La firme de Mountain View est autorisée à racheter le spécialiste des données de voyages aériens ITA, mais à la condition qu'il laisse ses concurrents profiter des bases de données dans des conditions équitables.

Google et le département américain de la Justice ont conclu vendredi un accord, qui autorise le moteur de recherche américain à finaliser le rachat de la société ITA, spécialisée dans les bases de données de transport aérien. Mais pour obtenir ce feu vert, Google a dû accepter des conditions qui démontrent que l’administration américaine s’inquiète de la position dominante de la firme, et de son possible abus à l’égard des concurrents.

Alerté par un groupement de voyagistes en ligne qui s’inquiètent de voir Google prendre la main sur une base de données utilisée par de nombreux services de réservation de vols, le Département de la Justice n’a autorisé son rachat qu’à la condition qu’il propose des licences d’exploitation à ses concurrents. Google a d’ores-et-déjà accepté que les clients actuels d’ITA renouvellent leurs licences jusqu’à 2016, et la firme s’est engagée à proposer des licences « sur une base raisonnable, juste et non discriminatoire« . Le moteur de recherche s’est aussi engagé à continuer le développement du logiciel d’ITA, pour ne pas léser la concurrence en développant une solution parallèle propriétaire plus évoluée.

En quelque sorte, le Département de la Justice oblige Google à concurrencer les autres services en ligne des voyagistes en misant exclusivement sur la qualité de sa propre utilisation des bases d’ITA, pas sur leur propriété. L’administration gardera la firme sous surveillance pour s’assurer qu’elle respecte bien les conditions, et probablement qu’elle ne mette pas son propre outil trop en avant sur son moteur de recherche.

Microsoft, qui a déposé plainte contre Google en Europe pour abus de position dominante, s’était joint aux voyagistes pour appuyer leur dossier auprès du Département de la justice américain. La puissance du moteur de recherche est de plus en plus soumise à pression, avec un nombre de plaintes qui s’accélère. Y compris en France.

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