Après le chiffrement de l'identifiant utilisateur, Facebook a annoncé une série de mesures contre les développeurs ne respectant pas les règles du réseau social. Ceux ayant sciemment envoyé des identifiants Facebook seront écartés du réseau social pendant six mois. Ils devront ensuite montrer patte blanche.

Donner des gages de bonne volonté. Deux semaines après l’enquête du Wall Street Journal, Facebook poursuit sa communication en direction des développeurs et des membres du réseau social. Après avoir annoncé en début de semaine dernière le chiffrement futur de l’identifiant utilisateur, les responsables du site ont annoncé vendredi de nouvelles mesures contre ceux qui enfreignent les règles.

Mike Vernal a indiqué que les développeurs ayant sciemment transmis des identifiants à des agences spécialisées dans le profilage des internautes seront bannis des canaux de communication de Facebook pendant six mois. Au cours de l’enquête visant à déterminer comment la fuite des identifiants a eu lieu, Facebook a découvert que quelques développeurs ont touché de l’argent pour diffuser ces informations.

Au total, cette exclusion ne concerne qu’une petite douzaine de personnes. Aucun développeur de premier plan n’est banni, ce qui laisse à penser qu’aucune fuite volontaire n’a été organisée à travers une application populaire. Ces programmeurs devront ensuite présenter leurs pratiques en matière de respect des données à un tiers qui sera chargé de vérifier la compatibilité de ces pratiques avec les règles en vigueur sur Facebook.

Enfin, Facebook a conclu un arrangement avec RapLeaf pour qu’il supprime l’ensemble des données collectées à travers les applications fautives. Spécialisée dans l’agrégation de données sur les internautes, la société RapLeaf avait été citée dans l’article du Wall Street Journal. RapLeaf aurait lié l’identifiant Facebook à d’autres informations pour ensuite revendre ces données à des annonceurs. Selon Mike Vernal, RapLeaf s’est engagé à ne plus recueillir des informations de cette manière.

« En prenant ces mesures, nous croyons que nous prenons les mesures appropriées pour s’assurer que les gens gardent le contrôle de leurs informations, tout en fournissant aux développeurs les outils dont ils ont besoin pour créer des expérience sociales » a expliqué Mike Vernal. Un serrage de vis qui survient un peu tard, à l’heure où des plaintes ont déjà été déposées outre-Atlantique.

Aux États-Unis, une internaute adepte de l’application Zynga – l’un des jeux les plus populaires sur Facebook – a entrepris une action en justice contre le développeur. En effet, elle accuse le jeu d’avoir volontairement diffusé des informations personnelles à des agences spécialisées dans le profilage des internautes et à des annonceurs. D’après la plaignante, l’affaire concerne plus de 218 millions de membres.

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