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Quels droits d'auteur lorsqu'un robot compose une musique ?
Guillaume Champeau -
publié le Vendredi 04 Mai 2012 à 16h19 -
posté dans Société 2.0
Faut-il accorder un droit d'auteur aux robots qui composent eux-mêmes leur propre musique ? Une question pas si idiote que cela...
Pourra-t-on encore dire que la création artistique est ce qui sépare l'humain de l'animal, et ce qui séparera l'humain du robot ? La société allemande Festo a fait la démonstration d'un ensemble symphonique entièrement robotisé, qui joue une mélodie (ou plutôt un thème dérivé) composée par ordinateur. "L'ensemble du système est capable d'écrire une mélodie après avoir écouté un musicien jouer un air sur un xylophone ou un clavier MIDI, pour ensuite appliquer des règles dérivées du jeu Game of Life (Le Jeu de la Vie), un automate cellulaire imaginé en 1970 par le mathématicien Britannique John Horton Conway. Enfin, un ordinateur est utilisé pour travailler sur une réinterprétation de la mélodie, en la décomposant en plusieurs parties pour que chaque instruments qui compose l'ensemble du système, puisse rejouer la partie qui lui incombe de jouer", décrit Ubergizmo. L'équipe de Festo explique que les différents interprètes robotisés sont reliés entre eux pour s'écouter jouer les uns les autres, et adapter leur propre interprétation à celle des voisins. A la manière d'un orchestre de jazz qui tente une improvisation. "Cela donne constamment lieu à de nouvelles variations, qui diffèrent du thème original tout en conservant l'essence même de la composition", expliquent les ingénieurs. Du point de vue du droit d'auteur, l'interprétation pose le même genre de questions que la photographie réalisée par un singe dont nous avions parlé. Les Å“uvres composées par des animaux ou des être humains sont-elles automatiquement dans le domaine public, faute d'avoir un auteur investi d'une "personnalité juridique", ou peuvent-elles faire l'objet d'une appropriation par la personne qui possède l'animal ou la machine ? Comme l'avait noté Lionel Morel (@Calimaq) dans un billet publié en 2009, il existe aux Etats-Unis une Animal Copyright Foundation qui demande que les animaux puissent bénéficier d'un droit d'auteur, au même titre que les humains. Mais il s'agissait alors surtout d'inventer une forme de "droit à l'image" pour alimenter un fonds d'aide aux animaux. Peut-être, sur cette même idée, faudrait-il inventer un "droit d'auteur du robot" dont les fonds serviraient à financer la création par des robots artistes, dont les Å“uvres passeraient très vite dans le domaine public. C'était à la base l'idée du droit d'auteur pour les humains : donner aux auteurs un monopole de quelques années sur leurs Å“uvres, pour leur assurer temporairement de quoi créer de nouvelles Å“uvres, et ainsi de suite. Sauf qu'avec un droit qui survit 70 ans après leur mort, l'incitation à la création de nouvelles Å“uvres a disparu, au profit de l'exploitation continue des anciennes. à lire aussi
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Commentaires à propos de «Quels droits d'auteur lorsqu'un robot compose une musique ?»
Guillaume, le 04/05/2012 - 16:19 Hummm... pas vraiment... Ici, il s'agit de la déformation d'une oeuvre pré-existante. Logiquement, elle doit respecter les règles des reprises, non ? Pour ce qui est des droits, un robot est un outil, comme un stylo et une portée. En tout logique, c'est celui qui utilise l'outil qui est l'auteur (dans le cas présent, celui qui le paramètre, et/ou l'alimente) ![]()
Entièrement d'accord avec toi. ![]() Un jour, j'acheterais un robot si performant qu'il exécutera mes ordres précis.
Quand je vais lui demander, "innove un peu, arrete ton mozart, et fait une musique toi-même" et que la musique sera de haute-performance et explosera les 100M de vues sur Ytube, sans que moi "son maitre" ou son créateur fasse quoique ce soit pour. Et on va se clasher sur la question des droits. Le(s) createur(s), le maitre ou le robot ...? Severe, le 04/05/2012 - 16:51 Non. Robot = outil. . Il sera esclave quand il aura une conscience. ![]() Warp, le 04/05/2012 - 16:28 Et dans le cas ou j'enregistre le concert de klaxon sur le périph ce soir à 18h, ce qui pour un mélomane averti (ou complétement à l'ouest plutôt) relève d'une rythmique créative. Déjà que le concert est une version humaine de ce que fait le robot, s'adapter au bordel sonore ambiant, si le robot repart de cette rythmique, tu affectes les droits d'auteurs à qui ? citroen/peugeot/toyota pour le klaxon , total/esso/auchan qui fournissent la pollution, bouygues qui a surement participer dans le macadam à un moment donné ou un autre, aux anonymes stressés qui sortent du boulot ? Paske basé sur l'automate de Conway, tu rentres n'importe quoi, au bout d'un certain temps, tu as des chances qu'un schéma répétitif en sorte. Donc même avec un bruit blanc/rose/autre, si tu laisse le temps au robot, il peut finir par arriver à une ligne rythmique cohérente. ![]() La question s'est déjà posée en photo.
Un "photographe" (les quotes ne sont pas innocentes) a laissé (volontairement ou pas) un appareil photo dans la cage d'un singe. Vous imaginez bien que la curiosité du primate a été sans limite et il a fini par appuyer sur le déclencheur tandis qu'il regardait de façon très intrigué l'objectif. La photo est très jolie presque exclusivement pour l'expression du singe, qu'il est quasiment impossible de surprendre dans cette mimique en situation "normale". . Et bien figurez vous que le "photographe" revendique les droits d'auteur de la photo (prise par le singe tout seul, en l'absence même de ses gardiens) sous prétexte que l'appareil photo lui appartient et que c'est lui qui l'a oublié (il prétend l'avoir laissé volontairement et que c'est ça son expression artistique : donc par ici la monnaie). . Sinon pour préciser la réponse de severe : Robot signifie "travailleur" et a été inventé par l'écrivain de SF karel Capek en 1920 ![]() Les premier mot d'un robot français ayant pris conscience de quoi qui l'est ou ->
"Pays d'merde" [message édité par golem le 04/05/2012 à 17:14
]
Les robots ne sont en effet que des outils complexes, rien de plus. Les droits appartiennent aux concepteurs du robot qui ont, en quelque sorte, "façonné ses facultés créatrices" ou aux propriétaires du robot en cas de cession du robot (cession de l'outil et de tous les droits patrimoniaux qui y sont attachés).
![]() La, le 04/05/2012 - 17:02 Tu possèdes tous les droits sur ce "concert de klaxon" enregistré. Sur quoi je me base pour dire ça ? Sur les entreprises faisant des "bruits en tout genre" un commerce. On a eu le cas un jour ici sur un mec qui avait fait une vidéo dans la nature, et où une société d'ayants droits avait réclamé une rémunération pour l'utilisation d'une bande son de chants d'oiseaux qui leur appartenait (alors qu'en réalité ce n'était pas le cas). Maintenant, de là à le considérer comme une oeuvre artistique... A moins que tu sois artistes et que toutes tes oeuvres ont quelque chose du genre qui puissent faire dire que cet enregistrement à une "part de toi", ce sera difficile. Pareil, tu peux avoir les droits sur un fichier audio où tu enregistres la pluie tomber. De fait, si tu essayes de faire reproduire cet enregistrement au robot, celui-ci étant un simple outil, un instrument (selon ma propre perspective, hein), les droits sont encore pour toi. [message édité par Warp le 04/05/2012 à 17:52
]
Si la question est de savoir si actuellement en France, un robot peut être investi des droits d'auteurs sur une "oeuvre" qu'il a "réalisé", la réponse est non.
Pourquoi ? Le droit français ne reconnait pas de personnalité juridique aux machines (même aussi évoluées qu'un robot) ni aux animaux. Faute de personnalité juridique, le robot n'a pas de patrimoine juridique et ne peut donc être sujet de droits (ni être titulaire de droits d'auteur). A vrai dire, les juristes sérieux ne parleront même pas "d'oeuvre" au sens juridique du terme (même si la production d'un robot peut présenter un intérêt artistique). Ca n'implique pas nécessairement qu'aucun droit ne soit généré par le concert de M. Robot : si on considère que le/les concepteurs des robots savaient ce qu'ils faisaient en les concevant/programmant, alors le robot sera tel l'instrument de musique et son/ses concepteurs pourront prétendre aux droits d'auteurs sur tous les éléments artistiques de leur création (look des robots, mouvements esthétiques des robots en train de jouer, sons produits par les robots, partitions crées etc.). C'est assez proche des oeuvres qui incorporent une part d'imprévu, le chaos généré a lui-aussi sa place dans les droits d'auteurs. En bon fan de Sci-fi, je ne pense pas non plus que les choses soient condamnées à être figées, pourquoi pas, à terme une personnalité juridique pour des I.A ? ![]() -Un robot , comme toutes les machines, subissent un coefficient d'amortissement avec le temps, qui en diminue sa valeur marchande...Pour les droits d'auteurs correspondants au robot; peut-on également diminuer sa durée avec le temps ?
Lol mais Bonne question ! - "Trop de droits d'auteurs tue le droit d'auteur !" . Il faut arrêter de délirer avec ça : Ettighoffer ironisait là-dessus, dans une vidéo, ... il en profite pour plaider pour plaide pour le Copyleft : http://www.__youtube...ayer_embedded#! ![]() Warp, le 04/05/2012 - 16:28 En fait, on s'en fout. Dans le cas présent il s'agit effectivement d'une sorte de sample sur lequel des variations sont réalisées. Néanmoins la question se pose également dans le cas où la totalité de la composition est réalisée par un ordinateur, en se basant sur le même principe que celui qu'on apprend au solfège sur les mélodies. Jusqu'à présent, c'est assez à chier mais finalement pas beaucoup plus que la musique contemporaine, les oeuvres mathématiques ou la musique des sphères. En résumé et pour reprendre l'histoire du singe, la loi ne s'applique qu'aux humains, même si en principe de la musique n'est qu'un arrangement (au sens mathématique) de n notes. [message édité par Centaurien le 04/05/2012 à 19:15
]
![]() @ WickedFaith
oui, tu parles de l'intelligence artificielle ( ce qu'on n'est pas près de voir ), je faisais un clin d'?il au sens premier du terme: " robot est issu des langues slaves ... qui y signifie esclave ou travailleur dévoué " http://fr.wikipedia.org/wiki/Robot P.S. Merci Jumbo [message édité par Severe le 04/05/2012 à 20:19
]
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zig et puce
(Banni) le 05/05/2012 à 00:23
Je construit une tourniquet qui jette aléatoirement des balles de tennis sur un tambour. Le but de cet article est de savoir qui est détenteur du droit d'auteur de la "musique" : moi, le tourniquet, les balles de tennis ou le tambour.
Un robot n'a pas de personnalité morale : c'est un outil au même titre qu'un tournevis. La seule question qu'on peut se poser : est-ce que c'est l'utilisateur ou le concepteur qui aura les droits ? Dans mon cas exposé plus haut, est-ce que le fabriquant de balles de tennis peut réclamer des droits ? Mince, il vas falloir attendre 70 ans après la mort du robot pour pouvoir exploiter librement la musique produite !
ColdFire [message édité par ColdFire le 05/05/2012 à 00:36
]
![]() Autant demander qu'une machine agricole automatisée soit proprio des récoltes, qu'une usine...
On n'en est pas à "L'homme bicentenaire", quand même! http://fr.wikipedia.org/wiki/L'Homme_bicentenaire_(nouvelle) WickedFaith, le 04/05/2012 - 16:54 ça s'appelle la singularité, elle est prévue pour 2025. Un calculateur aura alors la puissance d'un cerveau humain et donc à partir de là les calculateurs crééront d'autres calculateurs encore plus intelligents... la charte des robot existe déja en corée du sud, une loi stipule que les humains ne doivent pas abuser des robots... et oui c'est parti les enfants... http://fr.wikipedia....©_technologique ![]() et bien c'est toujours le même droit, celui d'encaisser en faisant travailler les autres, c'est la France FORTE
en fait N.S et F.M ont raison, il faut attaquer les financements occultes ! un peu comme médiapart le fait ! coupons leur financement politique qui est illégal il y aura moins de problème dans le monde ! D'après les réactions précédentes, je pense que vous je comprenez pas où l'article veut vraiment en venir.
Vous faites des comparaisons avec grille-pain ou des situations utilisants des " outils " où l'humain semble ne pas intervenir : si je met des balles sur un tourniquet qui vont être lancée aléatoirement sur des tambours, d'une part le phénomène est trop aléatoire d'après moi pour être considéré comme une réelle composition artistique, d'autre part l'humain joue encore sa part puisque c'est lui qui prépare l'état initial du tourniquet. Ici on parle d'un système où l'humain s'efface completement : l'algorithme fait tout le travail de la composition artistique (qui est interprété par des robots). Et je pense que l'article essaye de pousser ça plus loin. Par exemple, imaginons que demain, une entreprise se mette à vendre des millions de robot qui composeront de nouvelles musiques pour leur "maître" qui les auront achetés. A qui appartiennent les droits ? Au robot ? Ce n'est qu'une boîte de conserve. Au maître ? Il n'a fait que l'acheter. A l'entreprise qui a créé le robot ? Elle a juste écrit un algorithme, et on ne peux pas vraiment attribuer un droit d'auteur à TOUTES les musiques que cet algorithme serait capable d'écrire. ![]() zig, le 05/05/2012 - 00:23 Je me demande ce que penseront les robots qui liront cette tirade dans 500 ans... Severe, le 04/05/2012 - 20:13 Désolé, j'avais loupé l'allusion Merci du rappel, en tout cas ! ![]() N'empêche le problème peut déjà être posé : J'ai déjà vu un programme simple qui crée des choses nouvelles en mélangeant des choses existantes.
Par exemple, à partir de noms de fleurs, il crée des noms qui ressemblent à des noms de fleurs. Et pour la musique, il mélange des partitions. Par exemple en mélangeant des partition de bach il peut créer un air qui ressemble à du bach mais n'en est pas. Un espèce de gros mixeur automatique quoi. Et alors la : Ce robot a t-il fait une contrefaçon ? Question subsidiaire : N'est ce pas aussi le cas de la création, puisque toute création est faite à partir de ce qui existe déjà (d'une façon ou d'un autre). C'est quasiment le principe même de création de s'inspirer de l'existant. --------------------------------------------------------------- A l'inverse, si on décide de ne pas accorder de droits à des choses créés de façon automatisée; On peut avoir la dérive d'une création par un humain, qui peut s'approcher ou non d'une "contrefaçon", Et alors la le mec il fait passer son "oeuvre" par un traitement par robot. Modification qui modifie très peu l'oeuvre mais permet à l'auteur de se couvrir juridiquement : C'est pas moi c'est mon robot. Juste un rappel pour dire que faire des lois ce n'est pas évident et qu'il faut vraiment penser à tout. Quant on laisse cette activité la à des amateurs ou des jean-foutistes ca fait des lois mal ficelées qui peuvent même se faire sanctionnées par le CC, Comme cette loi sur le harcèlement sexuel hier : mal foutue => sanctionnée. [message édité par identifiant le 05/05/2012 à 11:53
]
Je suis totalement contre le fait qu'on doive reverser des droits pour des algorithmes. La brevetisation des mathématiques est un non sens complet. J'ai un peu du mal à comprendre en quoi est-ce que ce robot est capable de "créer" de la musique, l'air qu'il joue est simplement la marche pour la cérémonie des Turcs de Lully, reprise également dans la BO du film "Tous les matins du monde"
http://www.__youtube...h?v=grbq6AoquhI Norbz, le 05/05/2012 - 13:37 l'exemple d'illustration est mal choisi, mais la musique reellement composée à partir de rien existe : http://www.realcomposer.com/index.htm ![]() Les droits d'auteur revienne au concepteur du robot, en qualité d'interprète s'il reprend une musique existante, ou d'auteur s'il est à l'origine de la mélodie. L'algorithme n'a pas été pondu par hasard qu'on sache.
Imaginez qu'on vous apprend que votre personne est une création (d'une entité supérieur ?). Si on suit la logique de certains, tout ce que vous aurez fait durant votre vie ne vous appartiendra pas !
identifiant, le 05/05/2012 - 11:38 J'approuve. La plupart (voire toute) des créations artistiques (chez l'humain) ne sont que l'inspiration (inconsciente ou non) de pleins d'oeuvres différentes qu'on a pu voir et/ou entendre. Je dirai même qu'il est IMPOSSIBLE de créer une oeuvre à partir de RIEN. Si on part du postulat que l'algorithme de conception d'une chanson (machine) = pensée de conception d'une chanson (humain), les méthodes algorithmiques ou de pensée sont en faite relative à chaque entité. Certaines ont plus "d'esprit créatif" et plus "d'esprit de copie" que d'autres (dans l'intra humain et dans l'intra machine). Un Homme qui ne fait qu'utiliser des samples de musiques créait-il lui aussi une oeuvre ? Si à l'heure actuelle des choses, un robot ou un animal (hors l'humain) n'est pas reconnu légalement, c'est parce que la loi a été créé de façon égocentrique. Il sera peut-être temps à jour de redéfinir ce qui nous différencie vraiment des autres animaux et des robots. Il ne manque à la machine que la notion d'apprécier ou non (émotions) certaines oeuvres pour qu'elles puissent s'en inspirer inconsciemment ou non (à différents niveaux) pour la création de nouvelles oeuvres. PS : j'imagine que ça en embête certains que des machines (structurellement différemment des humains, ha bon ?! http://www.__youtube...player_embedded [message édité par Xoulou le 05/05/2012 à 16:07
]
Bonjour. Puis je vous aider? Voyez voir. A l'arrivée d'une course maritime célèbre on demandant au gagnant s'il avait pu arriver en tête grâce à son ordinateur d'aide à la navigation. Et notre gagnant de répondre. "Je ne sais pas si sans l'ordinateur j'aurais pu gagner. Mais ce dont je suis sur que sans moi l'ordinateur n'aurait pas pu gagner" Cessons donc opposer l'un à l'autre c'est leur association qui fait la création ou... la victoire!
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zig et puce
(Banni) le 05/05/2012 à 17:46
S'il n'y a pas d'aléatoire dans ton robot, tous les robots produiront la même musique à partir de la même écoute. On est dans une variante du test de Turing, à savoir qu'on se demande à partir de quel moment le comportement d'une machine peut être assimilé à un comportement humain. Mais on sera toujours (du moins avec les technologies actuelles) dans une simulation d'un comportement humain : ton robot, il faudra que quelqu'un l'ait programmé pour composer de la musique. Si ton robot a été conçu par exemple pour promener une personne âgée ou manipuler du combustible nucléaire, cela m'étonnerait grandement que, spontanément, il se mettre à composer une symphonie concertante ou à sculpter un bas-relief en marbre. C'est la grande et importante différence entre les humains et les machines : nous sommes capables d'improvisations dans nos comportements, elles non. N'importe quel être humain, même si il n'a aucune notion de musique, peut se lever un matin et décider qu'il va composer de la musique. Le résultat sera souvent pathétique, mais il n'a pas besoin de programmation spécifique. ![]() - voici des instrument modernes nouveaux comme les TABLES REACTIVES : là on rentre dans la science-fiction et la création est pure hasard de combinaisons aléatoires de l'humain qui bidouille par derrière mais aucun génie ici...et le droit d'auteur ne devrait pas être évoqué ici ...
http://www.__youtube...&feature=relmfu http://www.__youtube...&feature=relmfu http://www.__youtube...feature=related zig, le 05/05/2012 - 17:46 ce discours se résume à ce que le cerveau serait "magique". Or c'est tout simplement une question de complexite. Pour la complexité, voir la loi de moore tout simplement... marinebis, le 07/05/2012 - 01:14 Pas vraiment, non. Il n'y a pas de différence de complexité entre le cerveau d'un chien et celui d'un humain. Mais ils ne produisent pas les mêmes choses. L'organisation, l'environnement, etc sont aussi des facteurs importants. En l'occurrence, la programmation du robot est cruciale, ça n'a pas grand chose à voir avec la complexité (et encore moins avec la loi de Moore) ![]() marinebis, le 05/05/2012 - 14:42 Il y a aussi les travaux de David Cope : voir http://artsites.ucsc...mily-howell.htm et http://artsites.ucsc...experiments.htm "Tout au plus, c'est une création avec droits partagés. Ici, le robot n'aurait pas pu faire ça sans qu'un musicien n'ait fait une première performance dans l'optique qu'elle soit ensuite jouée par le robot."
Encore que : un générateur de nombre aléatoire associé à un harmoniseur (encore qu'avec certaines interprétation de free-jazz, on a l'impression que l'interprète fait du random sur la partition) en guise de leader, et l'intervention humaine est complètement dégagée D'ailleurs ce genres d'algo, associé à une ferme de PC pour imaginer 14 millions de composition de 60s à la minute, au bout d'un an tout ce qui est arithmétiquement écoutable/composable est déposé, et donc domaine publique ... cela reglerait définitivement le cas hadopi ... Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. |
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En ce sens, il (le musicien) est le détenteur des droits de la composition (si tant est qu'elle est originale).
La musique n'est pas créée aléatoirement, ni même par un algorithme. D'ailleurs, si c'était le cas, les droits sur la création finale reviendrait probablement au créateur de l'algorithme.
Personnellement, je ne vois ce robot que comme un instrument de musique plutôt qu'une entité créatrice.
Sinon, ça reviendrait à dire que lors d'une utilisation d'un thérémine, ou encore d'une bobine Thesla, ce soient les instruments qui sont détenteurs des droits. Ce qui est absurde. Une trompette n'a pas de droits sur les notes qu'elle crache suite au souffle de son "manieur".
Donc pour moi, ce robot est pareil étant donné qu'il requiers l'action préalable d'un être humain pour fonctionner.