Un parlementaire a interpellé le gouvernement pour savoir s'il comptait aider les bouchers de France. Le député UMP estime en effet que cette profession subit une concurrence déloyale sur Internet à cause de l'émergence de sites de vente directe par les grossistes.

L’industrie du divertissement est loin d’être la seule à avoir été bousculée par le développement d’Internet. D’autres secteurs économiques ont également été contraints de s’adapter au fil des ans afin d’affronter plus efficacement de nouveaux concurrents. Même des professions comme les bouchers sont concernées. Ces derniers ont d’ailleurs fait récemment l’objet d’une question écrite adressée au ministère de l’agriculture.

Le député UMP Richard Mallié s’inquiète en effet de « la situation des artisans Boucher de France qui font face à la concurrence déloyale de certains grossistes. En effet, de nombreux sites internet de vente directe de viandes par les grossistes se sont développés ces derniers mois dans notre pays« . Le député des Bouches-du-Rhône veut savoir si le gouvernement va se pencher sur ce dossier.

Avant le développement du net, les consommateurs étaient auparavant obligés de fait d’aller chez leur boucher dans leur grande surface pour acheter leur viande. Ils ne pouvaient pas véritablement jouer sur les prix et pouvaient être relativement limités dans leur choix. Maintenant, les grossistes peuvent s’adresser directement aux consommateurs, sans passer par l’intermédiaire des bouchers.

Ce phénomène, assez nouveau, ne touche pas seulement les bouchers. De façon générale, les commerces sont confrontés à une concurrence plus féroce en provenance du net, les obligeant à comprimer leurs prix pour rester compétitifs et attractifs. Cette situation a toutefois amené le gouvernement à se pencher sur le commerce électronique, afin de s’assurer que la concurrence reste loyale vis-à-vis du commerce traditionnel.

En début d’année, le secrétaire d’Etat en charge du commerce, de l’artisanat et de la consommation, Frédéric Lefebvre, avait affiché « toute sa détermination à ce que le développement d’Internet et du e-commerce ne s’accompagne pas de pratiques qui seraient trompeuses pour le consommateur ou déloyales vis-à-vis du commerce traditionnel« .

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