Akamai, le géant de l'accélération de la distribution des données sur Internet, a annoncé lundi qu'il serait désormais capable de livrer des contenus multimédia protégés à la volée par les DRM Windows Media de Microsoft. Bientôt un web sous contrôle ?

Peu connu du grand public, Akamai est un acteur incontournable de la netéconomie. Il livrerait entre 10 et 20 % du traffic internet mondial, grâce à plus de 15.000 serveurs répartis dans 80 pays et connectés à plus de 1200 fournisseurs d’accès. Les prestataires de services en ligne font appel à Akamai pour gérer la distribution de leurs contenus, que ce soit des pages web ou des vidéos en streaming. Lorsque vous regardez par exemple une bande-annonce sur le site Allocine, c’est Akamai qui assure sa transmission en vous reliant au serveur cache le plus proche de chez vous.

C’est également Akamai qui permet à Apple de proposer les contenus d’iTunes presque partout dans le monde, à vitesse constante. Mais jusqu’à présent Akamai était incapable de mettre en cache et de délivrer des licences d’utilisation pour les fichiers protégés avec la technologie de DRM Windows Media de Microsoft. C’est désormais réglé. La société a annoncé lundi qu’elle ajoutait à son éventail de services le support du WMA/WMV, notamment en vue de « sécuriser, contrôler, monétiser et rendre compte de l’utilisation des contenus« .

Pour le moment il ne s’agit que de vidéo et de son, mais rien n’interdit à Akamai d’offrir de tels services de contrôle de l’internaute pour tous les autres types de contenus, y compris l’information. Avec une telle domination d’Akamai sur l’infrastructure Internet, il y a de quoi soulever quelques inquiétudes…

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