Selon une information du Economic Times, l'Inde aurait allongé le délai accordé à Research In Motion pour se conformer avec les exigences indiennes en matière d'accès dans le domaine des télécoms. La société canadienne a désormais 90 jours de plus pour satisfaire les autorités.

En Inde, un ultimatum en chasse un autre. C’est du moins ce que l’on pourrait croire avec cette information rapportée par le quotidien indien The Economic Times. Celui-ci explique en effet avoir eu accès à une note du ministère de l’Intérieur préparant l’allongement du délai accordé à Research In Motion (RIM), afin de satisfaire les exigences du gouvernement indien en matière d’accès aux données.

Désormais, la société canadienne à l’origine de la marque BlackBerry aurait jusqu’au 31 janvier 2011 pour trouver une solution convenant aux forces de sécurité indiennes. Jusqu’à présent, le délai fixé par l’Inde était le dimanche 31 octobre. Celui-ci succédait à un précédent ultimatum daté cette fois du 31 août. À ce moment-là, RIM avait avancé l’idée d’un forum sectoriel pour négocier l’accès aux données chiffrées circulant sur son réseau.

Cette décision fait en partie suite aux attaques terroristes qui ont eu lieu en novembre 2008 à Bombay. Pour prévenir les risques d’attentats, l’Inde veut pouvoir surveiller les télécommunications transitant sur son territoire. À l’inverse, RIM aimerait conserver sa réputation auprès de ses clients en matière de confidentialité et de sécurité.

Or, Research In Motion ne souhaite pas être banni d’Inde à l’heure où la firme a conquis un million d’utilisateurs et au moment où la demande locale est en forte progression. De leur côté, les Emirats arabes unis ont finalement trouvé un arrangement avec Research In Motion la semaine dernière. Pendant un temps, ce pays du Golfe avait également menacé la société canadienne avec une date butoir. Les contours de l’accord entre les Emirats arabes unis et Research In Motion n’ont cependant pas filtré.

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