Une blogueuse qui se pensait anonyme a été renvoyée deux jours après avoir débuté son nouvel emploi. Elle avait écrit des portraits, peu flatteurs mais romancés, d'élèves en difficulté dont elle devait s'occuper.

L’histoire est racontée par Guy Birenbaum, qui en fait sa chronique matinale sur Europe 1. Une blogueuse, auteur en principe anonyme de VieuxFelin.com, a été renvoyée d’un travail qu’elle venait tout juste de décrocher. « Assistante d’éducation dans un atelier relais en Haute-Normandie, c’est une structure annexe d’un collège qui accueille les jeunes collégiens en décrochage scolaire« , précise le chroniqueur.

Plus écrivain dans l’âme qu’éducatrice, la blogueuse décide de raconter son travail dans « un portrait au vitriol de ses nouveaux élèves« , sur le ton volontairement provocateur voire vulgaire qu’elle a l’habitude d’employer sur son blog. Elle change les noms, romance les faits et ses personnages, écrit sous anonymat, mais elle est immédiatement repérée. Vendredi, deux jours après avoir pris son poste, elle est convoquée par la Principale du collège. Le rendez-vous a lieu lundi. « La Principale est tombée sur son texte sur Internet. Non seulement elle la vire, mais la Principale veut porter plainte pour propos diffamatoires« , raconte Guy Birenbaum.

Le mystère reste entier sur la manière avec laquelle la Principale a découvert le blog et l’identité de la la blogueuse. Le billet de la discorde a disparu de VieuxFelin, mais sa copie reste lisible sur le cache de Google. Sauf à savoir précisément qui écrit, il semble bien difficile de pouvoir reconnaître les personnages et le lieu, même si elle parle de « Clan de la Caverne des Ours aka l’Atelier Relais« . Seuls les individus dont les personnages sont inspirés peuvent se reconnaître, ce qui en fait une histoire classique de littérature inspirée de faits réels, qui déplait à l’entourage de l’écrivain.

Mais avec les blogs, ceux qui se sentent « victimes » des écrits n’ont plus à attendre de longs mois l’éventuelle publication du récit par un éditeur pour enfin découvrir les portraits, et s’en émouvoir. Tout est devenu beaucoup plus rapide, de la publication à la réaction.

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