Après quelques semaines d'inactivité, le collectif de hackers LulzSec semble de retour. Alors que News Corporation est éclaboussé par un scandale d'écoutes illicites, les hackers ont attaqué lundi soir le serveur du Sun, un célèbre tabloïd britannique. LulzSec a diffusé un faux article annonçant la mort de Rupert Murdoch, le directeur exécutif de News Corporation.

L’occasion était sans doute trop belle. Alors qu’ils avaient annoncé leur dissolution à la fin du mois de juin, les membres de LulzSec ont décidé de faire un nouveau coup très médiatique. Profitant du scandale des écoutes téléphoniques qui éclabousse actuellement News Corporation, la maison-mère du tabloïd News of the World, le collectif de hackers s’en est pris à Rupert Murdoch, le directeur général du groupe.

Comme à son habitude, LulzSec n’a pas fait dans la dentelle. le collectif s’est attaqué au site web du Sun, un autre tabloïd possédé par News Corporation, pour annoncer la (fausse) mort de Rupert Murdoch. Tout un article a été publié hier soir en Une du site web, indiquant que le magnat des médias australo-américain a été retrouvé sans vie dans son jardin, suite à une ingestion excessive de palladium.

Le canular n’est toutefois pas resté bien longtemps en ligne. Une demi-heure plus tard, la fausse actualité a été retirée et la situation est revenue à la normale sur le site du Sun. Toutefois, LulzSec a fait savoir sur Twitter que le collectif est loin d’en avoir fini avec l’empire médiatique de Rupert Murdoch. D’autres actions sont prévues dans les prochains jours, à en croire ce message.

L’intervention de LulzSec est une difficulté supplémentaire pour News Corporation, qui cherche désormais à limiter au maximum les dégâts et sauvegarder son empire. Le scandale des écoutes illicites a en tout cas des répercussions importantes dans la société britannique, puisque plusieurs hauts responsables du gouvernement et de Scotland Yard, suspectés d’être impliqués d’une façon ou d’une autre, ont d’ores et déjà démissionné.

Accusés de courir après la notoriété, les membres de LulzSec ont accédé à la célébrité en réalisant ces derniers mois quelques coups médiatiques, comme le piratage de la CIA, du Sénat américain, de Nintendo ou encore de Sony. Plus que la conviction politique, qui motive les hacktivistes, c’est l’amusement et le divertissement qui ont animé les actions de LulzSec. Il semble bien que cela n’a pas changé.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés