Les imprimantes 3D ne représentent pas un défi seulement aux industries matérielles. Elles le sont également pour les artisans travaillant dans les métiers de bouche, comme les chocolatiers. L'université d'Exeter, au Royaume-Uni, a en effet mis au point une imprimante 3D capable de mouler des formes de chocolat.

Mise à jour (2)  : Choc Edge a ouvert les pré-commandes de son imprimante pour gourmands. Réservée aux professionnels ou aux amateurs fortunés, l’imprimante de chocolats est proposée à un prix de lancement de 3 000 euros, sous réserve du paiement d’une avance de 30 %. L’entreprise britannique prévient sur son site qu’actuellement, l’imprimante n’est pas certifiée pour délivrer des chocolats propres à la consommation. Elle doit donc être utilisée pour réaliser des chocolats décoratifs exclusivement. Choc Edge espère toutefois obtenir la certification dans les 3 à 6 mois.

Mise à jour du 9 avril 2012 : Les amateurs de chocolats en ce lundi de Pâques devront s’armer de patience. L’imprimante de chocolats de Choc Edge n’aura pas réussi à arriver à temps pour les fêtes pascales. La société britannique a fait savoir à la BBC qu’elle pensait être capable de commercialiser ses premiers modèles pour la fin du mois d’avril, trop tard pour la chasse aux oeufs.

Article du 7 juillet 2011 – Les chocolatiers suisses n’ont qu’à bien se tenir ! Alors que l’impression 3D, qui en est encore à ses balbutiements, s’appuie essentiellement dans la cire ou le plastique pour la production d’un objet réel, des chercheurs de l’université d’Exeter, au Royaume-Uni, ont mis au point une imprimante 3D un peu particulière. En effet, celle-ci permet de mouler des chocolats de la forme de son choix.

Une interface web, en cours de développement, permettra aux clients de soumettre leur propre création à l’imprimante 3D, qui se chargera ensuite de produire le chocolat. Les consommateurs pourront ainsi obtenir des chocolats personnalisés et uniques. Il y aura également une galerie disponible pour les clients les moins imaginatifs. Ils pourront afficher les designs existants, les copier ou les modifier.

Le principal défi de cette imprimante 3D est de doser la température au cours des différentes étapes pour sculpter le chocolat. Il faut en effet que celui-ci arrive liquide, donc chauffé, pour permettre à l’imprimante de commencer son ouvrage. L’imprimante 3D doit ensuite refroidir assez vite les différentes couches qui arrivent, afin de solidifier le chocolat et éviter que celui-ci se répande sur la nappe.

L’université d’Exeter semble ne disposer que d’un seul prototype de cette imprimante 3D. Toutefois, l’apparition d’une telle technologie, capable de sculpter dans du chocolat, représente un défi certains pour les chocolatiers. Ces derniers pourraient voir certaines de leurs créations être dupliquées, au moins au niveau de la forme à défaut d’avoir la recette exacte, par des amateurs de chocolat.

Les imprimantes 3D représentent un défi nouveau pour les industries matérielles. Dans quelques années, ces appareils se démocratiseront petit à petit, permettant à chacun de reproduire des objets qu’il sera possible de télécharger et d' »imprimer » dans du plastique ou dans de la cire. Avec le prototype de l’université d’Exeter, il semble que les artisans travaillant dans les métiers de bouche sont aussi concernés.

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