D'après des reporters sur place, les services de téléphonie mobile ont été partiellement rétablis en Égypte. Les violentes manifestations contre Hosni Moubarak inquiètent les régimes autoritaires étrangers. En Syrie et en Chine, des filtres supplémentaires ont été ajoutés pour passer sous silences les revendications démocratiques des Égyptiens.

La colère des Égyptiens à l’égard du gouvernement ne faiblit pas. Vendredi soir, le président Hosni Moubarak a tenté de jouer l’apaisement lors d’une allocation télévisée, en proposant de « nouvelles mesures » pour la démocratie et en annonçant la dissolution du gouvernement. Un effort vain, puisque les manifestants sont à nouveau descendus dans les rues pour réclamer le départ du chef de l’État.

Alors que le pouvoir en place cherche à asphyxier les protestations en coupant Internet, des journalistes présents en Égypte rapportent que les services de téléphonie mobile ont été partiellement rétablis ce samedi matin. Vendredi, Vodafone avait expliqué que « tous les opérateurs de téléphonie mobile [avaient] reçu pour instruction de suspendre les services » de téléphonie mobile.

À l’étranger, les autres régimes autoritaires craignent que les troubles qui secouent la Tunisie et l’Égypte finissent par se produire chez eux. Sans surprise, les gouvernements en place ont accentué la censure sur les réseaux sociaux et l’Internet mobile. En Syrie, les autorités ont restreint depuis mercredi l’accès au chat Facebook depuis la plate-forme mobile.

La Chine a également pris des dispositions préventives de son côté. L’équivalent chinois du mot-clé « Égypte » a été bloqué sur plusieurs plates-formes de micro-blogging chinoises, comme Sina ou Sohu. Selon l’AFP, la requête retourne le message suivant : « selon les lois en vigueur, le résultat de votre recherche ne peut être communiqué« .

( photo : CC BY-ND Al Jazeera )

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