Syndicat de la Magistrature, Droit au Logement, Parti Pirate... de nombreux syndicats, associations et partis politiques se sont donnés rendez-vous le 15 janvier à Paris, et d'ici le 18 janvier dans plusieurs villes de France, pour manifester contre le projet de loi Loppsi.

Mise à jour : La Quadrature du Net nous précise qu’elle est bien membre du collectif, mais qu’elle n’a pas souhaité s’associer à l’appel à manifester.

Alors que le Sénat doit entamer sa deuxième lecture du projet de loi Loppsi le 18 janvier, un collectif rassemblant de nombreuses organisations différentes s’est formé, sous la bannière « Anti Loppsi 2 » et son site internet. Le projet de loi défendu par Brice Hortefeux renfermant de nombreux tiroirs, à thématiques très variées, le collectif réunit des organisations diverses telles que le Collectif contre la Xénophobie, Droit au logement, la Fédération Nationale des Arts de la Rue, FSU, La Quadrature du Net, Libre Accès, le Mouvement des Jeunes Socialistes, le Parti Pirate, le Syndicat de la Magistrature, le Syndicat des Avocats de France, l’Union Syndicale de la Psychiatrie, le SNES, etc.

Ces associations, syndicats et partis politiques défileront ce samedi 15 janvier à Paris. Le rassemblement est prévu au niveau du métro Odéon, à 14H30, près de la statut de Danton.

Pour ceux qui n’habitent pas Paris, le collectif tient à jour une liste des mobilisations prévues partout en Province d’ici le 18 janvier (Angers, Avignon, Clermont-FFerrand, Grenoble, Lille, Marseille, Montpellier, Nantes, Rennes, Strasbourg, Toulouse, Tours,…).

« Le projet de  » loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure  » (dite  » LOPPSI 2 « ) s’inscrit dans un contexte d’inégalités et de régressions sociales majeures. Fourre-tout législatif, sécuritaire et illisible, ce texte annonce un nouveau modèle de société« , explique le collectif dans un édito. « Populations pauvres et précarisées, jeunes, militants ou internautes sont spécialement visés, mais toute la population est concernée car ce projet marque un recul général des libertés individuelles« .

Parmi les mesures contestées figure l’article 4 du projet de loi, qui prévoit l’obligation pour les FAI de bloquer l’accès à des sites dont la liste leur sera fournie par les services de police, sans aucun contrôle judiciaire. Un modèle qui se sert de la pédopornographie comme Cheval de Troie pour ensuite s’étendre à d’autres types de sites et de contenus.

A ce sujet, la pétition du Parti Pirate a déjà été signée par près de 5000 internautes.

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