L'avenir de Symbian n'est peut-être pas encore scellé, mais il s'assombrit chaque jour un peu plus. Suite à l'accord stratégique passé avec Microsoft, Nokia assure qu'il ne compte pas se passer de ce système d'exploitation. Mais si à court terme Nokia va effectivement continuer à commercialiser des terminaux sous Symbian, rien n'indique qu'il le fera à plus long terme.

Le partenariat stratégique conclu en février entre Nokia et Microsoft dans la téléphonie mobile pose un certain nombre de questions quant à l’avenir de Symbian. La plate-forme mobile, dont le code source a été libéré début 2010, sera-t-elle abandonnée au profit de Windows Phone 7 ou sera-t-elle destinée à d’autres produits conçus par l’entreprise finlandaise ?

Interrogé sur l’avenir de Symbian, un cadre de Nokia avait déclaré le mois dernier qu’un changement de direction n’allait pas se traduire par une mise au rebut de la plate-forme actuelle. « Nous avons toujours des obligations envers nos utilisateurs, nos développeurs et nos partenaires commerciaux. Symbian est là pour rester. L’O.S. va encore compter« . Mais pour jouer quel rôle exactement ?

Face à l’incompréhension d’une partie de sa communauté, Nokia s’est adressé aux développeurs dans une lettre ouverte publiée sur le forum de l’entreprise. Repérée par Business Mobile, celle-ci affirme une fois de plus que la période de transition entre 2011 et 2012, le temps de mettre en place le partenariat avec Microsoft, n’éclipsera pas la sortie de produits sous Symbian.

Bien entendu, le rapprochement spectaculaire avec Microsoft a modifié substantiellement la feuille de route initiale de Nokia. Néanmoins, la plate-forme mobile continuera d’équiper des terminaux qui sortiront régulièrement jusqu’à la fin de la période de transition, c’est-à-dire fin 2012. Au-delà, le fabricant européen se fait plus discret. Mais la marginalisation progressive de Symbian au profit de Windows Phone 7 semble inévitable.

La part de marché de Symbian dans le secteur des O.S. mobiles n’a cessé de chuter depuis près de cinq ans. Elle était de 74 % au troisième trimestre 2006. Quatre ans plus tard, elle a reculé de moitié pour se stabiliser à un peu plus de 36 %. Ces performances médiocres, face à des plates-formes comme iOS ou Android, ont conduit certains partenaires industriels à quitter le navire pour ne pas sombrer avec Nokia.

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