L'application mobile VLC Media Player pour iOS risque de disparaître prochainement de l'App Store. En effet, un développeur de VideoLAN pointe du doigt l'incompatibilité de la licence GNU GPL, qui couvre VLC Media Player, avec les règles en vigueur sur la boutique en ligne d'Apple.

Début septembre, nous vous rapportions le développement d’une application VLC Media Player pour le système d’exploitation mobile iOS. Conçu par la société Applidium, le logiciel a finalement été validé par Apple le 25 octobre dernier. Pour télécharger gratuitement l’application mobile, les possesseurs d’un iPhone, d’un iPod Touch ou d’un iPad doivent simplement se rendre sur l’App Store.

Or, la carrière de l’application VLC sur l’App Store pourrait bien être écourtée. En effet, l’un des développeurs du projets VideoLAN a envoyé (voir également ici) en début de semaine à Apple une « notification formelle d’infraction au copyright […] concernant la distribution de VLC Media Player pour l’iPad, l’iPhone et l’iPod Touch« . Rémi Denis-Courmont souligne l‘incompatibilité de la licence GNU GPL du logiciel avec les règles d’utilisation de l’App Store.

Curieusement, le développement d’une version iOS de VLC Media Player n’avait manifestement pas inquiété l’équipe de VideoLAN. Dans une actualité du 20 septembre concernant la version 1.0 du logiciel, Applidium indiquait même avoir reçu une aide de leur part. Ce décalage entre l’aide apportée par VideoLAN et l’action menée par un développeur laisse perplexe.

Dans son message, Rémi Denis-Courmont estime que la firme de Cupertino lui donnera raison. Il s’appuie en effet sur une affaire identique survenue en mai dernier dans laquelle Apple avait du procéder au retrait du GNU Go de l’App Store. GNU Go était là aussi couvert par la licence GNU GPL. Par ailleurs, il est hautement vraisemblable qu’Apple ne modifiera aucunement ses règles pour convenir aux dispositions de la licence GNU GPL.

« De toute façon, bien que les règles pour la distribution des logiciels libres ou open source soient extrêmement souples, elles existent et doivent être respectées. VLC et les logiciels open source en général n’auraient pas atteint leur niveau de qualité actuel et de popularité sans ces licences. De ce fait, la violation manifeste d’une licence ne peut être tolérée en aucune façon » a-t-il argumenté.

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