À quelques heures des manifestations contre l'ACTA, le Parti socialiste s'est prononcé contre l'accord commercial anti-contrefaçon. En France comme en Europe, le PS souhaite son rejet par le Parlement européen. Plusieurs candidats à l'élection présidentielle française ont également affiché leur opposition contre l'ACTA.

Alors que les citoyens sont appelés à descendre dans la rue pour manifester leur désaccord à l’égard de l’accord commercial anti-contrefaçon (ACTA), la défiance gagne désormais la classe politique. Plusieurs gouvernements européens ont annoncé ces derniers jours le gel du processus de ratification de l’ACTA, tandis que plusieurs partis d’opposition, notamment français, font entendre leur voix contre le traité international.

Dans un communiqué publié ce vendredi, signé par Fleur Pellerin (en charge de l’économie numérique) et Aurélie Filippetti (culture, audiovisuel, médias) au nom de François Hollande, le Parti socialiste appelle au rejet de l’ACTA par le Parlement européen et demande au gouvernement de prendre conscience des « enjeux démocratiques qui sont en cause« .

« Nous pensons qu’il est aujourd’hui indispensable de défendre et d’adapter le droit d’auteur à la révolution numérique, mais considérons que la méthode à privilégier pour poursuivre cette réflexion doit être ouverte, démocratique et prendre en compte le principe de neutralité du net auquel nous sommes attachés » écrivent les deux politiques.

À l’échelle continentale, le Parti socialiste européen est sur la même longueur d’onde, tout comme Les Verts. Le président du groupe, le Bulgare Sergei Stanishev, a ainsi expliqué soutenir « totalement les manifestations contre l’ACTA qui auront lieu demain [aujourd’hui, ndlr] partout en Europe« , estimant que le document « est mauvais sur le fond comme sur la forme« .

« La manière dont il a été négocié – derrière des portes closes et sans aucune discussion publique – ne peut pas être approuvée par une Europe démocratique. Les droits de propriété intellectuelle doivent exister, mais pas au détriment des droits des citoyens » a-t-il ajouté, estimant que « les personnes qui se mobilisent contre l’ACTA se battent pour leur droit fondamental à la liberté« .

En France, plusieurs candidats à l’élection présidentielle de 2012 ont affiché leur désaccord avec l’accord commercial anti-contrefaçon. C’est le cas de Marine Le Pen (Front National), Eva Joly (Europe Écologie Les Verts) Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche) Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) ou encore Corinne Lepage (Cap 21).

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