Déjà sous le coup d'une plainte au pénal aux États-Unis, MegaUpload est désormais la cible d'une action en justice civile. Deux ayants droit, Microhits et Valcom, ont porté l'affaire devant un tribunal de Virginie afin de réclamer des dommages et intérêts.

L’étau n’en finit plus de se resserrer autour de Kim Dotcom. Le fondateur de MegaUpload, déjà sous la menace d’une extradition vers les États-Unis pour répondre des graves accusations formulées contre lui par les autorités américaines, va devoir composer désormais avec une plainte au civil. Deux ayants droit, Microhits et Valcom, ont en effet engagé des poursuites contre les responsables du site de stockage.

Les deux sociétés accusent l’empire Mega d’avoir sciemment violé leurs droits au cours de ses sept années d’existence. Pour appuyer leurs allégations, Microhits et Valcom ont collecté de nombreux liens MegaUpload censés conduire l’internaute vers des contenus protégés par le droit d’auteur et dont la diffusion n’a pas été autorisée par les principaux intéressés.

Afin de bien souligner la responsabilité du site et de ses dirigeants, les deux demandeurs se sont aussi appuyés sur la réputation du service, son système de rémunération des internautes qui envoyaient des fichiers populaires sur la plateforme, en ayant parfaitement connaissance du type de contenus envoyés, ainsi que certains mails dont le contenu révèle que les responsables étaient conscients du piratage.

La plainte a été déposée la semaine dernière auprès d’un tribunal de Virginie, selon The Hollywood Reporter. Elle reprend à son compte plusieurs charges présentes dans l’acte d’accusation du procureur à l’encontre de MegaUpload. En revanche, le montant exact des dommages et intérêts n’est pas connu. Mais il devrait se chiffrer en millions, voire en dizaine ou centaines de millions de dollars.

Les plaignants réclament en tout cas des dommages et intérêts entre 30 000 et 150 000 dollars par infraction. Si le nombre de fichiers concernés n’est pas précisé, Microhits a indiqué que son catalogue contient plus de 25 000 œuvres musicales, tandis que Valcom a évoqué pour sa part un catalogue large de 6000 œuvres. Si le scénario du pire survient, cela représente 4,65 milliards de dollars.

Cette première plainte au civil risque fort d’inciter d’autres ayants droit à faire de même, quand bien même les comptes en banque de Kim Dotcom et ses comparses sont actuellement inaccessibles. À moins que l’erreur de procédure de la police néo-zélandaise, si elle se confirme, n’aboutisse au déblocage de la fortune des dirigeants de la galaxie Mega.

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