Après un premier report, Research In Motion obtient un nouveau délai de la part du gouvernement indien. Désormais, la firme canadienne a jusqu'au 31 janvier 2011 pour satisfaire les exigences des services de sécurité locaux.

Les informations rapportées par la presse indienne se sont finalement révélées exactes. À la mi-octobre, le quotidien The Economic Times indiquait avoir eu accès à une note du ministère de l’Intérieur dans laquelle il était question d’accorder un délai supplémentaire à Research In Motion (RIM) pour qu’il se mette en conformité avec les exigences du gouvernement indien.

Vendredi, un communiqué officiel aconfirmé le report de l’ultimatum imposé à RIM et initialement fixé au 31 octobre. Désormais, la société canadienne a jusqu’au 31 janvier 2011 pour répondre favorablement aux demandes des services de sécurité indiens. Ces derniers souhaitent pouvoir accéder plus facilement aux données chiffrées transitant dans les BlackBerry localisés en Inde.

Conséquence de cette nouvelle échéance, « les services BBM (BlackBerry Messenger) continueront d’être disponibles » en Inde. Les raisons qui ont conduit au décalage de l’ultimatum n’ont pas été dévoilées par le gouvernement indien ou par RIM. Néanmoins, les difficultés techniques visant à maintenir un haut niveau de protection tout en répondant aux exigences indiennes ont certainement poussé les autorités à revoir le calendrier.

« RIM peut confirmer que ses discussions avec le gouvernement indien continuent d’être constructives et RIM reste optimiste quant au fait de trouver une résolution positive et définitive«  a indiqué la société canadienne, dans un communiqué également cité par Reuters. Toute la question est désormais de savoir quelle forme aura cette « résolution positive et définitive ».

La pression exercée par le gouvernement sur Research In Motion fait suite aux attaques terroristes qui ont frappé Bombay en novembre 2008. L’Inde, qui entretient des relations compliquées avec le Pakistan, cherche à prévenir le risque terroriste en surveillant les télécommunications transitant sur son territoire. Or, cette exigence se heurte avec la politique de confidentialité mise en place par RIM.

De son côté, l’entreprise est confrontée à un vrai dilemme. Si RIM reste fidèle à sa politique, la firme canadienne court le risque de se fermer l’un des marchés les plus dynamiques de ces dernières années. En effet, le gouvernement indien est prêt à bannir les BlackBerry de son territoire si aucun accord satisfaisant n’est trouvé.

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