L'Hadopi paraît peu pressée de labelliser les offres légales (MAJ)
Guillaume Champeau -
publié le Vendredi 19 Novembre 2010 à 10h58 -
posté dans Société 2.0
Alors que le décret sur la labellisation des offres légales est paru, l'Hadopi fait savoir qu'il lui permettra seulement "d'amorcer la définition des procédures" qui seront suivies pour accorder les labels. Une temporisation qui témoigne d'un certain embarras. Mise à jour : Eric Walter, secrétaire général de l'Hadopi, nous a fait savoir sur Twitter que nous prêtions à l'autorité administrative "des intentions complètement contraires à ce qu'elles sont". Il ajoute que le formulaire pour la labellisation sera rapidement mis en ligne. Dont acte. -- L'urgence c'est de prendre son temps. Alors que le décret relatif à la labellisation des offres légales a été publié le samedi 13 novembre, la Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi) semble vouloir tempérer l'enthousiasme de ceux qui souhaiteraient voir accordés très vite les premiers labels. Sur son site internet, l'Hadopi fait comprendre par un langage diplomatique qu'elle n'est pas du tout pressée d'avancer. "Le décret permet d'amorcer la définition des procédures que devront suivre les professionnels pour candidater à la labellisation. Les modalités générales qui y sont définies permettent à l’Hadopi d’amorcer le processus interne de gestion de la procédure et de concertation avec les professionnels", déclare ainsi la Haute autorité. Elle fait comprendre qu'elle commence seulement à travailler sur les modalités administratives de la labellisation, ce qui n'était pas son habitude. La riposte graduée n'avait attendu que la publication des décrets d'application pour être effectivement lancée. L'essentiel était déjà "techniquement prêt" avant le feu vert réglementaire. Si l'Hadopi ne montre pas plus d'entrain à la labellisation des offres légales, sur laquelle elle avait pourtant beaucoup communiqué pour contre-balancer l'envoi des mails, c'est peut-être parce qu'elle sent bien que les conditions fixées par le décret la conduisent droit vers le mur du ridicule. Le dispositif ahurissant conçu par le ministère de la Culture pourrait en effet conduire l'autorité administrative à labelliser des sites comme The Pirate Bay ou Rapidshare, dès lors qu'ils présentent à l'Hadopi une liste de quelques oeuvres distribuées avec l'autorisation des ayants droit. Tel que le prévoit le décret, l'Hadopi devra publier sur son site internet une liste d'oeuvres telle que fournie par le demandeur du label, qui pourra n'être qu'une partie de l'ensemble des oeuvres présentes par ailleurs sur le service en ligne. Les ayants droit auront un mois pour consulter cette liste et éventuellement porter contestation sur les oeuvres qui les concernent. En l'absence de contestation, l'Hadopi doit délivrer le label, qui théoriquement ne porte que sur les oeuvres listées, mais qui en pratique sera "matérialisé par un signe distinctif apposé de manière lisible sur le site internet diffusant les œuvres constitutives de l'offre légale". Sa seule voie de secours sera l'abstention, puisqu'il est prévu que "le silence gardé pendant plus de quatre mois par la Haute Autorité sur une demande de labellisation vaut décision de rejet". Mais ça ne sera qu'un gain de temps puisque tout rejet peut être contesté devant la juridiction administrative. à lire aussi
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Commentaires à propos de «L'Hadopi paraît peu pressée de labelliser les offres légales (MAJ)»
la vraie question fondamentale qui se pose ici : c'est comment se passer de l'état qui visiblement n'est qu'une entité au service des intérêts des puissants.
pleindeuss, le 19/11/2010 - 11:41 la vraie question fondamentale qui se pose ici : c'est comment se passer de l'état qui visiblement n'est qu'une entité au service des intérêts des puissants.S'en passer on le fait très bien ! Les lois à part leur aspect organisatrices de la sociétés ne devrait pas être révisées régulièrement, les principaux mouvements du gouvernement consistent à ouvrir des portes législatives aux puissants ! L'exécution de l'organisation dans la vie quotidienne n'est toute façon pas du tout du fait de l'état mais des citoyens et de certains acteurs mandatés pour aider à rentrer dans le cadre. Un bon gouvernement doit normalement être presque inactif en faisant confiance à la constitution et aux lois définies de manières intelligentes dans la recherche de l'intérêt général. Donc la question n'est pas "comment s'en passer" mais plutôt "comment s'en débarrasser", le pouvoir qu'ils s'attribuent est illégitime, et l'autorité qu'il représente n'est qu'une invention ! (un citoyen n'a aucun ordre à recevoir, il a un code de conduite à suivre décrit par des lois, mais aucune autorité à qui il doit obéissance) HADOPI = EPIC FAIL !!!
Je crois qu'ils ont surtout peur d'un label concurrent que pourraient proposer des sites de musique libre. Un contenu peut être illégal (par exemple, une photo de ma voisine à poils sans son autorisation).
Un site n'est illégal que s'il a été interdit par un jugement devenu définitif. Tout autre site est légal. Le ridicule de la situation, c'est quez le caractère légal d'une offre est déjà défini de façon précise par la loi, et plus spécialement par l'article Art. L. 111-1 du Code de la Propriété intellectuelle: L'auteur d'une oeuvre de l'esprit jouit sur cette oeuvre, du seul fait de sa création, d'un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous.
Du seul fait de sa création, l'auteur a tous les droits sur son oeuvre. Pour la télécharger, nous devons donc avoir une autorisation explicite, par exemple une licence "Art Libre" ou "Creative Commons". Exception: le domaine public, par exemple à l'issue de la 70ème année suivant celle du décès de l'auteur. Je ne suis pas juriste (et s'il s'un trouve un dans la salle il saura sans nul doute dire si j'écris des âneries), mais il me semble que nul autre que le législateur peut définir ce qui est légal et ce qui ne l'est pas. Cette labellisation n'est pas seulement ridicule, elle est dangereuse. Elle risque de mettre de la confusion dans les esprits car elle donne à penser qu'un site non estampillé est illégal, et c'est semble-t-il le but recherché. Elle favorisera ceux qui l'auront obtenue au détriment de ceux qui ne l'auront pas obtenue, soit parce qu'elle leur a été refusée, soit simplement parqu'ils n'ont pas jugé pertinent de la demander. Pourquoi, par exemple, les sites de musique libre la demanderaient-ils puisque le caractère légal de leurs offres est clairement défini par les licences? La réaction d'Eric Walter, c'est à la limite du troll... "Non, vous mentez, c'est pas vrai..."
Du concret (et pas une simple indignation sur la forme), aurait été le bienvenu. 'fin, je dis ça tout en sachant que l'HADOPI est un monolithe insensible à toute forme de remise en question... franchement depuis hadopi et albanul j ai du tripler mon temps alloué a numé pci et korben je suis en overdose de popcorn dr
pleindeuss, le 19/11/2010 - 11:41 la vraie question fondamentale qui se pose ici : c'est comment se passer de l'état qui visiblement n'est qu'une entité au service des intérêts des puissants.Le reel probleme c'est que l'"etat" c'est nous normalement!!! Faire en sorte que l'etat devienne un entité a part entiere est le but des politique depuis un moment et sa serai la pire chose qui puisse arrivé (meme si c'est plus ou moins deja le cas) Apres faut pas se plaindre, la liberté est quelque chose qui se defend activement et pas quelque chose qui se consomme passivement! D'abord on crée un problème qui n'existait pas avant, ensuite on cherche des solutions pour remédier au problème.
Vive les créateurs ! Vous savez, il commence à y avoir de plus en plus de boutiques ou de rayons dans les supermarchés consacrés au "commerce équitable". Derrière ce grand mot se cachent parfois de vraies arnaques pour les producteurs et pour le consommateur, mais parfois aussi des offres très sérieuses qui tiennent vraiment à s'assurer qu'il y ait une équité sur toute la chaine de production et de distribution.
Pour la musique, je crois qu'on commence également à trouver des choses qui se rapprochent de l'idée du "commerce équitable". Regardez le graphique sur ce site: http://pragmazic.net/ 65% pour les ayants-droits, 17,5% pour un fond de soutient, et 17,5% pour le distributeur. Et pour le client, c'est du lossless, sans DRM, ou même du gratuit sur l'autre site: http://www.dogmazic.net/ C'est l'inverse de ce qui se fait chez les majors, et sur tout ce que va proposer le label HADOPI. Le but des actaistes, hadopistes et dadvsistes est d'en donner un maximum à des intermédiaires (et aux amis du Fouquet's), et rien ou des miettes à la très grande majorité des créateurs. Lisez cet article, c'est édifiant: http://bluetouff.com...t-les-artistes/ Plus de 60% pour une "maison de disques" dont l'utilité sur le web est totalement nulle ? Est-ce équitable de payer autant ces riches rentiers et ne laisser que des miettes aux autres ? Moi non seulement je boycotte les majors (avec tous les "artistes" qui se sont vendus à ce système), mais je vais également boycotter les labels HADOPI et cette fameuse carte musique arnaque du gouvernement qui consiste à endetter la France au profit des évadés fiscaux des majors. HADOPI = EPIC FAIL !!! |
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