistes ont un métier à côté, artiste ce n'est sûrement pas un métier.
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3690 messages publiés
TheSFReader, le 22/05/2012 - 16:46
A tous,

Oui, il faut réformer le droit d'auteur, mort + 70 est inacceptable. Sans aller jusqu'à 20 ans qui me semble un peu limite, mais c'est mon avis.

Oui, l'aspect répressif de l'Hadopi doit être supprimé, dont la partie collecte par TMG, ou au pire remplacé par des lettres de prévention et non d'avertissement.

Oui, il faut renforcer les droits des créateurs (pas des ayants droits) et rééquilibrer entre ces deux forces, mais il ne faut pas oublier que pour certains arts (par exemple le cinéma et les jeux vidéos), les investissements importants doivent être trouvés, et donc les producteurs compensés pour les risques qu'ils prennent.

Mais ce n'est pas parce que le système actuel est injuste qu'on peut se permettre de bafouer, en leur nom, le droit des créateurs.


Le droit des créateurs, que les ayant-droits bafouent et vampirisent depuis plusieurs décennies.

Le droit des créateurs, que ces industries, qui n'ont de culturel que le nom, détournent et transforment en "droit d'éditeur".

Le droit des créateurs, qui a connu un élargissement exponentiel et continu, sous l'impulsion des lobbyistes de l'industrie et des distributeurs, pour atteindre une durée totalement délirante (90 ans aux USA), en réduisant toujours plus le domaine public, les exceptions au monopole d'exploitation et même le libre arbitre des artistes, au seul bénéfice des industries qui préfèrent le modèle économique du catalogue au modèle du développement d'artistes.

Le droit des créateurs, initialement un privilège temporaire censé récompenser l'artiste et l'encourager à gratifier ses contemporains d'autres oeuvres.

Le droit des créateurs, dont Victor Hugo disait il y a un siècle qu'il était précieux mais devait toujours céder le pas devant l'intérêt du public et le principe de propagation de la culture.

Le droit des créateurs, dont Joseph Stiglitz dit qu'il doit devenir gratuit pour correspondre à une société dématérialisée dans laquelle le fichier gratuit constitue un produit d'appel pour un service ou un produit ultérieur.

Donc pour moi, c'est assez simple : le droit d'auteur doit être ramené à une durée de 20 ou 25 ans à compter de la mise sur le marché de l'oeuvre, ne bénéficier qu'à l'artiste ou à ses héritiers directs en cas de décès prématuré, et céder le pas devant tout un ensemble d'utilisations non-marchandes comme le téléchargement gratuit (dit "piratage" par ceux que défrise le "partage"), l'utilisation à des fins d'enseignement, de recherche, de solidarité (soit les exceptions au droit d'auteur et le "fair use" anglo-saxon.

Aux auteurs de décider d'accorder une quote-part, raisonnable et non majoritaire, aux intermédiaires techniques et économiques qui sauront prouver leur utilité dans un contexte dématérialisé (éditeurs "différenciants", packaging spécifiques, tourneurs, éditeurs identifiant des débouchés commerciaux comme la publicité ou l'habillage sonore, etc.).

La notion de licence légale est problématique à plus d'un titre, raison pour laquelle il faut détruire les monopoles des maisons de disques et replacer l'artiste au centre de la politique de diffusion, payante ou gratuite, de ses oeuvres. Une rémunération compensatoire, pour couvrir la diffusion pirate des fichiers que l'artiste voudra payants, est également envisageable, exactement comme elle fut mise en place dans le passé pour contrebalancer les progrès technologiques et l'apparition des supports vierges (K7, CD, DVD). Rémunération qu'on peut prélèver soit sur les FAI, soit dans le cadre d'une notion de mécénat global (en évitant toutefois les affres de la redistribution centralisée, puisque les sociétés de gestion collective ont montré qu'elles étaient adeptes du gaspillage, de l'opacité et du déséquilibre des répartitions).
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Hadopi : la députée Marland-Militello fustige les contre-vérités du PS


En matière de contre-vérités, Marland-Militello est une spécialiste...
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TheSFReader essaye de défendre un point de vue plus nuancé que beaucoup de gens ici. Il explique qu'une réorganisation importante de l'industrie culturelle est à faire pour répartir différemment les choses.
Mais il pense qu'il faut garder le principe du droit d'auteur.
Je suis plutôt du même avis, évidemment qu'il restera des artistes sans droits d'auteurs.
Mais j'aime les films d'actions américains même si ils n'ont pas grand chose d'artistiques.
Pour autant je ne défend pas le système en place qui fait des téléchargeurs des terroristes et qui fait vendre des films a 20€, des discs à 10€ et qui ne partages que très mal ce butin avec les auteurs.
[message édité par grimberman le 22/05/2012 à 18:44 ]
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1494 messages publiés
- Plutôt bien en phase avec Centaurien & U. Harkogansk-Malatesta que TheSFReader, malgré son angélisme car le monde du showbiz ( achetant les médias tout en enfermant le monde de l'art dans une rareté purement factice ) et des ayants-droits/sprd : parasitaire et ônéreux et un danger pour la neutralité du web et la traçabilité des échanges !
Pour la rémunération des Créateurs; G Champeau a levé un lièvre : 66% ne touche rien, 98% moins du Smic et 1,2% plus ...Donc systéme marginal certes mais extrèmement inégalitaire
http://www.numerama....html#com1478603
Oui ; je préfère qu'on rémunère la Création plutôt que la Rente Pour le Copyright ; je suis pour la LG mais il faut que les artistes se prennent en main pour garantie leur rémunération et en écarter les éditeurs & les FAI. Ces parasites voient dans leurs catalogues de films & musiques, un placement bancaire sans risque, dont ils souhaitent la perpétuité ...les droits voisins dans lequel l'éditeur partage avec l'interprète , à la mort de l'auteur, est un droit scélérat !
Le Copyleft, à l'avenir ( je parle des CC ) est la seule solution plausible d'avenir, face à l'expansion du web ...tout le reste est appelé à disparaître !
L'internaute réclame depuis longtemps un "droit d'usage" raisonné , face aux abus de la Propriété Intellectuelle ...mais les politiciens ne veulent pas en entendre parler ...donc les solutions déviantes ont de l'avenir ( vpn, torrents...).
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grimberman, le 22/05/2012 - 18:40

Mais j'aime les films d'actions américains même si ils n'ont pas grand chose d'artistiques.

Rien à voir avec l'art ici... On est en plein dans le show business... Que ces "oeuvres" soient concernées par le droit d'auteur est dégradant pour tous les artistes de mon point de vue.
Inscrit le 29/05/2011
207 messages publiés
juste une question au passage : l'assemblée nationale n'a pas été dissoute ? (c'est normalement la pratique lors d'une élection présidentielle), dans ce cas, cette chère MMM n'est plus vraiment député, du coup en s'en fous (encore plus) de ce qu'elle dit
Inscrit le 08/04/2012
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tass_, le 22/05/2012 - 17:54
On bafoue quels droits ? Le droit d'auteur ? Pourtant on ne modifie pas l'oeuvre, on laisse le nom de l'artiste sans s'en approprier la paternité... ha tu veux dire qu'on ne le paye pas ?
Mais un artiste qui veut être payé c'est un showmen, un vendu, un bobo arriviste attiré par les paillettes, les vrais artistes eux s'en foutent d'être payés, d'ailleurs généralement ils ne le sont pas, ou si peu...

Les vrais artistes ont un métier à côté, artiste ce n'est sûrement pas un métier.


Non mais trop ! L'artiste refuse d'être payé, pourquoi le serait-il ? Non mais oh, pas fou l'artiste. L'artiste n'a pas de famille à nourrir, et l'artiste n'a aucun droit. L'artiste se doit de nous divertir, et doit se la fermer s'il en vient à demander un droit ou un euro.
Aaaah, l'artiste, ce troubadour des temps nouveaux, qui ne vit que pour nous donner joie et bonne humeur.
Moi je dis : chapeau l'artiste !
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La loi "a pour but, au contraire, d'éviter la confrontation au tribunal entre l'internaute qui a piraté et l'artiste lésé"

"... éviter la confrontation au tribunal" : FAUX.
Hadopi ne dispense pas de la possibilité de se prendre un procés.

"blabla piraté" : FAUX.
Le relevé par adresse IP n'est pas une preuve de "piratage".
Si hadopi a crée l'usine a gaz législative de "négligence caractérisée", ce n'est pas pour rien.

"Artiste lésé" : FAUX.
Hadopi ne protège pas les artistes mais les ayants droits.
Le partage de fichier lui au contraire, est bénéfique à l'artiste.

Des propos qui, selon Muriel Marland-Militello, met en lumière "sa méconnaissance du sujet"

Mme MMM, merçi pour ce bon moment de rigolade
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tass_, le 22/05/2012 - 17:54

TheSFReader, le 22/05/2012 - 17:39

Encore une fois, je suis pour un rééquilibrage sévère vers les créateurs au détriment des ayant-droits. Mais ça ne nous donne pas le droit de bafouer le droit des premiers pour faire chier les seconds.


On bafoue quels droits ? Le droit d'auteur ? Pourtant on ne modifie pas l'oeuvre, on laisse le nom de l'artiste sans s'en approprier la paternité... ha tu veux dire qu'on ne le paye pas ?
Mais un artiste qui veut être payé c'est un showmen, un vendu, un bobo arriviste attiré par les paillettes, les vrais artistes eux s'en foutent d'être payés, d'ailleurs généralement ils ne le sont pas, ou si peu...

Les vrais artistes ont un métier à côté, artiste ce n'est sûrement pas un métier.

Je ne parle pas d'artistes mais de créateurs. Que la création soit artistique ou non ne change rien à l'affaire.
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Pas besoin de faire un papier sur elle quand meme
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TheSFReader, le 22/05/2012 - 15:41
Perso, je ne suis plus tout à fait aussi catégorique que je l'ai été concernant Hadopi, et je la vois maintenant effectivement en grande partie comme "pédagogique".


Je crois comprendre que la seule raison pour laquelle tu lui trouves un aspect "pedagogique", c'est qu'aucune sanction n'a encore ete definitivement prononcee par cette voie.
- sauf que sa pedagogie se limite a dire "c'est pas bien" une fois, deux fois, trois fois...
- sauf que, comme tu le rappelles toi-meme, cela n'empeche pas les poursuites de continuer a cote...
- sauf que sa pedagogie etait censee porter sur la maniere de securiser son acces internet... et qu'ils ont finalement decide de faire de la pedagogie sans connaitre ne serait-ce qu'un moyen efficace de le faire...
- sauf que la seule chose qui les retient est le passage devant ce juge qu'ils avaient voulu court-circuiter dans la VO de la loi... (Bah oui, maintenant ils doivent monter un vrai dossier avec de vraies preuves, tout ca)
- sauf que la seule pedagogie dont ils sont capables est un lourd passif de mensonges et de contre-verites de leur cru...
- sauf que c'est une societe privee aux moyens opaques qui se charge de la maigre part d'enquete pour fournir des pieces a conviction...
- sauf que pour faire passer ce dispositif "pedagogique", ils ont refuse de preter l'oreille 5 secondes aux arguments bien plus pedagogiques de l'opposition...

Reste 1) qu'il est important de lutter contre le piratage et de faire respecter les droits d'auteurs. La partie sanction étant déjà prise en charge par les lois sur le droit d'auteur me semble suffisante. Cet aspect dans l'Hadopi me semble donc complètement superflu.


Je serai d'accord le jour ou le droit d'auteur reviendra a un equilibre plus raisonnable. Aujourd'hui, il sert comme son equivalent anglo-saxon (le copyright) a dicter sa volonte sur pratiquement tous les usages qui etaient auparavant consideres comme "normaux" du simple fait d'un passage au numerique.
De plus, la duree de ces droits a explose hors de toute proportion "raisonnable", repoussant a chaque fois l'arrivee de nouvelles oeuvres dans le domaine public.

2) que l'approche par la pédagogie et l'amélioration de l'offre légale me semble bien plus prioritaire.

Bref, MMM ferait mieux de se la boucler au lieu de défendre les aspects les plus grotesques de l'Hadopi, alors que d'autres le méritent mieux.


Tout a fait d'accord avec cette derniere partie: une veritable approche pedagogique et une offre legale qui reponde reellement a la demande (en particulier sur la variete et la simplicite d'acces) voila les missions que HADOPI etait suppose porter... en plus de la riposte graduee... pour promouvoir l'action des artistes.
Au final, nous avons une "autorite" qui n'en a aucune, qui se focalise un peu trop sur la "riposte" et pas assez sur la promotion (a part un label PURement inutile), et qui nous sort son lot de mensonges et de chiffres absurdes tout en se faisant passer pour des victimes.
Qu'ils aillent se trouver un "vrai travail" comme le recommandait leur mentor pendant sa campagne.
[message édité par wormlore le 22/05/2012 à 23:30 ]
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la députée Marland-Militello fustige les contre-vérités du PS

--< oui..et...??...
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michou, le 22/05/2012 - 20:03

Non mais trop ! L'artiste refuse d'être payé, pourquoi le serait-il ? Non mais oh, pas fou l'artiste. L'artiste n'a pas de famille à nourrir, et l'artiste n'a aucun droit. L'artiste se doit de nous divertir, et doit se la fermer s'il en vient à demander un droit ou un euro.
Aaaah, l'artiste, ce troubadour des temps nouveaux, qui ne vit que pour nous donner joie et bonne humeur.
Moi je dis : chapeau l'artiste !


Encore un qui n'a pas compris la différence entre vouloir et ne pas refuser. Pourtant c'est du français de base.
Si on le paye pourquoi refuserait il ? Mais vouloir l'être n'est pas entrer dans une démarche artistique.

Tu veux un exemple concret ? : Je n'ai aucun problème à payer pour aller voir un concert, voire même si je veux un digipack/dvd/cd avec une belle pochette. Mais payer pour chaque écoute ? Ou pour chaque support ? Jamais, c'est une époque qui a commencé dans les années 70-80 avec le vinyl et qui est moribonde depuis l'apparition des graveurs de cd.

TheSFReader, le 22/05/2012 - 20:52

Je ne parle pas d'artistes mais de créateurs. Que la création soit artistique ou non ne change rien à l'affaire.


Ha si ça change tout : une oeuvre artistique est par essence inutile, c'est la condition sine qua non pour pouvoir se targuer d'"artistique".
[message édité par tass_ le 23/05/2012 à 09:26 ]
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wormlore, le 22/05/2012 - 23:29

TheSFReader, le 22/05/2012 - 15:41
Perso, je ne suis plus tout à fait aussi catégorique que je l'ai été concernant Hadopi, et je la vois maintenant effectivement en grande partie comme "pédagogique".



Je crois comprendre que la seule raison pour laquelle tu lui trouves un aspect "pedagogique", c'est qu'aucune sanction n'a encore ete definitivement prononcee par cette voie.
- sauf que sa pedagogie se limite a dire "c'est pas bien" une fois, deux fois, trois fois...
- sauf que, comme tu le rappelles toi-meme, cela n'empeche pas les poursuites de continuer a cote...
- sauf que sa pedagogie etait censee porter sur la maniere de securiser son acces internet... et qu'ils ont finalement decide de faire de la pedagogie sans connaitre ne serait-ce qu'un moyen efficace de le faire...
- sauf que la seule chose qui les retient est le passage devant ce juge qu'ils avaient voulu court-circuiter dans la VO de la loi... (Bah oui, maintenant ils doivent monter un vrai dossier avec de vraies preuves, tout ca)
- sauf que la seule pedagogie dont ils sont capables est un lourd passif de mensonges et de contre-verites de leur cru...
- sauf que c'est une societe privee aux moyens opaques qui se charge de la maigre part d'enquete pour fournir des pieces a conviction...
- sauf que pour faire passer ce dispositif "pedagogique", ils ont refuse de preter l'oreille 5 secondes aux arguments bien plus pedagogiques de l'opposition...

Reste 1) qu'il est important de lutter contre le piratage et de faire respecter les droits d'auteurs. La partie sanction étant déjà prise en charge par les lois sur le droit d'auteur me semble suffisante. Cet aspect dans l'Hadopi me semble donc complètement superflu.



Je serai d'accord le jour ou le droit d'auteur reviendra a un equilibre plus raisonnable. Aujourd'hui, il sert comme son equivalent anglo-saxon (le copyright) a dicter sa volonte sur pratiquement tous les usages qui etaient auparavant consideres comme "normaux" du simple fait d'un passage au numerique.
De plus, la duree de ces droits a explose hors de toute proportion "raisonnable", repoussant a chaque fois l'arrivee de nouvelles oeuvres dans le domaine public.

2) que l'approche par la pédagogie et l'amélioration de l'offre légale me semble bien plus prioritaire.

Bref, MMM ferait mieux de se la boucler au lieu de défendre les aspects les plus grotesques de l'Hadopi, alors que d'autres le méritent mieux.



Tout a fait d'accord avec cette derniere partie: une veritable approche pedagogique et une offre legale qui reponde reellement a la demande (en particulier sur la variete et la simplicite d'acces) voila les missions que HADOPI etait suppose porter... en plus de la riposte graduee... pour promouvoir l'action des artistes.
Au final, nous avons une "autorite" qui n'en a aucune, qui se focalise un peu trop sur la "riposte" et pas assez sur la promotion (a part un label PURement inutile), et qui nous sort son lot de mensonges et de chiffres absurdes tout en se faisant passer pour des victimes.
Qu'ils aillent se trouver un "vrai travail" comme le recommandait leur mentor pendant sa campagne.

En ce qui concerne la CPD, je suis persuadé qu'il faudrait au moins la réformer sérieusement et lui enlever toute faculté de nuisance. Si les ayant-droits veulent flasher les internautes, qu'ils envoient les mails eux-même.

Mais sinon, la
pédagogie ne s'arrête pas à la CPD, il y a aussi les Labs, qui mériteraient 1) d'être améliorés, certes, mais aussi 2) d'être plus connus.

Les Labs sont justement un point d'entrée pour vos discussions avec l'Hadopi, des gens qui , contrairement à ce que vous semblez croire, ne mangent pas tous des bébés phoques chaque matin, arrosés du sang des chatons de la veille au soir.
Il y a aussi le label, PURement grotesque actuellement, qui part d'une bonne idée mais qui doit être refondue après cette tentative lamentable. Il y a d'ailleurs des discussions (auxquelles vous êtes conviés) sur le site des labs
à ce sujet.

http://labs.hadopi.fr/forum/debats-publics/ateliers-hadopi-determinez-les-thematiques
et

http://labs.hadopi.f...les-du-site-pur
(Et non, je ne suis pas payé par l'Hadopi au cas où vous vous poseriez la question).
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tass_, le 23/05/2012 - 09:26

michou, le 22/05/2012 - 20:03

Non mais trop ! L'artiste refuse d'être payé, pourquoi le serait-il ? Non mais oh, pas fou l'artiste. L'artiste n'a pas de famille à nourrir, et l'artiste n'a aucun droit. L'artiste se doit de nous divertir, et doit se la fermer s'il en vient à demander un droit ou un euro.
Aaaah, l'artiste, ce troubadour des temps nouveaux, qui ne vit que pour nous donner joie et bonne humeur.
Moi je dis : chapeau l'artiste !


Encore un qui n'a pas compris la différence entre vouloir et ne pas refuser. Pourtant c'est du français de base.
Si on le paye pourquoi refuserait il ? Mais vouloir l'être n'est pas entrer dans une démarche artistique.

Tu veux un exemple concret ? : Je n'ai aucun problème à payer pour aller voir un concert, voire même si je veux un digipack/dvd/cd avec une belle pochette. Mais payer pour chaque écoute ? Ou pour chaque support ? Jamais, c'est une époque qui a commencé dans les années 70-80 avec le vinyl et qui est moribonde depuis l'apparition des graveurs de cd.


A chacun de vos messages, vous parvenez à devenir encore plus irrespectueux que précédemment.
Nous n'avons pas veillé sur les cochons ensemble, je vous prierai de garder vos tutoiements pour les artistes que vous côtoyez.

Etre contre la loi Hadopi est un fait, être contre la rémunération d'une ?uvre, c'est autre chose. Vous, vous prenez tout, et mettez tout à la louche dans un gros sac que vous fermez et notez au marqueur dessus : Hadopi. Sauf qu'il n'est pas ici question du tout de la remise en cause du payement de l'artiste, mais de la manière de rendre équitable celui-ci tout en restant non-intrusif pour le consommateur. La Hadopi nous prive de certaines libertés, comme de pouvoir prêter une musique à un ami, à la famille, comme nous pouvions le faire auparavant en prêtant une cassette ou un cd. Les moyens d'écoute évoluent, mais la possibilité de partager à nos proches un format numérique d'une musique, acheté légalement, est interdit et répréhensible.
Vous êtes hors-sujet.
Votre vision des choses sur les artistes vous est personnelle. Il faut de tout pour faire un monde, vous allez me dire : vous avez peut-être vécu des choses horribles avec un artiste pour en arriver à de tels propos.

De même, le français de base vous rappelle que le status d'artiste est considéré, en France, comme étant un status de cadre. Donc malgré vos "exemples concrets" qui ne valent pas un clou, artiste = métier.
[message édité par michou mipoireau le 23/05/2012 à 10:27 ]
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Peut être que si les gens arrêtaient d'accorder du crédit à ce qu'elle bave
ou tout simplement arrêtaient de l'écouter divaguer, et bien là, peut être,
peut être qu'elle fermerait sa grande gueule d'incompétente botoxée.
Si elle était compétente je comprendrai qu'on l'écoute et qu'on commente,
mais ce n'est qu'un troll**, donc .... don't feed the troll.

Elle n'est pas ministre, elle ne comprends rien au sujet,
alors pourquoi écouter et commenter ?
Elle est quoi la pauv' fille ... conseillère dans une ville de beaufs, et ce
dans la région des gros beaufs qui travaillent moins pour gagner plus.
Oui, je comprends, pour certains patron de vidéo clubs (et autres fainéants),
celà doit faire d'elle une sommité à écouter, quoi qu'elle bave.
Enfin .....

Avec un peu de chance elle crèvera peut être lors de sa prochaine injection de botox

ps : elle est patronne d'un vidéo club, mongolita ?
nan je demande ça comme ça, aucune raison ...



** = oui moi aussi ... voilà, comme ça la vanne est faite
[message édité par 666 le 23/05/2012 à 10:34 ]
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michou, le 23/05/2012 - 10:26


A chacun de vos messages, vous parvenez à devenir encore plus irrespectueux que précédemment.
Nous n'avons pas veillé sur les cochons ensemble, je vous prierai de garder vos tutoiements pour les artistes que vous côtoyez.

Tu sais comment on appelle un mec qui arrive en faisant de la mauvaise ironie bien rentre dedans et après demande du respect ? Je te laisse chercher.
michou, le 23/05/2012 - 10:26

Etre contre la loi Hadopi est un fait, être contre la rémunération d'une ?uvre, c'est autre chose. Vous, vous prenez tout, et mettez tout à la louche dans un gros sac que vous fermez et notez au marqueur dessus : Hadopi.

Et là tu vas me dire où j'ai parlé de la HADOPI dans mes messages, mais bon peu être que tu ne sais pas lire...
michou, le 23/05/2012 - 10:26

Sauf qu'il n'est pas ici question du tout de la remise en cause du payement de l'artiste

Dans mes propos non plus, relis moi.
michou, le 23/05/2012 - 10:26

, mais de la manière de rendre équitable celui-ci tout en restant non-intrusif pour le consommateur. La Hadopi nous prive de certaines libertés, comme de pouvoir prêter une musique à un ami, à la famille, comme nous pouvions le faire auparavant en prêtant une cassette ou un cd. Les moyens d'écoute évoluent, mais la possibilité de partager à nos proches un format numérique d'une musique, acheté légalement, est interdit et répréhensible.

C'est exactement ce que je dis merci (payer pour toute écoute ou tout support).
michou, le 23/05/2012 - 10:26

Vous êtes hors-sujet.

Dit il en disant la même chose que moi.
michou, le 23/05/2012 - 10:26

Votre vision des choses sur les artistes vous est personnelle. Il faut de tout pour faire un monde, vous allez me dire : vous avez peut-être vécu des choses horribles avec un artiste pour en arriver à de tels propos.

Non, je suis artiste et j'en côtoie tous les jours. Mais tu sembles encore confonrde art et showbusiness. Je le répète : ça n'a rien à voir.
michou, le 23/05/2012 - 10:26

De même, le français de base vous rappelle que le status d'artiste est considéré, en France, comme étant un status de cadre. Donc malgré vos "exemples concrets" qui ne valent pas un clou, artiste = métier.

Ho oui et bien sûr les artistes ont attendu la création de l'Etat français pour exister ? Ta vision est bien réduite et ethnocentrée.
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Qu'on le veuille ou non, les lois sur le droit d'auteur sont faites pour les créateurs qui veulent travailler dans l'industrie culturelle.
Vos définitions d'un artiste n'engagent que vous. (pas de salaire, refus de la sécurité de l'emploi). Ce sont des points discutables, mais arrêter de faire comme si c'était de l'évidence. Aujourd'hui l'évidence c'est plutôt le droit d'auteur je vous rappelle. Presque tout le monde est prêt à le modifier mais vous êtes peu nombreux à vouloir le supprimer.
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grimberman, le 23/05/2012 - 10:46
Qu'on le veuille ou non, les lois sur le droit d'auteur sont faites pour les créateurs qui veulent travailler dans l'industrie culturelle.

Alors arrêtez de parler d'artiste ou d'oeuvre artistique. Le concept d'industrie est par nature opposé à celui d'art.
grimberman, le 23/05/2012 - 10:46

Vos définitions d'un artiste n'engagent que vous. (pas de salaire, refus de la sécurité de l'emploi).

Encore une fois il faudra me dire où j'ai évoqué le refus de salaire. Un groupe de musique qui se produit une fois par semaine dans un même bar ne peut il par recevoir un salaire pour cela ? je n'ai jamais évoqué le contraire.
La nuance c'est qu'il ne doit pas venir jouer POUR le salaire. Je pense que tu sais voir la différence.
grimberman, le 23/05/2012 - 10:46

Ce sont des points discutables, mais arrêter de faire comme si c'était de l'évidence. Aujourd'hui l'évidence c'est plutôt le droit d'auteur je vous rappelle. Presque tout le monde est prêt à le modifier mais vous êtes peu nombreux à vouloir le supprimer.


Mais le droit d'auteur c'est la paternité (ne pas s'approprier l'oeuvre d'un autre) et l'interdiction de le commercialiser sans reverser des sous à l'auteur.
Il n'est nul part dit que le droit d'auteur empêche les écoutes gratuites, les copies de supports, etc... Là c'est tout autre chose.

Vouloir associer le droit d'auteur à l'interdiction du partage gratuit est un vaste enfumage.
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tass_, le 23/05/2012 - 10:55

grimberman, le 23/05/2012 - 10:46
Qu'on le veuille ou non, les lois sur le droit d'auteur sont faites pour les créateurs qui veulent travailler dans l'industrie culturelle.


Alors arrêtez de parler d'artiste ou d'oeuvre artistique. Le concept d'industrie est par nature opposé à celui d'art.
grimberman, le 23/05/2012 - 10:46

Vos définitions d'un artiste n'engagent que vous. (pas de salaire, refus de la sécurité de l'emploi).


Encore une fois il faudra me dire où j'ai évoqué le refus de salaire. Un groupe de musique qui se produit une fois par semaine dans un même bar ne peut il par recevoir un salaire pour cela ? je n'ai jamais évoqué le contraire.
La nuance c'est qu'il ne doit pas venir jouer POUR le salaire. Je pense que tu sais voir la différence.

Justement, la loi ne peut pas faire de distinction entre un artiste et un créateur lambda, elle ne peut pas et ne doit pas ça deviendrait dangereux.
Evaluer les motivation d'un artiste, c'est pas la loi qui doit le faire.
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grimberman, le 23/05/2012 - 11:43

Justement, la loi ne peut pas faire de distinction entre un artiste et un créateur lambda, elle ne peut pas et ne doit pas ça deviendrait dangereux.
Evaluer les motivation d'un artiste, c'est pas la loi qui doit le faire.


Ha mais qui te parle de faire une distinction ? Laissons l'industrie culturelle crever toute seule, personne n'a sauvé les allumeurs de réverbères à gaz, les maréchaux-ferrant et cie.
L'industrie "culturelle" est venue d'un besoin artificiel (écouter de la musique enregistrée pour la musique par exemple) qui a pu se monnayer à cause de la pauvreté de l'offre (on ne pouvait écouter de la musique enregistrée qu'en achetant les copies que nous vendaient les éditeurs).
Cette rareté n'existe plus, normal que le business model se casse la gueule non ?
[message édité par tass_ le 23/05/2012 à 12:02 ]
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tass_, le 23/05/2012 - 10:37
michou, le 23/05/2012 - 10:26

A chacun de vos messages, vous parvenez à devenir encore plus irrespectueux que précédemment.
Nous n'avons pas veillé sur les cochons ensemble, je vous prierai de garder vos tutoiements pour les artistes que vous côtoyez.

Tu sais comment on appelle un mec qui arrive en faisant de la mauvaise ironie bien rentre dedans et après demande du respect ? Je te laisse chercher.

Un artiste ?

michou, le 23/05/2012 - 10:26

Etre contre la loi Hadopi est un fait, être contre la rémunération d'une ?uvre, c'est autre chose. Vous, vous prenez tout, et mettez tout à la louche dans un gros sac que vous fermez et notez au marqueur dessus : Hadopi.

Et là tu vas me dire où j'ai parlé de la HADOPI dans mes messages, mais bon peu être que tu ne sais pas lire...
Justement, vous feriez mieux de relire l'article et de voir de quoi le sujet traite-t-il. Ensuite, vous lisez vos messages, et vous regardez en quoi votre avis sur les méthodes pour un artiste de gagner de l'argent est tout à fait inapproprié ici. Il ne faut pas faire l'amalgame entre la Hadopi et la rémunération de l'artiste.
Mais bon ,peut-être que vous ne savez pas vous exprimer ...

michou, le 23/05/2012 - 10:26

Sauf qu'il n'est pas ici question du tout de la remise en cause du payement de l'artiste

Dans mes propos non plus, relis moi.

Non, dans vos propos, vous insinuez que l'artiste doit exercer uniquement pour divertir les profiteurs, et qu'il n'est payé que si le profiteur est heureux.
-> "payer pour chaque support ? jamais" = Monsieur profite mais gratuitement.

michou, le 23/05/2012 - 10:26

, mais de la manière de rendre équitable celui-ci tout en restant non-intrusif pour le consommateur. La Hadopi nous prive de certaines libertés, comme de pouvoir prêter une musique à un ami, à la famille, comme nous pouvions le faire auparavant en prêtant une cassette ou un cd. Les moyens d'écoute évoluent, mais la possibilité de partager à nos proches un format numérique d'une musique, acheté légalement, est interdit et répréhensible.

C'est exactement ce que je dis merci (payer pour toute écoute ou tout support).

Non, ce que vous dites, c'est que vous voulez acheter un cd, et pour le même prix, avoir un dvd, un bluray, un ticket pour le concert, et en cadeau le slibard du chanteur.

michou, le 23/05/2012 - 10:26

Vous êtes hors-sujet.

Dit il en disant la même chose que moi.

Non, mes propos combattent une loi inutile pour l'artiste, en cherchant les réelles causes d'absurdité. Et pas en prenant mon cas personnel pour une généralité, contrairement à vous.

michou, le 23/05/2012 - 10:26

Votre vision des choses sur les artistes vous est personnelle. Il faut de tout pour faire un monde, vous allez me dire : vous avez peut-être vécu des choses horribles avec un artiste pour en arriver à de tels propos.

Non, je suis artiste et j'en côtoie tous les jours. Mais tu sembles encore confonrde art et showbusiness. Je le répète : ça n'a rien à voir.

Aaah, et bien voilà la raison, vous êtes un mauvais artiste, vous n'êtes pas ou peu payé et vous bavez donc sur vos collègues qui eux arrivent à vendre 3 disques. Et bin, c'est du joli !
Je défends l'artiste, et suis contre la Hadopi qui défend le Businessman en faisant croire qu'elle défend l'artiste. L'artiste doit être rémunéré pour toutes ses prestations. Point.
Jouer de la guitare le samedi soir dans un café pour son plaisir, ce n'est pas de ceux-là dont nous parlons, entendons-nous bien.

michou, le 23/05/2012 - 10:26

De même, le français de base vous rappelle que le status d'artiste est considéré, en France, comme étant un status de cadre. Donc malgré vos "exemples concrets" qui ne valent pas un clou, artiste = métier.

Ho oui et bien sûr les artistes ont attendu la création de l'Etat français pour exister ? Ta vision est bien réduite et ethnocentrée.


Je vais vous laisser dans vos réflexions si ouvertes, monsieur l'artiste ! Vos réponses m'ont anéanti.
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Non, ce que vous dites, c'est que vous voulez acheter un cd, et pour le même prix, avoir un dvd, un bluray, un ticket pour le concert, et en cadeau le slibard du chanteur.
A part pour le slibard et le concert, je suis plutôt d'accord. Le support ne coûte rien, et on a payé l'auteur pour pouvoir écouter son oeuvre quelque soit sa forme. Maintenant pour le concert, il y a la prestation des artistes sur scène qui a un coût, et qui est, chez les vrais artistes, souvent différente d'un concert à l'autre. Contrairement au cinéma où la prestation est enregistrée une fois pour toute.
ça ne me choquerait pas que, si mon CD est cassé ou devenu inaudible, je puisse aller en rechercher un autre gratuitement, ou de pouvoir télécharger un ISO ou autres sur le site de l'éditeur (avec le code identifiant qui est dans mon disque), puisque je me suis acquitté des droits d'auteur déjà une fois (j'ai payé l'artiste pour son oeuvre), pourquoi est-ce que je devrais le payer 50 fois ? Tout le monde à en mémoire Vinyl -> cassette -> CD -> MP3 ou Cinéma -> VHS -> Télé -> DVD -> Blu-ray -> VOD, c'est juste de l'arnaque.
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michou, le 23/05/2012 - 12:44

Un artiste ?


Un hypocrite.

michou, le 23/05/2012 - 12:44
Justement, vous feriez mieux de relire l'article et de voir de quoi le sujet traite-t-il. Ensuite, vous lisez vos messages, et vous regardez en quoi votre avis sur les méthodes pour un artiste de gagner de l'argent est tout à fait inapproprié ici. Il ne faut pas faire l'amalgame entre la Hadopi et la rémunération de l'artiste.


Vu qu'on est tous d'accord (à part 2-3 trolls) sur l'inutilité de la HADOPI j'essayais d'élargir le débat, ce que je fais assez souvent ici et ailleurs, et j'ai eu pas mal d'échanges enrichissants.

michou, le 23/05/2012 - 12:44

Mais bon ,peut-être que vous ne savez pas vous exprimer ...


Mais bon peut-être que tu ne sais pas débattre et échanger des opinions.

michou, le 23/05/2012 - 12:44

Non, dans vos propos, vous insinuez que l'artiste doit exercer uniquement pour divertir les profiteurs, et qu'il n'est payé que si le profiteur est heureux.


Opposer "artistes" et consommateurs "profiteurs" est complètement débile et passéiste de nos jours. Connais tu le DIY et l'auto-production ? Les artistes et les amateurs (au sens de celui qui aime) ne sont plus différenciés surtout dans la musique.

michou, le 23/05/2012 - 12:44

-> "payer pour chaque support ? jamais" = Monsieur profite mais gratuitement.


Encore une fois tu tombes dans l'insulte crasse, on parie que j'ai donné plus de mon temps et de mon argent au monde de l'art que toi ? En tant que compositeur je suis artiste ou je reste profiteur ? Ridicule.

michou, le 23/05/2012 - 12:44

Non, ce que vous dites, c'est que vous voulez acheter un cd, et pour le même prix, avoir un dvd, un bluray, un ticket pour le concert, et en cadeau le slibard du chanteur.


Si tu savais lire tu aurais lu dans mon message précédent que je disais être d'accord pour payer un objet physique et des places à une représentation. Mais certainement pas pour avoir le droit d'écouteur un fichier dématérialisé. Quand au slibard du chanteur, je le laisse aux fans décérébrés.

michou, le 23/05/2012 - 12:44

Non, mes propos combattent une loi inutile pour l'artiste, en cherchant les réelles causes d'absurdité. Et pas en prenant mon cas personnel pour une généralité, contrairement à vous.


Faudrait voir où j'ai pris mon cas personnel pour une généralité mon cher. La définition d'artiste que j'ai donnée est celle de gens qui ont fait leurs preuves dans le milieu de l'art il y a de cela bien longtemps.

michou, le 23/05/2012 - 12:44

Aaah, et bien voilà la raison, vous êtes un mauvais artiste, vous n'êtes pas ou peu payé et vous bavez donc sur vos collègues qui eux arrivent à vendre 3 disques. Et bin, c'est du joli !


Baver ? Il faudrait pour cela que je veuilles vendre des disques (hors coût de fabrication des vinyls) ou faire payer mes représentations, quand à mon salaire il n'est pas corrélé à mon activité artistique, seul moyen de rester intègre, beaucoup de gens vous le diront.
Quand à ta classification entre "bons" et "mauvais" artistes par rapport à leur popularité, tu dois prendre René la Taupe et la Star Ac' pour les nouveaux Mozart non ?

michou, le 23/05/2012 - 12:44

Je défends l'artiste, et suis contre la Hadopi qui défend le Businessman en faisant croire qu'elle défend l'artiste. L'artiste doit être rémunéré pour toutes ses prestations. Point.


Tout à fait d'accord, le fait de copier un mp3 ne fait pas partie des prestations d'un artiste dans la musique, ses prestations s'appellent concerts.

michou, le 23/05/2012 - 12:44

Jouer de la guitare le samedi soir dans un café pour son plaisir, ce n'est pas de ceux-là dont nous parlons, entendons-nous bien.


Encore une fois cette distinction par la popularité est débile, tu dois vraiment aimer René la taupe.

michou, le 23/05/2012 - 12:44

Je vais vous laisser dans vos réflexions si ouvertes, monsieur l'artiste ! Vos réponses m'ont anéanti.


Il en faut peu, une petite opinion différente et vous êtes anéanti , Comment faites vous en démocratie ?
[message édité par tass_ le 23/05/2012 à 14:32 ]
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Tiens, juste un petit lien vers un billet d'une artiste (disclosure : c'est une amie mais c'est pas pour ça que je vous envoie vers son blog), auteur de livres auto-édités (mais pas que), sur la durée des droits d'auteurs.
http://www.paumadou....ues-reflexions/
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Ah oui, ne vous en prenez pas à elle, mais à moi, si vous considérez que le lien n'a pas sa place ici... Elle n'est pas au courant que j'ai linké son blog, et ne m'en a pas parlé.
Si vous avez des réponses constructives, n'hésitez pas à les poster là bas, dans le cas contraire, ici c'est mieux ;-)
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TheSFReader, le 23/05/2012 - 14:50
Tiens, juste un petit lien vers un billet d'une artiste (disclosure : c'est une amie mais c'est pas pour ça que je vous envoie vers son blog), auteur de livres auto-édités (mais pas que), sur la durée des droits d'auteurs.
http://www.paumadou....ues-reflexions/

Bof le début m'a refroidi : "Qu'on soit bien d'accord, l'idée de traiter une oeuvre de l'esprit comme un produit à vendre ne me choque pas". Moi si, je ne peux donc pas être d'accord avec cette artiste.
Et comparer les bénéfices qu'engendrent un brevet industriel et des droits d'auteur sur des bouquins... C'est juste risible.
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tass_, le 23/05/2012 - 15:00
TheSFReader, le 23/05/2012 - 14:50
Tiens, juste un petit lien vers un billet d'une artiste (disclosure : c'est une amie mais c'est pas pour ça que je vous envoie vers son blog), auteur de livres auto-édités (mais pas que), sur la durée des droits d'auteurs.
http://www.paumadou....ues-reflexions/

Bof le début m'a refroidi : "Qu'on soit bien d'accord, l'idée de traiter une oeuvre de l'esprit comme un produit à vendre ne me choque pas". Moi si, je ne peux donc pas être d'accord avec cette artiste.
Et comparer les bénéfices qu'engendrent un brevet industriel et des droits d'auteur sur des bouquins... C'est juste risible.

Merci d'avoir pris le temps de lire au moins ça.

Clairement, il n'est pas nécessaire que nous (vous et moi) continuions la discussion puisqu'il est clair que ni vous ni moi n'arriverons à faire changer l'autre de point de vue.
Merci d'être resté civil et courtois.
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242 messages publiés
tass_, le 23/05/2012 - 15:00
TheSFReader, le 23/05/2012 - 14:50
Tiens, juste un petit lien vers un billet d'une artiste (disclosure : c'est une amie mais c'est pas pour ça que je vous envoie vers son blog), auteur de livres auto-édités (mais pas que), sur la durée des droits d'auteurs.
http://www.paumadou....ues-reflexions/

Bof le début m'a refroidi : "Qu'on soit bien d'accord, l'idée de traiter une oeuvre de l'esprit comme un produit à vendre ne me choque pas". Moi si, je ne peux donc pas être d'accord avec cette artiste.
Et comparer les bénéfices qu'engendrent un brevet industriel et des droits d'auteur sur des bouquins... C'est juste risible.

Au niveau de la loi, une oeuvre de l'esprit sera toujours traitée comme un produit.
Sinon, ça veux dire faire une croix sur René la Taupe et la star académie. Et vue l'argent que ça dégage ça n'arrivera pas, car a défaut d'être artistique (impossible à décrire dans la loi), ça crée des emplois et rapporte de l'argent comme n'importe quel autre industrie (au regard de la loi j'entends bien).

Donc pour moi, une oeuvre de l'esprit sera toujours traitée PAR LA LOI comme un produit à vendre et c'est normal. Il ne faut pas oublier que la loi ne peut pas distinguer une oeuvre de l'esprit artistique d'une oeuvre de l'esprit qui ne l'est pas.
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grimberman, le 23/05/2012 - 15:16

Au niveau de la loi, une oeuvre de l'esprit sera toujours traitée comme un produit.

Toujours ? Depuis quand ? 50 ans ? Guerre plus. Notre modèle de société n'est ni le premier, ni le seul, ni le dernier.
grimberman, le 23/05/2012 - 15:16

Sinon, ça veux dire faire une croix sur René la Taupe et la star académie. Et vue l'argent que ça dégage ça n'arrivera pas, car a défaut d'être artistique (impossible à décrire dans la loi), ça crée des emplois et rapporte de l'argent comme n'importe quel autre industrie (au regard de la loi j'entends bien).

grimberman, le 23/05/2012 - 15:16

Donc pour moi, une oeuvre de l'esprit sera toujours traitée PAR LA LOI comme un produit à vendre et c'est normal. Il ne faut pas oublier que la loi ne peut pas distinguer une oeuvre de l'esprit artistique d'une oeuvre de l'esprit qui ne l'est pas.

Non, en Europe par exemple les brevets logiciels n'existent pas, une oeuvre de l'esprit n'est donc pas protégée quand il s'agit d'informatique.
Il est visiblement fait une distinction au niveau de la loi, et si tu veux mon avis c'est pas du côté de l'informatique qu'est le problème (le secteur va très bien merci ).
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161 messages publiés
tass_, le 23/05/2012 - 15:29

Non, en Europe par exemple les brevets logiciels n'existent pas, une oeuvre de l'esprit n'est donc pas protégée quand il s'agit d'informatique.
Il est visiblement fait une distinction au niveau de la loi, et si tu veux mon avis c'est pas du côté de l'informatique qu'est le problème (le secteur va très bien merci ).

Tu as raison, une distinction est faite au niveau de la loi.

En fait, les logiciels sont protégés par le droit d'auteur... les sources en tout cas. Les idées ne sont pas censées être protégeables, par quelque moyen que ce soit, et que ce soit en Europe ou aux US c'est pareil.

Ce que le droit d'auteur protège, c'est l'expression de l'idée, sa "mise en forme", sa présentation, et cela, que l'expression se veuille artistique ou non.
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TheSFReader, le 23/05/2012 - 09:46

En ce qui concerne la CPD, je suis persuadé qu'il faudrait au moins la réformer sérieusement et lui enlever toute faculté de nuisance. Si les ayant-droits veulent flasher les internautes, qu'ils envoient les mails eux-même.

Mais sinon, la
pédagogie ne s'arrête pas à la CPD, il y a aussi les Labs, qui mériteraient 1) d'être améliorés, certes, mais aussi 2) d'être plus connus.

Les Labs sont justement un point d'entrée pour vos discussions avec l'Hadopi, des gens qui , contrairement à ce que vous semblez croire, ne mangent pas tous des bébés phoques chaque matin, arrosés du sang des chatons de la veille au soir.
Il y a aussi le label, PURement grotesque actuellement, qui part d'une bonne idée mais qui doit être refondue après cette tentative lamentable. Il y a d'ailleurs des discussions (auxquelles vous êtes conviés) sur le site des labs
à ce sujet.

http://labs.hadopi.fr/forum/debats-publics/ateliers-hadopi-determinez-les-thematiques
et

http://labs.hadopi.f...les-du-site-pur
(Et non, je ne suis pas payé par l'Hadopi au cas où vous vous poseriez la question).

Je serais d'accord si les labs servent a quelque chose.
On va voir avec Hollande, mais il etait flagrant avec Sarkozy que leurs rapports n'avaient aucun poids: soit ils concluaient dans le sens du president, et leur avis etait "suivi" (ou plutot precede car, comme par miracle, le president ou son entourage avait un projet deja boucle en ce sens); soit il concluait en sens inverse et partait dans une oubliette.
C'etait la methode presidentielle dans tous les domaines: trouver un rapport-alibi et foncer; ou tomber sur un rapport contradictoire et foncer quand meme.
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