Les nouvelles règles destinées à contrer les cookies traceurs ont été nettement durcies. Les nouvelles sanctions peuvent désormais atteindre des amendes de 567 000 euros. C'est un montant cent fois plus élevé que le précédent. Ce nouveau dispositif contre la publicité ciblée doit entrer en vigueur le 25 mai

La Commission européenne a décidé de durcir les sanctions contre l’usage des cookies traceurs. D’après une information du Financial Times, les autorités européennes ont révisé le montant des amendes contre les annonceurs adeptes de la publicité ciblée. Les entreprises qui ne respecteront pas les nouvelles règles s’exposeront à une amende pouvant atteindre 500 000 livres sterling (environ 567 000 euros).

Jusqu’à présent, les sociétés qui ne suivaient pas les directives européennes n’étaient guère inquiétées. Le montant de l’amende était cent fois moins élevé : 5 000 livres sterling (environ 5 670 euros). Les autorités européennes pourront réclamer cette somme lorsqu’une entreprise est reconnue coupable d’avoir enfreint la nouvelle réglementation. Cela concernera également l’envoi de spams.

Ces nouvelles règles, qui doivent entrer en vigueur le 25 mai prochain, ont d’ores et déjà été acceptées par de nombreuses entreprises américaines comme Google, Microsoft, AOL ou encore Yahoo. La Commission européenne espère que le nouveau montant de l’amende aura un effet dissuasif et poussera toutes les entreprises à limiter drastiquement l’utilisation des cookies traceurs.

La lutte contre la publicité ciblée ne se déroule pas uniquement qu’en Europe. De l’autre côté de l’Atlantique, les parlementaires américains cherchent aussi une solution pérenne. Dernièrement, deux anciens prétendants à la présidence américaine, John Kerry (Démocrate) et John McCain (Républicain), ont déposé une proposition de loi visant à mettre en place un droit à la confidentialité.

De leur côté, trois des principaux navigateurs web (Firefox, Internet Explorer et Safari) ont rejoint le programme Do Not Track. Celui-ci vise à intégrer une fonctionnalité dans les navigateurs afin de limiter le ciblage comportemental des internautes. Pour que le Do Not Track fonctionne, il faut cependant que les professionnels de la publicité, des médias et des services jouent également le jeu. Et que Chrome et Opera Software participent également.

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