L'enquête sur les pratiques concurrentielles de Google se met progressivement en place. L'entreprise a indiqué que son directeur exécutif, Eric Schmidt, sera entendu cet automne par les parlementaires américains. Plusieurs points devraient être abordés, dont la position dominante de Google dans la recherche et la publicité en ligne.

Suspecté d’abus de position dominante dans la recherche en ligne pour favoriser ses propres services au détriment de ceux de la concurrence, Google va devoir s’expliquer. Une enquête des autorités américaines a été ouverte, afin de déterminer si le géant de Mountain View a un comportement anti-concurrentiel. L’un des points d’orgue de cette vaste enquête sera sans nul doute l’audition d’Eric Schmidt, prévu cet automne.

« Les sénateurs Herb Kohl et Mike Lee ont exprimé un fort désir de voir notre président exécutif comparaître devant la sous-commission et nous sommes heureux d’y répondre favorablement. Nous apprécions leur volonté de travailler avec nous pour que [l’audition] survienne cet automne » a expliqué un porte-parole de Google, dans un message adressé vendredi à The Register.

Ce n’est pas la première fois qu’Eric Schmidt va être interrogé par les parlementaires américains. En 2009, la Commission fédérale du commerce (FTC) s’était penchée sur les liens entre Google et Apple. Alors directeur général de Google, Eric Schmidt était aussi à l’époque un membre du conseil d’administration d’Apple. Or, les deux firmes sont pourtant concurrentes dans bien des domaines, notamment dans le mobile.

Au cours de cette enquête, plusieurs aspects de l’entreprise seront très certainement abordés. En particulier, la question de la confidentialité de l’algorithme de recherche utilisé par l’entreprise. Ce secret absolu n’offre aucune garantie quant à la neutralité de son moteur. La firme américaine, qui édite par ailleurs des solutions entrant en concurrence avec d’autres services, pourrait en effet être tentée de se donner un coup de pouce.

Les doutes ont récemment progressé suite à l’arrivée d’une mise à jour de l’algorithme de recherche, baptisé Google Panda. Nous avions alors indiqué le mois dernier que cette nouvelle version avait bousculé en profondeur le référencement des comparateurs de prix et, dans le même temps, propulsé en quelques mois le propre service de Google sur la première marche du podium.

Google Product Search n’est pas le seul produit suspecté d’avoir reçu un coup de pouce de la part de Google. Des services comme YouTube ou Maps semblent moins souffrir des évolutions de l’algorithme de recherche de Google que les autres. Sans parler de l’arrivée du bouton +1, dont l’intégration se fait à marche forcée grâce à l’importance qu’a Google dans la recherche en ligne.

Autant de points que les autorités américaines devront passer en revue dans les prochains mois.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés