Dassault Systèmes confirme que, malgré son départ du projet Andromède, il continue à s'intéresser au Cloud. Il vient d'annoncer un partenariat avec SFR pour présenter un projet concurrent. Les deux projets se disputeront donc les 135 millions d'euros promis par l'Etat. Dans le même temps, la firme a officialisé le rachat de Netvibes qui propose des portails d'analyse de données Web en temps réel. De quoi agrémenter l'offre de services de ce nouveau projet de Cloud.

Orange, Thalès et Dassault Systèmes devaient porter le projet de Cloud français Andromède évalué à 285 millions d’euros. Son objectif est de créer « de grandes centrales numériques européennes aptes à stocker les données stratégiques des PME, grands groupes et administrations« . Seulement, Dassault a claqué la porte du consortium en décembre dernier, expliquant que « la structure de coûts ne permettait pas d’avoir une solution compétitive« . Bernard Charlès, directeur général de Dassault, reproche ainsi implicitement à Orange de vouloir tirer trop d’avantages du projet à son détriment, comme l’explique Zdnet.

Les enjeux financiers sont colossaux. En effet, l’Etat franças compte investir 135 millions d’euros dans le projet, dont les entreprises présentes dans le consortium bénéficieront directement. Le départ de Dassault Systèmes n’est donc pas synonyme de la fin de son intérêt pour le sujet.

Dès la fin du mois de janvier dernier, la firme avait affirmé sa volonté de présenter un projet similaire à Andromède pour concurrencer ce dernier dans la course aux deniers publics. Elle commence à s’entourer et vient d’annoncer l’arrivée de SFR dans ce nouveau groupement. Les deux entreprises présenteront donc un projet concurrent à Andromède pour espérer rafler la mise.

Vers une offre de services intégrés

Dans le même temps, le géant français a annoncé le rachat Netvibes. La startup française fondée par Tariq Krim propose un service de création de portails permettant à ses utilisateurs de suivre différents flux sociaux. Ces derniers mois, ce sont les outils d’analyse de ces flux qui étaient vendus par Netvibes.

« Avec la naissance du web temps-réel, les entreprises ont besoin de s’adapter à tout ce qui est interne et externe à ses frontières. Pour cela, nous avons besoin de connecter différents produits, des données internes et externes, des applications personnelles et profesionnelles en permettant des sélections humaines et automatiques » commente Charlès.

Si, a priori, les deux annonces n’ont pas de lien entre elles, on peut imaginer que la technologie des portails Netvibes soit intégrée dans l’offre de service du cloud de Dassault. Si la firme décidait de ne pas fournir simplement de l’espace de stockage élastique mais également des services à ses clients, l’analyse des données en temps réel serait un vrai plus.

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