La taxe sur la publicité en ligne adoptée au Sénat

Guillaume Champeau - publié le Mardi 23 Novembre 2010 à 09h44 - posté dans Société 2.0

Les sénateurs ont adopté une taxe de 1 % sur les achats de publicité en ligne par les entreprises françaises. Le Sénat se penche aujourd'hui sur la taxation des flux e-commerce de toute nature entre professionnels.

Sans surprise, les sénateurs ont adopté lundi en séance plénière l'amendement (devenue article 11 bis B) présenté par le rapporteur Philippe Marini, sur la taxation des dépenses publicitaires en ligne des entreprises françaises. 

L'objectif du législateur était de capter une part des revenus de Google et des autres gros vendeurs de publicité sur Internet, domiciliés à l'étranger. Mais par pragmatisme, et pour respecter les conventions internationales en matière de fiscalité, le Sénat a préféré imposer à la source, en prélevant une taxe de 1 % sur les sommes versées aux services en ligne. Ce qui ne touchera pas aux revenus des Google et consorts, mais ajoutera un poids fiscal supplémentaire sur les entreprises françaises par rapport à leurs homologues étrangères. En pratique, la taxe sera recouvrée annuellement selon les mêmes modalités que la TVA. Mais elle sera sans doute encore plus difficile à contrôler pour les services fiscaux.

Même si elle est très contestable et qu'elle cherche à pénaliser la modernité plutôt qu'à l'encourager, cette nouvelle taxe n'est en soi pas dangereuse ni scandaleuse. Beaucoup moins, en tout cas cas, qu'un autre taxe qui devrait être examinée ce mardi. Elle prévoit de taxer toutes les transactions e-commerce entre entreprises (B2B), à hauteur de 0,5 % des dépenses. 

Extrêmement large, elle viserait toutes les "dépenses engagées pour l'achat de toute fourniture de biens ou services effectué au moyen d'une communication électronique", ce qui touche aussi bien l'achat de cartouches d'imprimantes sur Internet que les factures téléphoniques, les achats de publicité (encore), les billets d'avion, etc., etc. Son adoption serait une véritable catastrophe économique, justifiée par M. Marini par le fait que l'entreprise qui achète en ligne "peut légitimement supporter une imposition supplémentaire, car elle supporte des charges moins importantes que celles acquittées par les entreprises traditionnelles".

Dans tous les cas, les amendements votés par le Sénat pourront être retoqués en Commission mixte paritaire, lorsque députés et sénateurs seront amenés à concilier leurs positions pour l'adoption d'un texte final.

Publié par Guillaume Champeau, le 23 Novembre 2010 à 09h44
 
 
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Commentaires à propos de «La taxe sur la publicité en ligne adoptée au Sénat»
 
Forcément, si les PME passent plus de temps à réunir les documents pour payer impôts et taxes qu'à travailler, l'économie ne peut pas aller mieux.

edit: avec vérif', ça concerne bien que les entreprises à plus de 460 000 de CA par an ? Mouais, ça reste une PME quoi :( Un peu plus "M" que "P", mais néanmoins fragile.

edit2: 335 000 en mars 2010 pour PressTIC, aie aie aie :D Kad, fais gaffe :)
...et toujours pas de taxe sur les transactions boursières...
Même si elle est très contestable et qu'elle cherche à pénaliser la modernité plutôt qu'à l'encourager

Quel est le rapport entre modernité et publicité en ligne ?

La modernité, c'est d'installer des plug-ins anti pub dans son browser.
opposant, le 23/11/2010 - 10:33
Quel est le rapport entre modernité et publicité en ligne ?
Publicité en ligne > Internet > Nouvelles technologies > Modernité...
Encore un effort et les sociétés françaises qui ne sont déjà pas compétitives, et parce que évidement les autres pays ne vont pas faire ce genre de connerie, déposeront leur bilan aussi rapidement que nos députés votent des taxes ....
C'est du n'importe nawak, comme d'habitude...
Feraient mieux effectivement comme dit plus haut de taxer les transactions boursières ou de trouver les sous ailleurs.
Comme le dit bozhadop, cela ne va pas arranger la compétitivité des entreprises françaises.
Après, on nous dit c'est la crise.
Maxxx, le 23/11/2010 - 10:29
...et toujours pas de taxe sur les transactions boursières...

bah si c'est taxé... certainement pas autant que ca le devrait mais c'est taxé.
Encore une fois l'AIMSA a bien fait de tout faire gratuit et sans pub...ça évitera de l'avoir dans le cul....
pleindeuss, le 23/11/2010 - 12:23
Maxxx, le 23/11/2010 - 10:29
...et toujours pas de taxe sur les transactions boursières...

bah si c'est taxé... certainement pas autant que ca le devrait mais c'est taxé.
Ca a augmenté l'année dernière.
Maintenant les boursicoteurs payent 38% dès le 1€ échangés.
Avant c'etait 32% et à partir de 25k par an (de mémoire)

Je peux te dire que les petits porteurs sont plutôt furax.
ZD Net renchérit :
http://www.zdnet.fr/....htm#xtor=RSS-1

"" Il a dit qu'il faut revoir pas mal de choses dans l'économie numérique. Il a expliqué que ce n'est pas normal que des géants comme Google fasse des millions d'euros de bénéfice en France sans en payer les impôts, que ce n'est pas normal que l'Irlande récupère les taxes avec sa fiscalité avantageuse " témoignait Lionel Tardy après l'intervention la semaine dernière de Nicolas Sarkozy devant les députés UMP.
Les principales associations de l'économie numérique (ACSEL, AFDEL, ASIC, Geste, IAB France, Renaissance Numérique) se sont d'ores et déjà déclarées hostiles à cette mesure.
" L'ensemble des associations appelle aujourd'hui le Gouvernement et les Sénateurs à éviter de créer un environnement hostile pour le développement de l'économie numérique en France, qui pousserait tous ces acteurs établis vers la délocalisation " déclarent-elles dans un communiqué.
-------------------------
L'assiette de cotisation estimée de 10à 20 M€ risque de se réduire à une peau de chagrain ...les noms de domaines frontaliers risquent par contre de fleurir ....
http://pro.01net.com...e-a-l-etranger/
Vous l'aurez compris, il est beaucoup plus facile d'enregistrer un .[pays] (le seul justificatif demandé est souvent une carte bleue) que de tenter de référencer votre .fr ou même votre .com dans le pays visé. Lles règles des noms de domaine n'empêchent aucunement un français de déposer un .ch ni un .be !
http://translate.goo...Oct/01/204.html
et certains sites d'affaires nous expliquent déjà où aller; la marche à suivre; et les avantages que ces entreprises peuvent en tirer !
Ils risquent de tout perdre en voulant trop gagner : ceci est valable pour la pub en ligne comme pour les sites ( taxation à venir ).
Donc si on commande par téléphone, ce n'est pas pareil que par e-mail ou site web ? C'est d'une absurdité effarante !
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